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Le discours de Tanor Dieng à la 3ème promo du master 2 de la Fac de droit


DAKARFLASH-Samedi dernier, le Sg du Parti socialiste (Ps, mouvance présidentielle), Ousmane Tanor Dieng, a prononcé la leçon inaugurale de la sortie de la 3ème promotion du master 2 de la fac de droit de l’Ucad, dont il était le parrain. Nous vous proposons en intégralité le document qui fait les choux gras de la presse sénégalaise.

Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 13 Février 2017 || 309 partages || 0 commentaires

CEREMONIE DE REMISE DE PARCHEMINS
DE LA 3ème PROMOTION DU SYSTEME LMD
DE LA FACULTE DES SCIENCES JURIDIQUES ET POLITIQUES
DE L’UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP
DE DAKAR
 
(Dakar, le 11 février 2017)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
DISCOURS DU PARRAIN
M. OUSMANE TANOR DIENG
PRESIDENT DU HAUT-CONSEIL
DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mesdames, messieurs les ministres,
M. le Représentant de M. le Recteur de l’Université Cheikh Anta DIOP,
Chers Etudiantes et Etudiants,
Mesdames, Messieurs les invités,
 
Je vous remercie de m’accueillir ici dans ce haut lieu du savoir, des compétences et de la culture. Ce m’est une grande joie, je vous l’avoue, de me retrouver ce matin parmi vous à l’Université Cheikh Anta DIOP pour célébrer avec vous, dans la communion, l’excellence illustrée, en l’occurrence, par la consécration de diplômés à la fin de leurs études.
Je voudrais, avant tout, féliciter les lauréats de la promotion Ousmane Tanor DIENG que vous êtes pour avoir rigoureusement mené et terminé vos études en sciences juridiques sanctionnées par un diplôme prestigieux et honorable : le master. Ce diplôme issu de la réforme Licence Master Doctorat (LMD), qui couronne cinq années d’études en droit, est le fruit de plusieurs années de labeur, de don de soi, d’abnégation, de confiance en votre pays. Il clôture aussi un cycle de votre vie, celui des études et ouvre un nouveau cycle qui va, je vous le souhaite vivement, être plus agréable, plus bénéfique pour vous-même,  votre famille,  notre pays : la vie professionnelle.
 
Je voudrais également saluer l’heureuse initiative d’organiser une fête de promotion. Née dans les Universités anglo-saxonnes, inconnue de notre temps et progressivement adoptée par les Universités et Instituts du secteur privé, la fête de promotion semble être bien entrée dans les mœurs des Universités publiques et a tendance à devenir une coutume sacralisée dans les traditions universitaires.
 
Au-delà de son aspect proprement festif, cette cérémonie vous permet de vous retrouver entre vous, de savourer le repos du guerrier ayant triomphé et de partager avec vos familles un des moments les plus importants de votre vie : le passage de l’Université à la vie professionnelle, de l’acquisition des savoirs à la contribution au développement de votre pays.
 
Je voudrais aussi me réjouir d’avoir été choisi comme parrain de votre promotion. Pourquoi moi ? Je ne pourrais pas indiquer avec précision les raisons qui ont présidé à ce choix. En effet, je ne peux sonder vos cœurs  pour deviner vos raisons.
 
Je voudrais, en tout cas, accueillir cette distinction honorifique de ma personne avec humilité et vous en exprimer vivement ma reconnaissance.
 
A mes yeux, la mission qui incombe à un parrain d’une cérémonie académique de cette importance est double : témoigner en évoquant les étapes de socialisation de ma vie susceptibles d’enrichir le parcours de vos humanités et  évoquer ma propre expérience qui  peut vous servir dans l’entrée et l’exercice de vos futures professions ; que ce soit dans le secteur public à savoir l’Etat et ses démembrements ou dans le secteur privé (entreprises ou professions libérales).
 
