Menu
DakarFlash
DakarFlash.com



Moustapha Cissé Lô, plénipotentiaire du front du «oui» dans le département de Mbacké : «Pourquoi nous avons perdu Touba»


Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 24 Mars 2016 || 52 Partages

Moustapha Cissé Lô, plénipotentiaire du front du «oui» dans le département de Mbacké : «Pourquoi nous avons perdu Touba»

Moustapha Cissé Lô est le responsable politique de la majorité qui a plus souffert de la défaite du «Oui» dans le département de Mbacké où il était le plénipotentiaire de son camp. Présenté par ses frères de parti comme le seul responsable de la débâcle du pouvoir à Touba et à Mbacké, El Pistoléro a déchargé son chargeur sur ses contempteurs. De la Zambie où il est en mission, en sa qualité de Président du Parlement de la Cedeao, le député sénégalais ne perd rien de sa verve. Au bout du fil, il rend les coups.

 

Quelle analyse faites-vous des résultats du referendum, surtout à Touba où vous avez été laminés ? 

En tant que militant, responsable politique et plénipotentiaire local de la coalition «Benno Bokk Yakkar» dans le département de Mbacké, nous avons accompli notre devoir et fait tout ce qui était possible pour gagner ce referendum. Je pense avoir été très clair : je ne coordonne plus le département de Mbacké sur le plan politique. A la veille du scrutin, j’avais dit que je ne vais pas diriger la campagne pour le referendum. On m’a demandé de la diriger, pour être le plénipotentiaire et porter le message de «Benno Bokk Yakkar» dans chaque commune. J’ai accepté la charge et à chaque commune, j’ai remis les moyens qui lui étaient destinés. Mieux, j’ai soutenu toutes les communes de mes propres moyens. J’ai organisé un meeting départemental pour la commune de Touba financé sur fonds propres. J’ai fait la même chose pour Mbacké. En sus de la contribution du parti, j’ai appuyé le Comité électoral pour 5 millions FCfa. J’ai d’abord remis deux (2) millions FCfa au Comité et les trois (3) restants, je les ai distribués à des amis alliés du président de la République. Les convois aussi ont été bien gérés. J’ai fait ce que je devais faire. D’ailleurs, le jour des élections, j’ai fait le point avec les transporteurs. J’ai loué plus de 400 véhicules. Pour ce qui est des Comités électoraux, ils ont été mis sur pied avec un président, appuyé d’une équipe gérant les moyens de travail. Nous sommes allés dans 9 communes. Nous avons gagné les 7 communes, mais avons perdu les plus grandes. Il est bon de rappeler que depuis 1998, Touba n’a pas été une proie facile. Depuis que la coalition «Benno Bokk Yakkar» a été créée, depuis la naissance de l’Alliance pour la République (Apr), jamais, on n’a eu à gagner des élections dans le département de Mbacké. On n’a juste gagné lors des Législatives et de justesse.

 

Qu’est-ce qui peut expliquer cette situation ?

Donc, la question qu’il est temps de se poser, c’est de savoir pourquoi on n’arrive pas à sortir vainqueur dans cette zone. Pour moi, un referendum n’est pas une élection. On ne vote pas pour élire quelqu’un, c’est juste une consultation citoyenne. Je suis d’avis que le département de Mbacké constitue la localité qui a le plus mobilisé pour voter contre le référendum, parce que des prêches ont eu lieu dans les mosquées, des communiqués publiés et distribués dans les «Daaras» et autres. Ce qui a sapé notre campagne à l’avance. Il faut aussi noter que la campagne n’a duré qu’une semaine. Beaucoup de choses se sont passées à Touba. Posons-nous des questions. Avons-nous le même personnel politique (Ministres, directeurs…) que les zones où le «Oui» l’a remporté ? Le département de Mbacké fait partie des plus grandes localités, mais à chaque fois, on ne fait allusion à qu’une personne : Moustapha Cissé Lô. Pourtant, il y a un ministre, des directeurs nationaux, des députés. Quel est leur rôle, pour qu’à chaque fois, c’est moi qui suis indexé ? Pourtant, Cissé Lô n’a rien fait d’autre que mettre des moyens qu’aucune personne, s’activant dans la politique au Sénégal, n’a investis dans cette campagne. Vous pouvez vérifier. J’ai des chiffres que je communiquerai à mon retour à Dakar.

