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Menaces de mort : Serigne Diagne de Dakaractu gagne le procès contre les proches de Cheikh Amar


Bouba et Magueye, tous les deux, des chauffeurs de Cheikh Amar ont comparu, ce matin, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Ils ont été arrêtés et placé sous mandat de dépôt pour les faits d’injures et menaces de mort au préjudice de Serigne Diagne, le patron de Dakar actu. Ainsi, le substitut du procureur a requis la peine de trois ans ferme mais le juge a mis la pédale douce en les condamnant à 6 mois dont 1 mois ferme de prison.

Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 31 Octobre 2017 || 36 partages || 0 commentaires

Restitution des faits

Tout a commencé suite à une plainte de Serigne Diagne, directeur de publication de Dakar Actu contre les nommés Modou Amar, Bouba, Magaye et « Délégué ». Le plaignant les poursuivait pour association de malfaiteurs, injures non publiques, calomnies et menaces de mort. A en croire le directeur de publication de Dakar Actu, le mercredi 11 octobre aux alentours de 17 heures 47 minutes, il avait reçu un appel téléphonique sur sa ligne 77 559 … … opérant sur le réseau mobile Orange.

Au bout du fil son interlocuteur, à partir du numéro Orange 77 622 … …, s’est présenté comme étant le sieur Modou Amar, frère de l’homme d’affaires sénégalais du nom de Cheikh Amar. Aussitôt après avoir décliné son identité, nous dit Serigne Diagne, le sieur Modou Amar a commencé à proférer des injures et insanités de toute sorte à son endroit. Et d’ajouter que ces injures ont été suivies d’une menace de mort à la fois ouverte et explicite en ces termes : « si Cheikh Amar va en prison, je te promets que tu perdras la vie… ».

Un article sur Cheikh Amar à l’origine du problème

Poursuivant, il a déclaré qu’au cours de la même communication téléphonique, une deuxième personne qui a décliné son identité sous le prénom de Bouba a également réitéré les mêmes injures et insanités avant de lui promettre l’enfer en le taxant également de journaliste corrompu.

Pour conclure, il l’a invité à se tenir prêt car, dit-il, dans un futur très proche, il entend mettre un terme à sa vie. « Des mêmes suites, une troisième personne ayant décliné son identité sous le nom de Magueye a pris le téléphone pour renchérir dans des termes identiques. Pour terminer la communication téléphonique, une quatrième personne s’est présentée sous le pseudonyme de « Délégué » pour me demander de prendre au sérieux leurs menaces de mort qu’ils entendent mettre en exécution parce que je commençais à nuire gravement aux intérêts de leur patron Cheikh Amar », a confié le journaliste aux enquêteurs.

Pour étayer ses propos, il ajoute : « la teneur d’une bonne partie des échanges que j’ai eus avec les mis en cause précités fait l’objet d’un enregistrement téléphonique et je suis prêt à le mettre à votre disposition pour une correcte appréciation de votre part ».

Il faut dire que ces injures, calomnies et menaces de mort dirigées contre lui font suite à l’article que son site d’information Dakar Actu a publié le même jour, un peu avant l’appel téléphonique qu’il a reçu, lequel article est intitulé : « La Crei sur la piste d’une supposée rétro-commission de 12 milliards versée à Cheikh Amar ».

Selon lui, le contenu mettant en cause l’homme d’affaires est étayé par des photocopies de chèques libellés à l’ordre des sociétés « Tse Afrique » et « Sénégal Business Développement» dont le propriétaire est attribué à ce dernier.

Les prévenus avaient contesté les faits devant les enquêteurs

Arrêtés et soumis au feu roulant des questions, Ousmane Seck alias Bouba a d’emblée préciser que : « ce numéro n’est pas le mien, ensuite, je n’ai jamais eu un entretien téléphonique avec le plaignant. Notre dernière rencontre remonte à plus de 3 ans au domicile de Cheikh Amar où il était venu accompagner d’un marabout pour faire un chantage à Cheikh Amar. A cet effet, il lui avait montré la photo de son défunt fils tenant une bouteille de champagne avant de lui réclamer la somme de 5 millions. Sur ces entrefaites, il a failli être malmené par le nommé Mbaye Kane Lô et n’eut été mon intervention, il serait passé de vie à trépas. Nous ne sommes pas revus ».