Ce matin, lorsque j’ai franchi les portes de l’Université, beaucoup de lointains souvenirs sont remontés en surface chez moi ; du voyage de mon royaume d’enfance à Nguéniène où j’ai fait mes études primaires, à l’Université de Dakar site de mes études supérieures en passant par la ville de Saint Louis, où j’ai fait mes études secondaires.
 
C’est dans cette Université de Dakar devenue Université Cheikh Anta DIOP que je me suis inscrit en 1ère année de droit en 1970 pour y obtenir successivement ma licence et ma maîtrise en droit public, option relations internationales en 1974.  Après avoir fini le premier et second cycles, j’avais fait l’option de faire un diplôme de 3ème cycle ; ce qui m’a conduit d’ailleurs à enseigner comme chargé de travaux dirigés pendant un moment à ce qui était la Faculté des sciences juridiques et économiques avant d’aller rejoindre l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature devenue aujourd’hui l’Ecole Nationale d’Administration.
 
Vous voyez que je suis quelque peu des vôtres, de la communauté universitaire, de la famille des juristes dont je me suis physiquement éloigné pour des raisons professionnelles, mais à laquelle je suis intellectuellement et spirituellement attaché. 
 
Lorsque les gens de ma génération arrivaient à l’étape à laquelle vous êtes arrivés aujourd’hui, ils avaient l’embarras du choix entre aller dans le secteur public qui offrait un éventail de filières toutes dignes d’intérêt et le secteur privé entrepreneurial ou libéral très attractif. Après avoir longuement hésité entre les options qui se présentaient à moi, j’ai, guidé par mes objectifs personnels et le déterminisme du destin, choisi d’embrasser la diplomatie. Haut fonctionnaire au Ministère des Affaires étrangères, mes états de service m’ont conduit à la Présidence de la République pour être tour à tour Conseiller diplomatique du Président Léopold Sédar SENGHOR, Directeur de cabinet du Président Abdou DIOUF, Ministre d’Etat chargé des affaires et services présidentiels et aujourd’hui Président du Haut Conseil des Collectivités territoriales. Il m’a été rapporté plus tard que le Président Léopold Sédar SENGHOR disait rechercher un internationaliste qui sache écrire. Lui-même précisait que la formule est du Général De Gaulle qui voulait, pour diriger son cabinet, un agrégé qui sache écrire. On lui trouva Georges POMPIDOU.
 
Au moment où je m’exprime devant vous, mes pensées vont vers feu Léopold Sédar SENGHOR, ce grand apôtre de la négritude qui en a écrit les pages les plus glorieuses. C’est lui qui nous a inculqué l’esprit d’organisation et de méthode, le sens de l’Etat et du bien commun et l’exigence de clarté et de précision dans le raisonnement. Mes pensées vont également vers Abdou DIOUF, un homme de conviction et de synthèse, un homme d’Etat qui m’a appris la responsabilité mais aussi le calme, la sérénité et le recul face aux épreuves de la vie.
Ensemble, nous n’avons pas tout fait, mais nous avons engagé le pays dans la modernité. De façon prudente mais irréversible, nous avons réformé l’Etat. Nous avons approfondi la démocratie, élargi les libertés publiques. Nous avons ouverts de grands chantiers comme celui de la Décentralisation en 1996, nous avons consolidé le rôle de l’administration dans l’Etat. Nous avons fait gagner notre pays en estime sur le plan international grâce à une diplomatie qui s’est essentiellement appuyée sur les valeurs de notre pays. Au début de l’année 2000, nous avons laissé à la Nation sénégalaise une alternance réussie, une démocratie apaisée, civilisée et des fondements macro-économiques sains qui ont permis la plupart des réalisations d’aujourdui.
Mon parcours professionnel s’est dédoublé d’un parcours politique de militant au cours duquel j’ai gravi les échelons du Parti socialiste de Secrétaire aux Relations internationales jusqu’au poste de Premier Secrétaire, puis de Secrétaire général. Comme Premier Secrétaire du Parti socialiste, j’ai l’expérience confortable de la gestion d’un parti au pouvoir. Comme Secrétaire général du Parti socialiste, j’ai connu les servitudes de la gestion d’un parti d’opposition pendant 12 ans. Pendant ces 12 années, j’ai plus appris sur la complexité insondable de la nature humaine que pendant mes 25 années au cœur de l’Etat à la Présidence de la République.  
 