 

Pourquoi, à votre, l’on se décharge sur vous ?   

Parce que tout simplement, Moustapha Cissé Lô a bon dos. Quoique je fasse, on parle de moi. Même si je n’ai rien à voir dans une histoire, on m’indexe. J’ai entendu dire qu’un jeune du nom de Bara Gaye a fait une sortie médiatique contre moi. Qu’est-ce qu’il a fait dans le parti ? Si je reviens, il saura que ce qu’il dit n’est que politique politicienne. Lui qui fait la grande gueule, il m’a emprunté 200 000 FCfa contre un chèque en bois. Il faut que je le précise. Durant la campagne, il m’a réclamé de l’argent et il doit se rappeler la réponse que je lui ai servie. Je lui ai dit avoir fait ce que je pouvais pour la commune. On ne peut pas ne pas vouloir travailler et vouloir faire du parti une vache laitière. C’est ça la vérité de l’histoire.  Donc, ces crocs-en-jambes ne m’ébranlent point. Ce qui m’importe est de ne rien regretter de ce que j’ai fait. Si le parti le sous-estime, il perdra. Je l’avais dit, je le redis. Cette élection sera la dernière à laquelle mon nom sera mêlé au département de Mbacké…

 

Pourquoi ?

Parce que je ne vais plus y voter. Je ne peux pas perdre environ 50 millions FCfa pour un parti dont la chute n’est causée que par ses propres membres qui sanctionnent en votant «Non». Ce sont des choses que je ne vais plus accepter.

 

Qu’entendez-vous par la dernière fois ? Est-ce à dire que vous quittez le parti ?

Le plénipotentiaire n’est pas quelqu’un qui est à la tête d’une commune. Vous savez, dans chaque commune, il y avait un Comité électoral. Ceux qui ont pu gagner ont gagné. A Mbacké, il y en avait un. Que ses membres nous disent pourquoi ils ont perdu. Ils le feront peut-être. Touba avait son Comité électoral aussi : le maire, les chefs de village… en faisaient partie. Pourquoi on ne cite que le nom de Moustapha Cissé Lô ? Je le dis en toute confiance : mes militants seront toujours à mes côtés. Aux prochaines élections, je vais les soutenir, mais je ne serai plus plénipotentiaire ou dirigeant. Je resterai un simple militant. C’est la posture que j’avais voulu adopter lors du référendum, mais on m’en a dissuadé. Ironie du sort : j’ai perdu doublement. J’ai perdu mon argent et on me met tout sur le dos. Et comme j’ai des droits comme tout le monde, je vais transférer mon vote dans mon village natal, à Keur Mbarick, à Dakar, Mbour, Tivaouane, car j’ai des maisons dans toutes ces villes. Le financement que j’ai fait à Mbacké, si je le fais ailleurs, je vais gagner.

 

Les membres des Comités électoraux disent que vous avez anéanti tout leur travail, avec la caravane que vous avez organisée, en tirant des coups de feu et en insultant les journalistes…

C’est la cause de ma prise de gueule avec la presse. Je pense que c’est le moment de tout tirer au clair. Je n’ai pas de pistolet. Je suis une forte autorité. Nous étions tous dans la caravane, nous n’avions aucun problème avec l’opposition. Seulement, un garçon a lancé des briques en direction du cortège, nous avons réagi. Ce n’est pas la première fois qu’un différend oppose des camps politiques dans le département de Mbacké. La question à poser est qui a ouvert le feu sur notre caravane, puisqu’on a tiré une balle.

