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Macky et le "protocole de Rebeuss : Le piège fatal - Par Chérif Ben Amar Ndiaye


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 20 Juillet 2016 || 54 Partages

Nouveau rebondissement dans l’affaire du « Protocole de Rebeuss ». Les auditions seraient reportées sine die. Et pour quelle raison ? Le monde politique sénégalais est éberlué et reste en émoi. Et pour cause. Macky s’est emmuré dans son propre piège. C’est ce que nous allons nous évertuer à démontrer. 

La traque des biens supposés mal acquis est passée par là, avec son déluge de controverses et de contre-vérités, sapant irrémédiablement la crédibilité de la CREI qui apparaît plus que jamais comme une justice de règlements de comptes politiques. Elle a cependant, malgré les critiques justifiées, permis d’éliminer un adversaire politique d’envergure. Voilà pourquoi les mercenaires commandités par Macky ont entrepris des assauts d’attaques diffamatoires et cruelles, dans un tapage médiatique effréné avec l’aide de la presse couchée et servile, contre l’adversaire politique radical et champion de l’opposition : Idrissa Seck. L’ultime but de ce complot était de le conduire dans des dédales et méandres judiciaires qui l’écarteraient pour longtemps des jougs électoraux. Les scandales politico-financiers de ce régime sont tellement édifiants pour le commun des mortels sauf pour le procureur, qu’il est avéré que nous avons bien une justice aux ordres. La défenestration du procureur Aliou Ndao et le bras tordu du procureur actuel, suffisent à l’attester tristement. Ainsi les sbires de Macky étaient déterminés et confiants pour mener à bien leur forfait afin de déblayer net le terrain de la réélection pour leur mentor. Mais voilà l’affaire n’est pas simple et Idy n’est pas Karim. Il a l’avantage de connaitre parfaitement les rouages de l’Etat et de bien connaitre les protagonistes-comploteurs. 

Le premier danger auquel seraient exposé les enquêteurs et les juges, serait d’établir la matérialité et la véracité des faits, pour justifier le bien fondé des fallacieuses accusations. Les mercenaires accusateurs ont une réputation sulfureuse bien ancrée dans l’opinion publique et ils auront beaucoup de mal à apporter des preuves palpables et irréfutables de la culpabilité d’Idrissa Seck. Le risque est donc grand de faire de lui une victime innocentée, adoubée par les populations et blanchie par la justice une deuxième fois. L’exemple de Karim embastillé mais célébré par la victimisation engendrée par son procès « en sorcellerie » qui en a fait une vedette, est contre-productif. En plus du risque de voir les affabulateurs professionnels, les manipulateurs et menteurs de classe exceptionnelle, tomber comme des mouches, pour culpabilité de dénonciation calomnieuse, de faux et usage de faux ou d’abus de confiance et finir par être condamnés. 

Le deuxième danger qui guette les juges et agents de police judiciaire, c’est de découvrir les armes dont dispose Idrissa Seck, qui pourraient lui permettre de retourner complètement la situation à son profit. Idy a toujours clamé que :«(…) jusqu’à l’extinction du soleil… il ne pourra être confondu de détournement ». Cette bravade et ce défi invariable, fondés sur des interjections coraniques (n’en déplaise à Mody Niang), cacheraient bien quelques certitudes qui pourraient ébranler bien des mythomanes professionnels. Car des hommes politiques, des ministres, des auxiliaires de justice et même des marabouts pourraient être amenés à témoigner pour disculper Idy. Mais le plus succulent serait la citation de l’ancien argentier de l’Etat Abdoulaye Diop. Puisqu’il s’agit de l’argent du contribuable, il serait mieux indiqué que tout le monde pour expliquer comment « 74 milliards » se sont retrouvés dans les comptes d’un « braqueur » en toute impunité depuis 10 ans. Samuel Sarr sait-il qu’en cas de crime de braquage, la police met en branle toute une batterie d’enquêtes minutieuses et de procédures fastidieuses pour établir les faits et déterminer les voies et moyens l’ayant causé. En vérité, il n’en a cure, son but n’est pas de prouver mais d’accuser, injurier et Salir pour donner des gages d’allégeance à Macky et mériter que son dossier de la CREI resta sous son coude. En outre, le plus épineux et pimenté, serait la comparution d’Abdoulaye Wade, inévitable et indispensable. Ne s’agit-il pas d’un « protocole » entre deux parties ? Comment entendre une partie et amnistier l’autre ? La partie Wade a toujours dit « mon argent ». Il faudra justifier comment il s’est accaparé de l’argent du contribuable. Si ce n’est pas le cas, d’où viennent ces milliards ? En tout cas, il ne saurait être question de fonds politiques qui ne signifient rien par rapport à la somme proclamée. Par voie de conséquence, ce serait cocasse de placer Wade devant ses propres délires. Avec l’épée de Damoclès suspendue sur la tête de Macky par le péril Wade qui trouverait l’occasion opportune de mouiller Macky. Le Président actuel fut son Premier Ministre à l’époque des « chantiers de Thiès » convertis en « protocole de Rebeuss ». La question des 7 milliards de Taiwan pourrait resurgir et obliger Macky à répondre enfin. Qu’il soit prévenu que l’adversaire Idrissa Seck est un auditeur très documentaliste et très renseigné par des amis collaborateurs de l’Etat. Ses dossiers présentés aux juges seront explosifs et à déflagrations multiples. Il faut que les pourfendeurs d’Idy apprennent à l’écouter avec intelligence et non avec haine. Ils se seraient imprégnés de sa sérénité et de sa confiance dans cette affaire montée de toute pièce et qui pourrait s’écrouler comme un château de cartes. Son dénouement placerait l’arrosé dans une posture d’arroseur qui choisirait de déterrer les plantes sauvages du jardin de Macky. Le parti Rewmi s’est félicité promptement de l’auto-saisine du Procureur, après avoir proposé un jury d’honneur composé d’hommes et de femmes d’honneur crédibles (Mody Niang serait bienvenu dans sa composition). Un tel courage qui frise la témérité n’est pas une forfanterie de fanfaron, car il risque sa carrière politique. C’est donc à contrario pour lui une aubaine pour la relancer. Relisons et réécoutons attentivement Idrissa Seck dans une de ses professions de foi proclamées en âme et conscience d’un croyant ne craignant que son créateur : 