Tout au long de mon engagement politique et aujourd’hui plus que jamais, j’ai assumé mes actes. Je me suis évertué à rester authentique et loyal. J’ai toujours veillé à rester fidèle à notre pays et à ses valeurs de retenue, de dignité, de Kersa, de Soutoura. Je le tiens de mon éducation. On peut être en désaccord avec moi sur ce que je dis ou sur les positions que je défends. C’est la démocratie mais personne ne me prendra en défaut de loyauté vis-à-vis des valeurs qui m’ont été transmises.
 
En politique, on ne fait pas la guerre. Je ne fais pas la guerre. Je cherche à convaincre pour faire triompher mes idéaux et mes convictions. Je peux avoir des adversaires politiques mais jamais d’ennemis. J’ignore jusqu’à l’idée de la haine qui est la pire ennemie de la démocratie. La démocratie dépérit quand la violence devient le recours systématique à la place du débat d’idées, de la réflexion. C’est sans doute l’une des principales causes de la crise actuelle de la politique dans notre pays et les plus jeunes en sont les principales victimes
 
Je sais qu’il y en a parmi vous qui se sont engagés en politique et que d’autres le feront plus tard. Faites le si vous en ressentez la nécessité. Faites le si vous en avez l’énergie, mais ne vous engagez jamais dans l’aventure. Ne vous laissez pas voler les valeurs essentielles de la vie car ce sont ces valeurs qui doivent guider votre engagement au service de notre pays.
 
J’éprouve depuis ma tendre enfance une fierté, une très grande fierté d’appartenir à un grand pays, le Sénégal qui m’a tout donné en partage et à qui je veux  en retour tout rendre. Voilà une des raisons de mon engagement en politique. Nous avons une histoire, une façon d’être et de penser où chacun se reconnait dans un idéal commun sans que soient effacées les histoires personnelles et les destins particuliers.
 
Chères étudiantes, chers étudiants,
 
J’ai évoqué  ma trajectoire personnelle, mon parcours professionnel et mon engagement politique juste pour vous montrer que vous venez de terminer des études qui vous donnent une culture générale et un savoir fondamental sur l’encadrement juridique de l’Etat, des phénomènes politiques et des activités de la vie et vous préparent à exercer un éventail très large de métiers, de professions et de responsabilités.
 
Pendant trop longtemps, notre pays n'a pas su offrir à sa jeunesse les perspectives auxquelles elle aspire et l’un de ses principaux enjeux aujourd’hui, c’est l’avenir de votre génération, celle-là qui est profondément touchée par le chômage depuis des années et que la crise a encore placée dans une situation de doute, voir même de désespérance
 
J'ai parfaitement conscience que vous êtes d'aujourd'hui confrontés aux défis d'un monde en crise, une crise dont vous n’êtes pas responsables, mais que vous subissez. Il nous faut donc à nous adultes, responsables, vous écouter davantage et plus que par le passé pour trouver avec vous les moyens d'une grande politique d’emploi pour la jeunesse.
 
Nous sommes aujourd’hui confrontés à un défi structurel. Il ne date pas d'aujourd'hui et notre pays n’est pas le seul concerné. Le taux d'emploi de nos jeunes est très faible. Et nous sommes face à un cercle vicieux : pour beaucoup d’emplois, à part la fonction publique, tous ceux qui recrutent exigent que les candidats aient de l'expérience et des références ; mais pour les jeunes, comment avoir cette expérience si on ne leur donne pas, à un moment donné, la chance de l'acquérir ? C'est un formidable handicap, à la fois matériel et moral, qu'ils ont pour entrer dans la vie. C'est une injustice profonde dont ils sont les victimes. Et notre société est aussi en danger quand l’emploi n'est plus assuré à la fin de la formation
 
Le moment est arrivé de donner la priorité à la jeunesse, lui ouvrir un chemin d'avenir. C'est pourquoi le gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, son Excellence, M. Macky SALL, est en train de réformer en profondeur notre système éducatif et universitaire.
 
