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Malick Gakou, patron du grand parti, en visite à Tambacounda : «Notre objectif n’est pas de décimer l’Afp, mais…»


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 6 Octobre 2015 || 29 Partages

Malick Gakou, patron du grand parti, en visite à Tambacounda : «Notre objectif n’est pas de décimer l’Afp, mais…»

Le patron du Grand Parti était l’hôte des populations de la région de Tambacounda, ce week-end où il a présidé un meeting de ralliement d’anciens responsables de l’Afp et d’autres partis qui ont rejoint sa formation. Malick Gakou s’est prononcé, entre autres sujets, sur sa visite à Tamba, la bousculade meurtrière de Mouna, la crise qui secoue l’éducation, la prochaine élection présidentielle…

Morceaux choisis :

VISITE A TAMBACOUNDA : «Je suis venu dans la région de Tambacounda, à la suite de la décision des organes de mon parti. J’ai commencé par la région de Kaffrine. Aujourd’hui, je suis dans la région de Tambacounda. J’étais dans le département de Koumpentoum. Je serais à Koussanar, Bakel, Goudiry, pour revenir et faire les régions de Kédougou, Kolda et Sédhiou. J’ai décidé donc, pendant deux semaines, de rester dans ces régions de notre pays, pour une prise de contact, saluer les populations, leur serrer la main, partager leurs quotidiens et leurs préoccupations. C’est donc une séance de partage que je suis venu effectuer à Tambacounda, comme je le ferais dans l’ensemble des 45 départements du Sénégal.»

VAGUE DE DEMISSIONS DE RESPONSABLES DE L’AFP : «Je tiens le bon bout à Tambacounda. Avec cette vague de démissions des responsables de l’Afp qui ont rejoint le Grand Parti. Vous savez que l’Afp, c’était lui et moi. Lui dit avoir fini sa carrière politique, et nous, par la grâce de Dieu et sa magnanimité, nous venons de commencer la nôtre, à travers le Grand Parti. C’est pourquoi, l’espoir qui a été allumé, le 16 juin 1999, ne va bien évidemment s’éteindre et c’est la raison pour laquelle, tous ceux et toutes celles qui, dans l’Afp, espèrent avoir un avenir, ont le droit et la raison de courir vers le Grand Parti. Mais, vous savez que déstabiliser l’Afp ou prendre une partie de l’Afp n’est pas notre objectif. Nous, nous avons un grand parti. Nous voulons en faire le plus grand parti politique du Sénégal. C’est pourquoi aujourd’hui, nous sommes heureux d’accueillir le doyen Mamadou Diallo, un conseiller départemental de Tamba. Tout le monde sait qu’ici à Tambacounda, si on parle de l’Afp, c’est le doyen Mamadou Diallo. Aujourd’hui, c’est une icône de l’Afp qui a décidé solennellement de rejoindre le Grand Parti, avec ses militants et militantes et nous l’accueillons, les bras ouverts, avec beaucoup de fierté. Nous avons aussi reçu les sections communale et départementale de Tambacounda et cela va continuer, partout où nous passerons. J’ai dit à Dakar une fois, que partout où nous passons, il n’y a plus d’Afp. Notre objectif, c’est de travailler pour notre pays, c’est de donner notre cœur au Sénégal et de le sillonner, afin de partager les préoccupations des populations et d’y apporter une solution. Notre pays souffre aujourd’hui, sous le joug d’une économie défaillante. Notre pays souffre, sous le joug d’une agriculture qui n’est pas en phase avec les préoccupations d’une agriculture moderne et de performance. Notre pays souffre aujourd’hui, puisque la jeunesse du Sénégal est dans le chômage. Et dans le désarroi. A Tambacounda, j’ai pu rencontrer une jeunesse engagée, une jeunesse déterminée, des femmes mobilisées et enthousiastes. Je suis persuadé que nous allons faire de Tambacounda, une des premières régions du Grand Parti. Nous allons participer au rayonnement économique et social de cette belle région. Je voudrais féliciter tous les grands responsables de l’Afp et des autres partis qui sont venus nous rejoindre, puisque la grande militante, Amy Cissé de Yonou Askan wi, a décidé de rejoindre le Grand Parti. Et, vous savez que d’autres ont déclaré vouloir rejoindre le Grand parti. Aujourd’hui, avec Bouna Cissokho, Sadio Diatta, Abdoulaye Fofana, M. Kane de Maka, l’ex-responsable des femmes de l’Afp, Thiané Thiam, tous ces jeunes responsables compétents, nous sommes persuadés que le Grand parti va contribuer au développement économique et au rayonnement de la région de Tambacounda.»

BOUSCULADE MEURTRIERE DE MOUNA : «J’ai déjà, au début de cette tragédie, envoyé un message de condoléances à la Oumma Islamique et aux familles des disparus. Ce drame qui frappe la Oumma Islamique, est regrettable. Nous avons demandé aussi que toutes les mesures soient prises pour donner à ces vies humaines toute leur dignité. C’est pourquoi, nous insistons pour que de tels événements ne se produisent plus. Puisque la vie est sacrée, il faut la protéger. Et en tant que musulmans, nous ne pouvons que rendre grâce à Dieu et prier pour le repos de leur âme, mais demander également au gouvernement, comme nous l’avons fait depuis le début de cette tragédie, de prendre toutes les mesures idoines, pour donner aux familles les bonnes informations, mais également les assister et protéger le Sénégal et les Sénégalais de l’extérieur. Le gouvernement doit pouvoir dire combien il y a de disparus sénégalais, de morts en Arabie Saoudite… Nous leur rendons hommage et nous pensons qu’ils sont au Paradis, puisqu’ils sont partis à La Mecque, accomplir un des piliers fondamentaux de l’Islam. Nous prions pour le repos de leur âme.»

CRISE SCOLAIRE : «Le système éducatif est à l’image du pays. «Foo lal mou méti», parce que ce pays ne marche pas. L’Etat a des difficultés avec son système éducatif. C’est la raison pour laquelle, nous demandons au gouvernement de s’asseoir avec les syndicats, afin de trouver des solutions idoines, pour qu’on n’ait plus d’année scolaire blanche, pour que soient freinées les perturbations cycliques du systéme éducatif sénégalais. Nous pensons qu’il est inadmissible, année après année, qu’on se retrouve avec des grèves interminables. En tout cas, l’école sénégalaise souffre, à l’image du pays et il est temps de juguler ces difficultés qui entrainent des grèves cycliques qui vont compromettre dangereusement l’avenir des générations actuelles.»

ELECTION PRESIDENTIELLE : «Le Grand Parti est pour le respect de la parole. Nous avons pris l’engagement avec la coalition BBY. Ce n’est pas un engagement du Président Macky Sall. C’est un engagement des Assises nationales. C’est un engagement de l’ensemble des candidats de la coalition BBY. Nous avions dit, entre les deux tours et en respect des conclusions des Assises nationales, que quel que soit le candidat élu en 2012, face à Abdoulaye Wade, il va appliquer le quinquennat. Le candidat de la Coalition que nous avons tous soutenu en 2012, au deuxième tour, le Président Macky Sall, a effectivement pris cet engagement devant la nation. Nous pensons donc que ce débat est terminé, clos. Il faut respecter sa parole, puisqu’au Sénégal, la parole est sacrée. Le Sénégal est un pays de dignité, un pays d’honneur, un pays où on respecte ses engagements. C’est pourquoi, je ne peux pas penser qu’on puisse penser changer le cours de cette histoire. Les élections se tiendront à date échue, conformément à la volonté populaire fortement exprimée par la Coalition BBY, en 2012.»
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