Sur une question des enquêteurs à savoir s’il connaissait le nommé « Délégué », Bouba a rétorqué : « pour Délégué, je l’ai connu à Touba. Il vient souvent dans les locaux de « Tse » pour une demande d’emploi mais il n’est pas recruté jusqu’à ce jour. Je ne peux pas vous dire exactement si nous étions ensemble le jour de son appel. Par ailleurs, je ne connais pas Modou Amar par contre, Magaye est un collègue de travail à « Tse ».

Entendu à son tour par les enquêteurs, Magueye, chauffeur à « Tse » a abondé dans le même sens que son prédécesseur. « Je ne connais pas le plaignant mais j’entends souvent parler de lui dans la presse. Concernant les faits, je n’ai pas eu de conversation téléphonique avec le plaignant et ce numéro n’est pas le mien. Le jour des faits, j’étais aux Almadies dans mon bureau », a-t-il dit. Il faut dire que « Délégué » est resté introuvable et Magaye a confié aux enquêteurs qu’il ignore la position actuelle de ce dernier parce qu’ils n’ont pas de relation particulière.

Plaidoirie de la partie civile

« En tant que rédacteur de la plainte nous avons bien mentionné que des gens ont appelé mon client pour l’insulter et le menacer de mort. C’est après une enquête que les mis en cause ont été arrêtés. Et Les prévenus sont incapables de vous dire où est ce qu’ils étaient ce jour. Je confirme qu’ils étaient aux Almadies. La vie de Serigne Diagne est en danger. Nous tous nous voulons savoir où sont passés les 12 milliards. On continuera à en parler. Ils se sont déculottés.

La matérialité des faits est établie dans la mesure où le numéro de l’appelant a été identifié. On veut faire une confusion sur l’imputabilité des faits. L’enregistrement écouté dans cette salle montre que les voix correspondent à celles des personnes qui comparaissaient devant vous. L’autre élément de preuve réside dans l’identification de Modou Mamoune Amar. Durant l’enquête, ils ont nié connaître cette personne alors que ce numéro est répertorié sur leur téléphone.

Par ailleurs, le bloc d’avocats de la partie civile demande à cet effet au juge de retenir les mis en cause dans les liens de la détention et les condamner à telle peine qui plaira au ministère public ».

Réquisition du parquet

« Bouba croit qu’il peut bénéficier encore de la clémence du tribunal parce qu’il a été une fois jugé ici pour outrage à un agent de Police. Les faits sont graves et 3 personnes ont eu à se relayer un téléphone pour insulter et menacer. Ils sont tous employés par Cheikh Amar et ils étaient tous aux Almadies le jour des faits. Tout compte fait, le procureur de les déclarer coupable et de les condamner à 3 mois ferme ».

Apologie de la défense  

« C’est inadmissible pour un journaliste de s’ériger en juge ou en policier. Qui êtes-vous pour dire que Cheikh Amar ira en prison ? Cette personne a sa place dans le box des accusés ou en prison. Au lieu de parler de cette santé qui se détériore et de cette pauvreté qui tue bon nombre de gens, mais non. Comme on veut faire le buzz, on s’attaque à d’honnêtes citoyens. Ce n’est pas parce que le numéro de Modou Amar figure dans le téléphone des autres qu’ils sont complices. Le tribunal n’est pas la loterie nationale. C’est Cheikh Amar qu’on cherche et ce n’est pas comme ça qu’on peut l’ébranler. Sur ce, le bloc des avocats de la défense demande une relaxe pur et simple ».

Délibéré

Les mis en cause Magueye et Bouba écopent de 6 mois dont 1 mois ferme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Délibéré 6 mois dont un mois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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