Il y a quelques années, l’Université (puisqu’il y en avait qu’une seule) produisait un nombre limité de diplômés. L’Etat providence, chargé du fardeau fonctionnel de promotion du développement politique, économique et social, était le premier employeur de ces diplômés. Par voie de conséquence, beaucoup des sortants de la Faculté des sciences juridiques et économiques ou d’autres facultés se retrouvaient dans la haute administration comme administrateurs civils, conseillers des affaires étrangères, inspecteurs des douanes, des impôts, du trésor, du travail, commissaires aux enquêtes économiques, magistrats. D’autres étaient recrutés par les entreprises privées comme cadres opérant dans leurs services juridiques, du contentieux, des ressources humaines.
 
Aujourd’hui,  notre pays a changé : il y a une multiplication des Universités et une diversification des filières de formation, signe  de la vitalité  de notre pays et de démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. Ces Universités produisent fort heureusement de plus en plus de diplômés qui arrivent sur le marché du travail dans un contexte où l’Etat, contraint par les impératifs de rationalisation de ses ressources humaines n’est plus le premier employeur ; où le  secteur privé est en développement , il y a l’impératif de comprendre la mutation des paradigmes et la nécessité de s’adapter à ce changement dicté par les transformations économiques contemporaines et la mondialisation.
 
Les jeunes diplômés d’aujourd’hui n’ont pas toujours les mêmes chances que ceux d’hier parce que le monde se complexifie et devient plus compétitif, mais ils ont plus d’opportunités parce qu’arrivant à la porte de la vie active à un moment où les progrès scientifiques et technologiques et les dynamiques économiques multiplient à l’infini les nouveaux métiers, les nouvelles vocations et les perspectives professionnelles du XIXème siècle.
 
Le monde a changé et continue de changer : il faut s’adapter au changement. En tant que parrain, je me réjouis de constater que vous l’avez bien compris. En témoigne le thème retenu pour cette cérémonie de sortie de promotion : « Les professions libérales : accès, exercice et protection ».
 
En choisissant de placer la sortie de votre promotion sous le signe des professions libérales, vous avez mis l'accent d'une manière très juste sur un enjeu économique et social majeur de notre pays qui va beaucoup contribuer à décloisonner les réflexions sur l’emploi dans les années à venir. Par votre volonté de faire bouger le pays, et de rappeler, sans concession, les  réflexions à engager,  celles qu'il faut conduire sans attendre, celles des professions libérales, de leur statut, de leur protection, vous  montrez la voie.
 
Ce thème, qui sera au cœur de vos échanges, sera introduit par des hommes de l’art bien au fait des réalités inhérentes à ces professions libérales. Dans un monde marqué par la libéralisation des économies aux échelles nationale, régionale et internationale, le travail change de structure, de nature et de sens. Les savoirs pour acquérir l’art de travailler évoluent ; la manière de chercher du travail ou d’accéder à celui-ci change ; le travail se métamorphose avec le déclin de certaines professions et l’émergence de nouveaux métiers. Ce renouvellement est continu : tout comme il y a des métiers qui existent aujourd’hui et qui n’existaient pas hier, il a des métiers qui existeront demain et qui n’existent pas aujourd’hui ; la capacité à anticiper par la création de métiers aptes à répondre aux besoins actuels et futurs de la société est la clef du succès professionnel.
 