 

On vous a accusé d’être l’auteur des coups de feu…

Ce n’est pas logique ! Je ne peux pas être à l’avant de la caravane, passer à l’arrière d’une caravane de plus de 60 véhicules, pour tirer un coup de feu. Ma voiture était à l’avant du cortège. Cela n’a pas de sens. Ensuite, je dis que je n’ai pas d’arme qui puisse faire du mal. L’arme de mon garde-du-corps est chargée à blanc, cela doit être clair. Or, la balle tirée sur la voiture de Lahat Seck «Sadaga» est réelle et sur cela, je ne sais rien. Pour en revenir au caillassage, quel droit ce gamin (Moustapha Diouf) qui dit être le président du mouvement «Réthiou», a-t-il de jeter des pierres sur la caravane, perché du haut de sa maison ? Est-ce défendable ? Il a été dit que c’est sur ma voiture qu’est tombée la brique. Je tiens à préciser qu’elle ne m’appartient même pas, cette voiture. Je suis un homme politique, même si je ne faisais pas de la politique et que des jeunes, des vandales, des délinquants ou autres se mettent à me jeter des pierres, nul doute que je me défendrai. Si on m’agresse, je ne me laisserai pas faire. Je n’ai aucun regret. Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour aider Macky Sall. Si la même situation se représente, j’agirai de la sorte. A ceux qui se parlent à tort et à travers, je prends à témoin Idy Kâ, le responsable des transporteurs de Mbacké-Touba, je voudrais dire que j’ai mis près de 50 millions FCfa dans ce meeting et la campagne pour soutenir le Président. Les gens doivent parler vrai.

 

Avec tous les moyens que vous avez déployés, comment pouvez-vous expliquer la défaite du «Oui» dans la localité ?

Les opposants au «Oui» qui sont à Mbacké/Touba étaient plus radicaux dans leurs positions que Khalifa Sall ou Idrissa Seck, puisqu’ils faisaient dans la désinformation. Ils ont inventé les pires choses attribuées à Macky Sall. Ils ont fait le tour des chefs religieux, des daaras, raconter des contre-vérités sur le contenu du projet de réforme constitutionnelle. Nous ne nous pouvions pas les suivre partout où ils étaient passés pour intoxiquer l’opinion, car Touba est trop vaste. Pis, même dans la coalition BBy et de l’Alliance pour la République (Apr), des gens ont appelé à voter contre le «Oui». Des responsables ont sanctionné le «Oui», parce que tout simplement, ils se sentaient lésés dans le partage des fonds de campagne. Je ne gère vraiment pas cela, c’est au parti de demander des compter à ceux qui gèrent le département de Touba-Macké. Je crois profondément que tant qu’on ne promeut pas les responsables du département comme ceux des autres départements, le problème sera difficile à régler. Il faut vraiment que le département ait des ministres, des Directeurs généraux qui prennent en compte les préoccupations des citoyens, comme ailleurs, pour espérer inverser la tendance. Tant que cela n’est pas fait, l’opposition y sera toujours forte. Pour ce référendum, l’on souffle que l’opposition a mis entre 40 et 50 millions FCfa et a recruté des voyous qu’elle a armés pour faire face.

 

Pourtant Macky Sall fait tout pour bien se faire voir auprès du khalife et des habitants de Touba, sans pourtant jamais réussir à se faire plébisciter ?

Ce n’est pas le regard que j’en ai. Le Khalife général des mourides accorde beaucoup d’attention à Macky Sall et tout le monde est en accord avec lui. Je peux citer son porte-parole, le maire et les chefs de villages. Mais, il ne faut pas perdre de vue que Touba est une grande agglomération où il est difficile de tout contrôler. Je rappelle aussi que la localité a toujours été un bastion de l’opposition. C’est depuis le règne du Parti socialiste. La première défaite des Socialistes dans la ville remonte aux années 1997-98. Donc, Macky Sall n’est pas le seul à être sanctionné à Touba. Beaucoup de dirigeants y ont subi des revers. A notre niveau, je pense qu’il y a des problèmes d’organisations qui pourraient justifier cette situation. Et il faut y apporter des solutions.

 

Comment le Président doit-il réorganiser le département de Mbacké ?

La première chose à faire est d’avoir des responsables politiques d’envergure. J’y suis le seul à avoir les moyens de porter le parti sur fonds propres. Sur le plan politique, je suis le seul dans le département à avoir un poste me permettant de disposer de moyens à mettre à la disposition du parti. Il n’y en a pas un autre qui puisse le faire. Ce qui pose problème dans une localité qui vient après Dakar, en termes de population. L’autre problème est lié à la rivalité entre certains chefs religieux. Il suffit de recevoir quelqu’un pour que les autres se braquent et commencent à saboter. Je ne peux pas tout dire ici, mais nous devons nous concerter sur tous les problèmes pour trouver les solutions idoines. Si rien n’est fait, on risque encore de perdre les Législatives de 2017.

