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M.S, 12 ans, accuse Assane de viol : «Il m’a jetée sur le matelas, a dénoué mon pagne et déchiré mon slip»


Assane Traoré est dans de sales draps. Accusé de viol sur mineure de moins de 13 ans, le boulanger, ressortissant malien, était attrait hier, devant la barre du tribunal de Saint-Louis statuant en flagrant délit.

Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 22 Avril 2016 || 1726 Partages

M.S, 12 ans, accuse Assane de viol : «Il m’a jetée sur le matelas, a dénoué mon pagne et déchiré mon slip»

Le boulanger déclare n’avoir jamais pensé, encore moins réussi à satisfaire son désir sexuel sur la fille. Les déclarations de M.S, 12 ans, sont loin de corroborer ses dires. Assane Traoré, 23 ans, répondait, devant la barre du tribunal de Saint-Louis, du chef de viol sur mineure de moins de 13 ans. La jeune fille déclare avoir été violée, à deux reprises, par Traoré, ressortissant malien qu’elle a connu à Mbane, chez une de ses amies. C’est d’ailleurs là, dit-elle, que le boulanger l’a violée pour la première fois, lors d’une de ses fréquentes visites à son amie. «Je n’ai pas trouvé mon amie sur place. J’y ai vu Assane Traoré qui m’a appelée pour une commission. Il a insisté pour que je vienne dans la maison, indiquant que l’argent qu’il devait me donner pour la commission était dans sa chambre», explique la plaignante. «Quand je suis entrée dans la chambre, il m’a jetée sur le matelas, m’a bâillonnée, avant de dénouer mon pagne, déchirer mon slip et de me violer. Puisqu’il m’a menacée après son acte, je n’ai pas eu le courage de le dénoncer. Je suis rentrée tranquillement chez moi et j’ai gardé le secret», ajoute la fille.

Seulement, personne ne comprendra pourquoi la jeune fille s’est rendue à Ndiakhay, le village du boulanger, à 15km de Mbane. Là où elle dit être voilée, la deuxième fois, par Assane Traoré. Les dires de M.S, à ce propos, sont flous. «C’est comme si j’étais hors de moi», a-t-elle tenté d’expliquer. Quelque chose, dit-elle, l’a inconsciemment poussée vers Assane Traoré.

Se défendant de cette accusation, le prévenu Assane Traoré déclare n’avoir jamais invité la fille à le rejoindre dans son village. C’est elle, de son propre gré et à l’improviste qui est venue lui soumettre un besoin financier qu’il dit avoir satisfait sans hésitation. «J’ai acheté pour elle des chaussures, car les siennes étaient usées. Je lui ai offert 3000 francs, parce qu’elle m’a dit avoir des choses à régler. Je lui ai demandé par la suite de rentrer. Je croyais qu’elle était déjà partie. Mais, à ma grande surprise, elle est revenue quelques instants plus tard, me disant qu’elle voulait rester un peu», poursuit-il. Selon le prévenu, c’est la fille qui a voulu rester chez lui, disant avoir peur des représailles de sa famille.

Pour le frère de la victime, Assane Traoré, qu’ils ont interrogé à plusieurs reprises sur la présence de la fille, rétorquait qu’elle n’était pas sur place. «Il avait cadenassé la porte de sa chambre en paille. Il a fallu qu’on regarde à travers une ouverture pour savoir que la fille était bien là-bas. Il a même fallu qu’on le menace pour qu’il daigne ouvrir la porte».

Pour le procureur de la République, le prévenu n’est pas blanc comme neige, pour avoir, lui-même, devant les gendarmes enquêteurs, reconnu des relations intimes libres et consenties avec la fille qu’il disait sa copine. Aussi, le représentant du ministère public a requis 10 ans de prison ferme. La défense, assurée par Me Ababacar Sadikh Nahame, a, quant à elle, plaidé la relaxe du prévenu qui, de son avis, ne peut être condamné pour viol, un chef qui n’est pas établi.

Assane Traoré sera fixé sur son sort jeudi prochain.

L'observateur


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