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Le CNRA menace les services audiovisuels en cas de récidive


Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 24 Octobre 2015 || 13 Partages

Le CNRA menace les services audiovisuels en cas de récidive
Le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) dit constater dans un communiqué la recrudescence de la pratique répréhensible des chaînes de télévision consistant à exposer des dépouilles mortelles (enveloppées dans un linceul laissant apparaître une étiquette d'identification pendant à l'orteil) pour illustrer des sujets ou des reportages dans  certaines émissions, à l’occasion de la couverture des événements survenus à Mina au dernier pèlerinage à la Mecque et d’un Sénégalais tué au Nigéria. Au regard de la gravité de tels faits, indique la note le Conseil national de Régulation de l’audiovisuel engage l’ensemble des éditeurs de services audiovisuels à cesser immédiatement la diffusion d’images de dépouilles mortelles, et à veiller scrupuleusement à ce que de telles situations ne se reproduisent. Et ajoute le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel que la diffusion de telles images constitue une violation des stipulations du cahier des charges. Elle porte préjudice aux familles des victimes et heurte la sensibilité du public. 
Le non-respect de cette injonction menace les gendarmes de l’audiovisuelle pourrait entraîner la suspension partielle ou totale des programmes du contrevenant conformément aux dispositions des articles 26 à 29 de la loi 2006-04 du 04 janvier 2006 portant création du Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel. 
Appels à la violence relayés par les médias.  
Quant aux appels à la violence indique le CNRA  prenant exemple sur le conflit entre députés du PDS autour de la présidence du groupe parlementaire des Libéraux et Démocrates, le CNRA note avoir entendu un responsable politique, de surcroît ancien parlementaire et ancien Président de groupe parlementaire, inviter les députés de son parti à ne pas reconnaître le Président de l'Assemblée Nationale et à paralyser le fonctionnement de l’institution  qu'il dirige par des actes contraires à la loi et à l’ordre public. « Ces propos n'auraient pas eu l'ampleur qu'ils ont eue si les médias ne les avaient pas relayés sans discernement ni sans mesurer l’incidence sur la crédibilité de l’institution parlementaire » regrette t’il. Selon Babacar Touré President du CNRA et ses membres « cette déclaration engage les  organes de presse qui l’ont relayée, étant entendu que, d’un point de vue juridique, le média qui diffuse des propos répréhensibles en est comptable au premier chef ». Aussi arguent-ils « d’un point de vue moral, la médiatisation de cette violence verbale est un  manquement au respect dû au public, mais aussi à une institution de la République ». 
Le CNRA pour finir d’appeler les hommes et femmes politiques, lorsqu’ils s’expriment devant les médias, à mieux prendre conscience des incidences de leurs paroles et de leur comportement et rappeler aux médias qu'ils sont responsables des propos inconvenants qu'ils diffusent. 

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