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Marathon de Eiffage : Des participants crient au scandale


Eiffage courrouce certains candidats au marathon de l’avenir. Après s’être régulièrement inscrits, ils assaillent le Cercle mess des officiers où ils n’ont pu récupérer leur numéro de participation. Ils expriment leur mécontentement.

Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 13 Février 2016 || 628 Partages

Marathon de Eiffage : Des participants crient au scandale

Des dizaines de personnes, massées devant le Cercle mess des officiers, cherchent désespérément leur dotation pour participer au marathon de l’avenir organisé par Eiffage. Ibrahima Diop, la soixantaine, vient de Pikine. Inscrit pour la marche depuis le mois de janvier, il n’arrive toujours pas à récupérer son dossard et ses autres accessoires. «C’est scandaleux», fulmine-t-il, la colère noire. M. Diop, à l’image de beaucoup de candidats, de s’insurger contre le «traitement de faveur» réservé aux étrangers. Dans son boubou traditionnel, il dit haut et fort : «Nous sommes des esclaves, même dans notre propre pays. Les étrangers ne suivent pas le rang. Ils entrent directement récupérer leur dossard, alors que les Sénégalais sont obligés d’attendre pendant des heures.» Venue de Ouakam, cette jeune fille, également inscrite pour la marche, cherche interlocuteur. «Je suis fatiguée d’attendre. Ces gens sont des complexés».

 

Nos dossards ou notre argent

 

Pour les candidats, la solution est toute simple. Eiffage n’a qu’à leur rendre leur argent. Ibrahima Seck est étudiant. Teint noir, le visage froissé, il ne décolère pas contre le manque de respect des organisateurs. «Ils n’ont aucun respect pour nous. Nous avons cotisé 2000 Francs pour participer au marathon. Depuis le 4 février, on vient ici, mais à chaque fois, ils nous renvoient sine die. C’est vraiment écœurant», peste-t-il. Très fâchés, ces Sénégalais qui, dans l’euphorie, s’étaient inscrits, pleins d’enthousiasme à ce rendez-vous inédit de l’athlétisme national, réclament leurs 2000 francs. «Ils n’ont qu’à nous rendre notre argent. On ne veut même plus participer».

 

Eiffage botte en touche

 

Mme Ndiaye est la chargée des inscriptions au niveau de Eiffage. Assise sur une chaise, elle dégage la responsabilité de son entreprise dans les désagréments soulevés : «En fait, les participants doivent attendre leur convocation par SMS, pour venir récupérer leur dossard. Le problème, c’est qu’il y a des gens qui viennent, alors qu’ils n’ont pas reçu de message.» Un argument jugé «très léger» par certains participants, leurs reçus d’inscription à l’appui. «Nous nous sommes inscrits depuis très longtemps. Ils avaient dit qu’ils allaient nous convoquer le 4 Février. N’ayant reçu aucun SMS, nous sommes venus faire des réclamations. Ils nous ont alors dit de passer le 9 Février. Et jusqu’à présent, on n’a rien reçu, alors que les compétions vont démarrer demain». Zahra Gazal, teint clair, ne trouve pas les mots pour caractériser cet amateurisme notoire «Moi je suis dans la natation, je voudrais participer à cet événement juste pour le plaisir. Mais je suis vraiment déçue. La compétition c’est demain. A cette heure, on devrait se reposer, mais on attend toujours nos dossards. Ce n’est pas sérieux», se désole-t-elle.

 

A 13H40, les militaires sortent pour fermer le local et prient les «assaillants» de quitter les lieux. Mme Ndiaye qui nie tout favoritisme pour les étrangers, invite les candidats frustrés à se rendre à Diamniadio, demain matin. «Ceux qui n’ont pas reçu leurs maillots pourront venir au Centre international de conférence Abdou Diouf demain (aujourd’hui). On leur rendra leur dotation et ils pourront valablement courir», conseille la dame. Ce tour au Cercle mess a permis de constater le grand engouement suscité par l’événement. Pour la course, il faut débourser 2000 francs, tandis que la marche est gratuite.

Mme Ndiaye refuse toutefois de donner le nombre de participants. «Je le sais, mais je ne peux vous le dire», décline la chargée des inscriptions.

L'obs


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