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Moustapha Diakhaté: « le financement public des partis politiques est un défi majeur …»


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 28 Juin 2016 || 24 Partages

L’accès à l’information et la transparence du financement des partis politiques, étaient au centre d’une discussion, ce mardi, à Dakar. Cette rencontre à laquelle participent les parlementaires aura pour finalité de recadrer la loi  N° 81-17 qui préconise le  financement public des partis politiques.

Le Sénégal a pris l’option du pluralisme. Mais, jusqu’à ce jour, il n’existe aucune loi qui organise le financement public des partis politiques. La loi  N° 81-17 du 6 mai 1981, en son article 3, impose la notification des sources financières à travers le dépôt auprès de l’autorité compétente du compte financier du parti à la fin de chaque exercice. Mais, l’obligation de publier de façon ouverte les sources de financement est inexistante. Le vide juridique pousse à renoncer à leur droit de participer aux élections.

Pour Moustapha Diakhaté, représentant le groupe parlementaire Benno Bokk Yakkar , « Le financement des partis politiques est une vieille doléance. C’est un défi majeur que le Sénégal doit relever s’il veut que des partis cessent d’être des patrimoines de leur président et de leur secrétaire général, et deviennent des instruments au sein de la démocratie sénégalaise »

Cette question, selon le parlementaire, est un enjeu de sécurité publique  « il nous faut trouver un moyen de financement public des partis politiques. Ceci étant, la modernisation des partis politiques s’impose. Non seulement, cela est un enjeu politique, mais aussi un enjeu de sécurité publique. Il est de l’intérêt du Sénégal que le financement des partis soit public et encadré » a suggéré M. Diakhaté.

 

Il s’exprimait en marge de la rencontre de l’étude sur l’accès à l’information et la transparence dans le financement des partis politiques organisée par ARTICLE 19 et le Centre Africain pour l’accès à l’information (AFIC). Cette retrouvaille à vue la participation d’autres responsables politiques et de la société civile à l’instar du Professeur Babacar Gueye, de la journaliste Mme Fatou Niang, le député Mme Hélène Tine…

Dr Sylla Sow, enseignant chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar exige l’accélération du processus de sanctions prévues à l’encontre des partis politiques qui ne respectent pas ces dispositions.

« Il faut que l’instauration du contrôle plus indépendant du financement des partis politiques s’accélère. Aujourd’hui, la loi N° 81-17  dispose, tout simplement, que c’est  le ministère de l’intérieur qui contrôle le bilan comptable annuel des partis politiques. La sanction qui est la  dissolution des partis politiques n’a jamais été appliquée. Ce qui veut dire que cette loi qui a été adoptée au moment de l’ouverture des partis politiques ne cadre plus avec les exigences démocratiques. », a  clamé Dr Sow.

« Pour les recommandations, il faut qu’on puisse avancer pour des financement publics des partis politiques, ensuite instaurer un contrôle indépendant des critères objectifs dans l’éligibilité des financements des partis politiques et instaurer des sanctions à l’encontre de ces partis politiques qui contournent la loi. » a conclu Dr Sylla Sow coordonnateur de Article 19.

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