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Le Conseil de sécurité veut éviter le pire au Burundi


Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 21 Janvier 2016 || 6 Partages

Les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l'ONU sont partis mercredi pour le Burundi où ils vont tenter de persuader le gouvernement d'ouvrir un dialogue avec l'opposition et d'accepter le déploiement d'une force de l'Union africaine.

C'est la deuxième visite des 15 ambassadeurs en moins d'un an dans ce petit pays plongé depuis avril 2015 dans une grave crise qui menace de dégénérer en guerre civile, voire en génocide.

Inquiétude
"Nous avons raison d'être inquiets", a déclaré l'ambassadrice américaine Samantha Power à la veille de ce voyage. "Chaque jour on entend parler d'attaques à la grenade ou de cadavres trouvés dans la rue au petit matin". "L'histoire montre qu'une étincelle peut mettre le feu et les choses peuvent alors empirer très très vite".

Violences
Les violences au Burundi ont déjà fait plus de 400 morts et contraint à l'exil plus de 200.000 personnes, selon l'ONU. Le pays a été ravagé par une guerre civile entre 1993 et 2006.

Visite du Conseil
La visite du Conseil, organisée conjointement par les Etats-Unis, la France et l'Angola, a été préparée pendant des semaines. Le gouvernement du président Pierre Nkurunziza n'a pas caché qu'il n'accueillerait pas ses visiteurs à bras ouverts.

Proposition de l'Union africaine
Lors d'une rencontre prévue vendredi, le Conseil espère persuader M. Nkurunziza, dont le troisième mandat controversé est à l'origine de la crise, d'accepter la proposition de l'UA de déployer une force de maintien de la paix de 5.000 hommes. Bujumbura l'a qualifiée de "force d'invasion et d'occupation". Le Conseil "a la possibilité de mettre tout son poids derrière ce que l'UA a déjà proposé", a expliqué Mme Power.


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