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Le Brésil au bord d'une gravissime crise politique


Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 3 Décembre 2015 || 9 Partages

Après en avoir agité la menace pendant trois mois, le président de la chambre basse du parlement a fini par donner suite à une demande de l'opposition de droite qui accuse la présidente d'avoir sciemment maquillé les comptes de l'Etat en 2014 et 2015 pour minimiser l'ampleur de la crise économique.

Crise gravissime
Sa décision va plonger le Brésil dans une gravissime crise politique susceptible de paralyser pendant de longs mois la septième économie mondiale, déjà embourbée dans une profonde récession et ébranlée par le gigantesque scandale de corruption autour du groupe pétrolier étatique Petrobras.

"Geste délicat"
"Je ne fais pas ça de gaieté de coeur", a affirmé en début de soirée Eduardo Cunha, ennemi juré de Dilma Rousseff, lors d'une conférence de presse improvisée à Brasilia. "Je sais que c'est un geste délicat à un moment où le pays traverse une situation difficile, que l'économie traverse une crise, que le gouvernement est un gouvernement qui passe par de nombreuses crises, de nature politique, de nature économique", a-il affirmé. "Cela veut dire autoriser l'ouverture (de la procédure), non pas d'en juger du bien-fondé, ce qui reviendra à la commission spéciale (de la chambre basse) qui pourra l'accepter ou le rejeter", a-t-il ajouté.

Rousseff s'indigne
"J'ai appris avec indignation la décision du président de la chambre des députés de donner suite à une demande de destitution du mandat qui m'a été démocratiquement conféré par le peuple brésilien", a vite réagi Mme Rousseff lors d'une brève et solennelle allocution à la Nation. "Les arguments qui motivent cette demande sont inconsistants et sans aucun fondement. Je n'ai commis aucun acte illicite et aucune suspicion de détournements publics ne pèse contre moi", a-t-elle ajouté, entourée de 11 membres de son cabinet.

Commission spéciale
Selon la Constitution brésilienne, une Commission spéciale de députés représentative des forces en présence à la chambre basse du Parlement devrait être constituée dans un délai encore imprécis, sauf contestation devant le Tribunal suprême de l'initiative de M. Cunha, quatrième personnage de l'Etat. Une fois constituée, cette commission aurait un délai de 15 sessions parlementaires pour voter un rapport préconisant la destitution ou non de la présidente. Ce rapport serait ensuite inscrit à l'ordre du jour de l'assemblée plénière des députés qui devront voter l'éventuelle mise en accusation de la présidente. Deux tiers des voix des députés, soit 342 sur 513, seraient requis pour que le processus se poursuive. 

Scénario possible
En cas de mise en accusation, Dilma Rousseff serait écartée provisoirement de ses fonctions pendant un maximum de 180 jours. C'est au Sénat qu'il reviendrait de la juger en session plénière dirigée par le président du Tribunal suprême. Deux tiers des voix des sénateurs (54 sur 81) seraient requis pour destituer immédiatement la présidente, faute de quoi elle serait immédiatement réinvestie dans ses fonctions. En cas de destitution de Dilma Rousseff, c'est son vice-président Michel Temer, membre du Parti du Mouvement démocratique brésilien, (PMDB, centre), qui la remplacerait jusqu'aux prochaines élections de 2018.
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1.Posté par jet set massage le 03/12/2015 10:49
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