Menu
DakarFlash
DakarFlash.com



La CEDEAO va examiner mardi "un schéma" de sortie de crise pour le Burkina Faso


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 21 Septembre 2015 || 3 Partages

Le président en exercice de la CEDEAO, Macky Sall, va présenter à ses pairs de l’organisation régionale, mardi, à Abuja, "un schéma" de sortie de crise comprenant 12 propositions, dont le retour au pouvoir de Michel Kafando, la participation aux prochaines élections de tous les prétendants et le retrait des militaires du gouvernement burkinabè.
 
Ce "schéma" trouvé après trois jours de "concertations" avec la société civile, les partis politiques et les médiateurs nationaux du Burkina Faso propose "la libération de toutes les personnes arrêtées" à la suite du coup d’Etat de jeudi dernier, "la restauration des institutions de la transition" et le retour de Michel Kafando à ses "fonctions de président" par intérim.
 
Un texte énumérant les 12 propositions a été lu aux représentants des partis politiques, de la société civile et des médiateurs locaux, dimanche soir, à Ouagadougou. 

Le document préconise "le retrait des militaires du gouvernement", une mesure qui concerne aussi Isaac Zida, le Premier ministre du gouvernement de transition mis en place en novembre dernier.
 
Si les chefs d’Etat de la CEDEAO l’adoptent mardi, lors d’un sommet extraordinaire prévu dans la capitale fédérale du Nigeria, les élections présidentielle et législatives prévues initialement le 11 octobre vont se tenir au plus tard le 22 novembre prochain.

Le "schéma" de sortie de crise suggère la participation à ces élections de tous les candidats exclus en vertu d’une loi votée en avril.
 
Cette loi adoptée par le Parlement intérimaire interdit de candidature à la présidentielle et aux législatives ceux qui ont soutenu le projet de modification de la Constitution par Blaise Compaoré, le président renversé en octobre 2014 par un soulèvement populaire.

Une loi d’amnistie
 
Le "schéma" trouvé préconise aussi "la cessation immédiate de toutes les violences" au Burkina Faso et l’"adoption d’une loi d’amnistie" à adopter au plus tard le 30 septembre, en faveur des "personnes arrêtées suite aux événements du 17 septembre".
 
Une mission de la CEDEAO se rendra à Ouagadougou, après l’examen de ces propositions par les chefs d’Etat de l’organisation régionale, a indiqué Macky Sall, en présence des représentants de toutes les parties ayant participé aux pourparlers menés de vendredi à dimanche.
 
Des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) – une unité d’élite de l’armée burkinabè – ont renversé jeudi le régime de transition dirigé depuis novembre 2014 par Michel Kafando.
 
Le même jour, les militaires ont annoncé la dissolution du gouvernement et du Conseil national de transition (CNT), le Parlement par intérim. 
 
Ils ont ensuite mis en place le Comité national de la démocratie (CND), qui a proclamé le général Gilbert Diendéré chef de l’Etat.
 
Lors des négociations, Macky Sall et son homologue béninois, Thomas Yayi Boni, ont également rencontré plusieurs fois le général Diendéré. Ils se sont entretenus aussi avec le président déchu Michel Kafando, et des délégués du Parlement par intérim.

La médiation ouest-africaine était soutenue par les Nations unies, qui étaient représentées à Ouagadougou par le représentant de Ban Ki-moon en Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas.
 
Le président sénégalais a rendu visite aux éléments du RSP, au palais de Cosyam, siège de la présidence burkinabè. 
 
Une délégation comprenant l’ambassadrice du Sénégal au Burkina Faso et le ministre sénégalais des Affaires étrangères a également rencontré le Premier ministre Isaac Zida, arrêté depuis jeudi par des éléments du RSP, dont il était membre, avant ses fonctions ministérielles. 

Dakarflash2



Nouveau commentaire :