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Me Assane Dioma Ndiaye : « Le Sénégal doit éviter l’affaiblissement de la Cpi »


Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 28 Octobre 2016 || 385 partages || 0 commentaires

« Pour certains pays africains, ce sentiment de désamour de l’Afrique par rapport à la Cour pénale internationale est une aubaine. Et surtout pour certains dirigeants qui sont réputés être à la tête des régimes dictatoriaux et ayant commis de graves violations des droits humains dans leurs pays respectifs. Et pour ces gens-là, c’est l’occasion rêvée pour revenir sur la ratification pour s’aménager une impunité », c’est en substance l’analyse de Me Assane Dioma Ndiaye sur le retrait de certains pays de la Cpi. 


Pour le patron de la Ligue sénégalaise des droits humains, il y a juste une volonté pour certains dictateurs d’user de subterfuges pour que leurs crimes restent impunis. « Nous sommes dans le cadre d’une rationalité stratégique. Il s’agit de faire en sorte que demain, leurs crimes puissent rester impunis, c’est ce qui justifie aujourd’hui la contre-offensive que nous sommes en train de mener au niveau des Organisations non gouvernementales et de toutes les personnes éprises de paix, de justice et de liberté. Il faut savoir que la Cour pénale internationale est une avancée notable dans le domaine des droits humains. Ça a été un combat âpre et de longue haleine qui est considérable pour le devenir de l’humanité et c’est la raison pour laquelle nous n’accepterons pas qu’on revienne sur cette longue marche pour l’éradication de l’impunité dans le monde », clame-t-il. 
Et d’indiquer : « ce mouvement qui s’amplifie, cette matérialité de la volonté de désengagement de l’Afrique par rapport à la Cour pénale internationale, n’eut été le fait que le Sénégal ait été porté à la tête de la Conférence des Etats qui la compose lors du sommet de l’Union Africaine à Kigali, l’Afrique aurait pris une décision collective de retrait de la Cpi. Pour le cas de la Gambie, Yaya Jammeh sait pertinemment qu’il a un passif très lourd en matière de violation des droits humains. Mais il n’échappera pas aux glaives de la justice ».
 

D’après Me Assane Dioma Ndiaye « le Sénégal étant surtout le premier pays à avoir ratifié le traité de Rome, et étant également membre non permanent du Conseil de sécurité, a la responsabilité historique d’éviter l’affaiblissement de la Cpi. L’enjeu aujourd’hui, c’est qu’on ne peut plus assujettir la compétence de la Cpi à une ratification parce que la matière pénale elle est indisponible. Notre combat pour les prochains jours sera d’interpeller le Sénégal pour qu’il suscite au niveau des Nations-Unies l’extension de la compétence à tous les Etats ayant ratifiés ou pas le traité de Rome ».


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