 

Quelle est votre part de responsabilité dans la défaite du «Oui» à Touba-Mbacké ?

On ne peut pas mettre la responsabilité de cette défaite sous le compte d’une seule personne. Ce sont des enfantillages. L’Etat dispose de moyens permettant de savoir l’implication de chaque responsable dans la campagne. Il faut mener cette enquête et l’on saura qui est qui. Mes capacités se limitent à donner des moyens et à être tous les jours sur le terrain. J’ai fait ce que je devais faire.

 

Vous parlez de moyens, mais d’aucuns pensent que c’est l’insolence de certains responsables, dont vous, qui est la cause principale du rejet du projet par les populations de Touba…

(Il observe une pause avant d’enchaîner). Je tiens à ce que vous mentionnez ce que je vais dire. Les gens disent que je suis insolent, alors que les problèmes de 90% des Mbacka-Mbacké de Touba, c’est moi qui les règle. Pourquoi ils ne m’ont pas rejeté pour insolence ? C’est à moi qu’ils posent toutes leurs doléances : passeports, appuis pour les Magal, assistance aux nécessiteux…  Maintenant, comme je suis insolent, qu’ils aillent voir ailleurs. J’ai pris la décision de ne plus régler ou intervenir dans la résolution de leurs problèmes. Qu’aucun Mbacké-Mbacké ne vienne me poser des problèmes pour les cérémonies religieuses et pour l’obtention de passeports. C’est fini ! Je ne peux pas continuer à me sacrifier pour des gens qui ne reconnaissent pas mes efforts. Pour chaque Magal, je donne au moins deux taureaux qui ne coûtent pas moins de 500 000 FCfa, l’unité. Au lieu de me remercier, on me taxe d’insolent. Personne ne peut me changer. Qu’on me laisse tranquille. C’est avec cette «insolence» que je suis devenu Président du Parlement de la Cedeao. Au moment où je vous parle, je suis en Zambie où l’on me traite avec tous les honneurs. Je viens de recevoir une invitation du Président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire, Guillaume Soro qui veut que je fasse une communication devant ses élus. Si j’étais insolent, on ne m’aurait pas fait tous ces honneurs. Je suis à ma troisième Législature et aux prochaines Législatives, je suis réélu, quoiqu’il advienne. Il y a des gens qui me taxent d’insolent et qui, pourtant, s’inspirent de moi.


DakarFlash1




1.Posté par mignonne le 25/03/2016 08:38
nous sommes une équipe de 3 jeunes filles très sensuelles et pleines de feeling
nous vous proposons des séances de massage discret , sensuel et inoubliable.
seules dans notre cabinet de massage, nous vous faisons voyagés au paradis du plaisir
1-BIJOU notre drianke 24 ans
2-SONIA 20 ans metisse cap- verdienne
3-KIA belle et sexy taille fine19 ans
eh wi, vous avez l’embarras du choix, des filles de jeunes et belles et surtout professionnelles.
satisfaction assurée ou rembourser
tel: 77 181 19 99 / 77 561 52 04
ou visitez notre site web : www.badzcool.wix.com/maindubonheur

2.Posté par Aphrodisiaque le 25/03/2016 10:40
Viga Spray est un nouveau produit très efficace contre l'éjaculation précoce et l'impuissance. (+221 70 325 08 41) ou au (+221 76 871 36 51 ). Il est fabriqué en Allemagne à base de plantes naturelles. Il est sans effets secondaires sur la santé et vous permet de faire un long rapport sans éjaculation précoce, sans stress. Il doit être utilisé 15mn avant le rapport et peut 3 mois ou plus selon la fréquence d'utilisation. Commandez vite au +221 70 325 08 41 ou +221 76 871 36 51. LIVRAISON NATIONAL (dans toutes les régions) ET INTERNATIONAL (à l'étranger). Discrétion et efficacité assurée!

Nouveau commentaire :