Avec un diplôme en droit, on a de bonnes chances de trouver sa place dans un monde marqué par le besoin d’ingénierie juridique pour tout entreprendre et la figure de la régulation juridique. On savait depuis longtemps que le droit est un ordre ; et ce qu’il ordonne c’est la vie. Mais, on ne pouvait prévoir l’ampleur actuelle de la déferlante juridique qui envahit toutes les dimensions de la vie des sociétés humaines devenues des Etats de droit.
 
Il va de soi que dans le monde actuel, les besoins en droit se multiplient, les services juridiques sont sollicités au quotidien, les métiers de droit se diversifient, le conseil juridique devient précieux. Et les juristes, au cœur de toutes les activités humaines, gagnent en influence et connaissent du succès. Bien entendu, ils peuvent exercer leur office de sécurisation juridique des dimensions de la vie dans des organismes publics ou privés, mais aussi en indépendants, dans des professions libérales dont l’importance va inexorablement crescendo.
 
Aussi, est-ce toujours bien, et je le recommande, qu’il y ait certains d’entre vous qui se destinent aux métiers classiques de l’administration publique et de l’entreprise. Assurément, il nous faut encore des juristes parmi les hauts fonctionnaires de l’Etat et de ses démembrements. Il nous faut des juristes d’entreprises, des juristes des professions libérales comme les conseillers juridiques, les avocats, les notaires, les huissiers, les greffiers, les experts judiciaires, immobiliers, maritimes, fiscalistes…
 
Mais, il faut aussi comprendre que les juristes, qui reçoivent une formation qui les prépare à une pluralité de vocations, pourraient et devraient aussi s’engager de plus en plus dans l’auto-entrepreneuriat ou devenir des startups. Ne l’oublions pas le droit ne vous apprend pas un métier, mais vous prépare à en exercer de toutes sortes. Avec la formation que vous avez reçue, vous avez le bagage nécessaire pour tous avoir un emploi ; mais, vous avez bien plus : vous avez les capacités, en mettant en valeur, votre savoir conjugué à du savoir-faire et à du savoir-être, de prendre des initiatives entrepreneuriales individuelles et collectives qui vous permettront, avec l’accompagnement de l’Etat et des systèmes d’incubations d’entreprises, non seulement d’avoir un emploi, mais aussi d’en créer pour d’autres jeunes. C’est le lieu d’inviter à une réflexion qui pourrait se tenir sous la forme d’un colloque sur « la contribution des diplômés en droit à la lutte pour la promotion de l’emploi des jeunes ».
 
Instruit par l’histoire que je rappelais au début de mon propos, je souhaite donc que dans les années qui viennent, notre pays se donne davantage de moyens d’assurer un avenir à notre jeunesse, aux jeunes qui ont fait des études poussées comme vous et à ceux qui ont le sentiment que quoi qu’ils fassent, ils ne pourront pas s’en sortir, pour leur montrer qu’ils ne seront pas laissés de côté et qu’ils auront les mêmes chances.
 
Mesdames, messieurs
Chères étudiantes, chers étudiants,
 
Quand l'essentiel est en jeu, j'ai toujours observé que la jeunesse de notre pays était présente au premier rang. Elle comprend plus vite, parce qu’elle est plus sensible aux réalités et aux dangers. Elle se mobilise plus spontanément et plus rapidement. On l'a vu souvent notamment dans ses réponses politiques, économiques, sociales aux questions que se pose le pays.
 
Pour ma part, et je vous le dis du fond du cœur et avec la sincérité la plus totale : nous avons toutes les raisons d’être fiers de notre jeunesse. C'est vous qui ferez le Sénégal de demain, qui ferez son dynamisme économique par vos initiatives, par votre  engagement, par votre souci constant d’ouvrir l’horizon des possibles. C’est vous qui ferez son rayonnement intellectuel, et donc qui ferez sa force politique au sens noble du terme, c'est-à-dire sa capacité à exister, à défendre ses droits, ses intérêts, ses valeurs dans le monde de demain.
 
Je vous remercie de votre aimable attention et vous souhaite  de réussir votre vie après avoir réussi vos études. »
LA REDACTION DE DAKARFLASH

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