« Comme le Président de la République et son gouvernement ne s'occupent pas, cher compatriote, de ton argent, je propose, la création d'un jury d'honneur chargé de récupérer les 74 milliards au profit des populations. Cette première mission sera cependant impossible d'ici à l'extinction du Soleil. Pour une raison simple : comme il le soutient depuis maintenant 11 ans sans jamais avoir été démenti par le moindre fait, Idrissa Seck n'a jamais pris ni 74 milliards, ni 74 centimes. Il est juste l'objet d'une cabale machiavéliquement conçue par un Monarque tardif, frappé d'Ubris qui rêvait de nous imposer son fils, "meilleur financier du monde", destinataire de la célèbre phrase: "je dirai à ta mère que tu as bien travaillé". Comme Allah a beaucoup d'humour, il a transformé le rêve insensé en cauchemar en faisant de son successeur, complice et subordonné d'hier le bourreau de son fils, traqué, condamné et livré aux Qataris sur injonction d'un Donneur d'ordre international. Ce qui le plongera dans une colère noire productrice des paroles ignobles qui raisonnent encore dans nos oreilles, traitant notre Président de "Deum" et de "Diam", mesure de son impuissance face à l'affront ». 
Toute la vérité est là et pas ailleurs. Si la justice aux ordres recule, soit pour mieux sauter, soit pour se défiler, des initiatives seront indubitablement prises pour constituer ce Jury d’honneur qui se chargera de « prendre le gourdin » pour réclamer à qui de droit les « 74 milliards » du contribuable sénégalais. L’opinion serait mieux édifiée par ce jury que les élucubrations des mercenaires-accusateurs-politiciens véreux et la justice instrumentalisée de Macky. Les organisations de la société civile, des droits de l’homme et de transparence financière devraient le cas échéant pallier la défaillance de la justice. Elles devront également veiller à ce que la politique judiciaire sélective et à la tête du client de Macky, ne soit pas poursuivie pour régler des comptes politiques par magistrats interposés. Les autres affaires (Près de 300 milliards de marchés publics conclus de gré à gré- les rapports de la Cour des comptes et l’OFNAC- Petro-Tim Sénégal- Bictogo- BDK-Protocole de Doha etc…) mériteraient au plus un jury populaire, tout au moins l’ouverture d’informations et de poursuites judiciaires. Mais la machine judiciaire de Macky est un robot programmé pour n’actionner que la traque des opposants irréductibles, dans un mépris constant du peuple au nom de qui on rend la justice. 

Au vu des trahisons et des injustices qui ont concouru à l’élection impromptue et inopinée de Macky sall, il m’était apparu qu’il n’était là que pour préparer la venue de celui qui aura permis l’arrivée du PDS au pouvoir mais qui fut l’objet de la plus grande des lâchetés politiques au Sénégal contemporain. Macky bon gré mal gré, venge Idy en envoyant Wade père et Wade fils au purgatoire. Les adeptes de vérité coranique savent que notre Créateur n’aime ni les traitres ni les criminels et ni les railleurs. Qu’il aime et aide les patients et les endurants…Le scénario qui se dessine avec les soubresauts de l’affaire du « protocole de Rebeuss », préfigure le début de la fin ou la fin de règne du régime de Macky Sall. A bon entendeur, salut ! 

Chérif Ben Amar Ndiaye 
Les-rewmistes.org 

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