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L’éthique politique n’exige pas à Macky Sall de respecter sa parole (par Serigne Babakar Diop)


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 18 Janvier 2016 || 33 Partages

L’éthique politique n’exige pas à Macky Sall de respecter sa parole (par Serigne Babakar Diop)

Un débat s’est engagé dans une partie de la presse sénégalaise, de l’opposition et de la société civile, sur la réduction du mandat présidentiel. Le président aurait promis lors de la dernière campagne électorale, s’il est élu, de fixer le mandat présidentiel à cinq ans. Il lui est régulièrement demandé de traduire cet engagement en acte. Le débat n’est pas en soi mauvais. Il peut être instructif. Ceci à condition qu’il soit mené sans passion, sans subversion, sans cette propension sénégalaise à l’excès, à l’outrance et aux querelles candides.

Macky Sall est il dans l’obligation de tenir promesse? Je dirais non. Il ne risque pas de tomber dans l’impiété en rompant son engagement. Je vais essayer de m’expliquer. On est en face d’une situation, dans laquelle le Président de la République doit prendre une décision.

Il a à choisir entre deux possibilités. La première consiste à ne rien changer. Le mandat reste à sept ans. La légalité de son pouvoir et sa légitimité politique ne souffriront d’aucune contestation. Ou bien il ramène le mandat à cinq ans, conformément à la promesse formulée.

Mis dans une situation pareille, l’âne de Buridan, cet animal à la rationalité excessive, placé à équidistance de deux tas de foins en tous points semblables, risqua de mourir de faim. Il n’était pas capable de choisir de se porter vers l’un plutôt que vers l’autre.

Le Président Macky Sall ne sera pas le compagnon d’infortune de l’âne. Il ne peut pas ne pas choisir. D’ailleurs ne pas choisir serait un choix, une décision pour un mandat de sept ans. Il me semble être encore dans la réflexion. La poursuite de la délibération peut amener à découvrir des éléments pouvant faire basculer son choix pour l’une ou l’autre alternative.

Le respect de la promesse est fondé en raison et en morale. La promesse formulée doit, autant que possible, être tenue. Néanmoins, nous devons accepter qu’à l’impossible nul n’est tenu. Il nous est tous arrivé de ne pas respecter la parole donnée. Très souvent, nous avons disposés de bonnes raisons.

L’enjeu de la discussion actuelle autour de la parole du President Macky Sall n’est pas moral. Il est plutôt politique. L’éthique politique ne peut pas exiger que, dans ce champ où, positions et ressources changent, les préférences restes constantes et que toutes les promesses soient tenues. Exiger qu’une promesse formulée à l’extérieur de la responsabilité politique, lors d’une campagne électorale, soit traduite en acte, est une fiction non réaliste. Être au centre du pouvoir politique et se mouvoir à sa périphérie sont deux choses différentes. La politique ne peut pas empêcher d’être jugée à l’aune de la morale quotidienne. Mais elle ne doit pas se laisser mettre sous pression ou acculer par les apostes de cette dernière. La parole donnée n’est pas une écriture sainte. Nous ne devons pas faire de son respect une maxime a-contextuelle. Nous devons être pragmatiques : c’est-à-dire être capable de faire face aux circonstances et d’accepter que la suspension de l’engagement peut se justifier.

Le « Prince bien avisé », disait Machiavel « ne doit point accomplir sa promesse lorsque cet accomplissement lui serait nuisible, et que les raisons qui l’ont déterminé à promettre n’existent plus ». Le penseur nous invite seulement à inscrire la rupture de l’engagement dans sa temporalité; car le temps de l’énonciation de la promesse ou de la préférence est différent de celui de sa mise en œuvre.

La morale dont se référent certains de ceux qui, demandent au Président de ne pas se contredire, n’est pas plus contraignante que celle qui exige de lui une capacité à s’adapter aux nouvelles exigences et nécessités pour mieux les maîtriser.

Dans un pays démocratique où, des élections se tiennent régulièrement pour designer ceux qui doivent occuper le pouvoir, victoire et défaite  n’ont qu’une valeur provisoire. Le gagnant d’une élection peut être le perdant de la prochaine échéance. Le perdant d’aujourd’hui peut être le prochain vainqueur. Si bien que, tous ceux qui nourrissent l’espoir de dresser leurs tentes au cœur l’Etat, n’ont qu’à faire preuve de patience. Ils n’ont aucune raison d’enterrer leurs projets et espoirs. Ils doivent être ou rester des adversaires politiques porteurs d’un projet alternatif, capable de séduire les sénégalais. Construire un programme politique pouvant garantir aux sénégalais de vivre sinon dans le meilleur, au moins dans le plus perfectible des Sénégal possibles serait déjà une bonne chose.

Serigne Babakar Diop, Allemagne


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1.Posté par eva le 18/01/2016 15:09
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