Menu
DakarFlash
DakarFlash.com



Moustapha Niasse sur la Gambie : "Féliciter Macky Sall incombe à tout observateur"


“Une grave menace de déstabilisation politique et institutionnelle, issue de la remise en cause par l’ex-Président de ce pays, M. Yaya Jammeh, des résultats de ce scrutin, a constitué une préoccupation de grande intensité chez les décideurs politiques de l’espace CEDEAO et, aussi, singulièrement, au sein des peuples du Sénégal et de la Gambie.

Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 24 Janvier 2017 || 948 partages || 0 commentaires

Moustapha Niasse sur la Gambie : "Féliciter Macky Sall incombe à tout observateur"
Prise en charge, sans hésitation, par les instances de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), cette crise a été gérée avec sérénité, patience et un savoir-faire qui méritent d’être soulignés et salués, par les chefs d’Etat des pays membres, malgré le radicalisme dont a fait preuve, pendant plusieurs semaines, l’ancien chef de l’Etat gambien. Celui-ci qui a choisi la voie du refus du droit et du libre choix du peuple de Gambie, choix traduit par un vote clair, émis, par les urnes, le 1er décembre 2016. Fallait-il accepter l’inacceptable ? La CEDEAO a dit non. L’Afrique a dit non. La communauté internationale a dit non. Le Sénégal, sous la conduite du Chef de l’Etat, le Président Macky Sall, a dit non, avec hauteur et esprit de responsabilité”, note Moustapha Niasse, le Président de l'Assemblée nationale.
 
“ La Gambie a été sauvée de justesse”
 
Selon lui, la fermeté, la lucidité, la méthode et le savoir-faire ont été accompagnés par des procédures et des contacts que permettent le droit et la loi, pour ramener à la raison M. Yaya Jammeh et le peu de Gambiens qui le soutenaient encore.
 
“Ce qu’il convient de retenir, au terme du processus engagé et qui a conduit à une solution pacifique de cette crise, c’est que la raison, l’intelligence sereine et l’action méthodique concertées mise en œuvre par étapes homéopathiques, ont eu raison des bases psychologiques voire psychosomatiques de cette crise qui, si elle n’avait pas été résolue par le dialogue et la persuasion, aurait conduit à une intervention militaire violente, à défaut de toute autre solution. Cette crise, si elle avait été résolue par une intervention militaire, aurait été génératrice de dégâts humains et matériels sans précédent dans la sous-région. M. Yaya Jammeh en aurait été l’unique responsable et, sans aucun doute, n’y aurait pas échappé. M. Yaya Jammeh a fini par se résoudre à quitter, et le pouvoir et la Gambie, sous la pression concomitante des chefs d’Etat, des pays membres de la CEDEAO – dont celles du Sénégal  et du Nigéria, en particulier, d’une part, et du dispositif militaire qui se tenait prêt, après toutes les précautions politiques et juridiques nécessaires, pour réduire toute résistance de la part de l’ex-Chef de l’Etat gambien. La Gambie a été sauvée de justesse, sans effusion de sang”, indique le patron de l'Alliance des forces du progrès (Afp).
 
“Féliciter Macky Sall incombe à tout observateur”
 
En tant que Sénégalais, ajoute-t-il, “nous devons ressentir une fierté légitime, au vu du rôle discret mais ferme, méthodique et efficace joué par le Chef de l’Etat, le Président Macky Sall, dans la gestion et dans le dénouement de la crise, qui couvait dangereusement, depuis que, le Vendredi 9 décembre 2016, au soir, M. Yaya Jammeh a décidé d’opposer un refus catégorique à toute passation du pouvoir à celui qui venait, le 1er décembre, de remporter une victoire que lui-même avait reconnue sans hésiter, allant jusqu’à féliciter son challenger et à lui assurer que, désormais, il comptait se retirer dans ses terres de Kanilaï, pour y cultiver ses champs”.
 
“Féliciter le Chef de l’Etat sénégalais incombe à tout observateur qui a eu l’occasion de suivre ce dossier ou de prendre part à son traitement du début à la fin. La séance de travail qui s’est tenue à l’Aéroport de Dakar, tard dans la nuit, après que le Président Mohamed Abdel Aziz venait de passer une journée entière en discussions avec le Président Yaya Jammeh, a été l’occasion, pour le Président Macky Sall et pour le nouvel élu, M. Adama Barrow, d’imprimer un moment fort au processus vers une solution négociée. La fermeté du Chef de l’Etat sénégalais, et du nouvel élu à la tête de la Gambie, aussi bien sur les principes que sur les finalités recherchées, aura été un élément décisif, pris en charge, dès le lendemain, par le Président Alpha  Condé de la Guinée, qui est allé aux côtés de M. Yaya Jammeh, lui porter le message du caractère non négociable de son retrait du pouvoir”, fait remarquer Moustapha Niasse.
 
“Une mention particulière doit être décernée au Président Macky Sall”
 
Reconnaître le rôle personnel du Président Macky Sall, Président du pays le plus concerné par cette crise, pour des raisons géographiques et politiques, culturelles et sociales, historiques et stratégiques, n’empêche point de saluer la triple médiation de la  délégation des Chefs d’Etat envoyés par la CEDEAO, dès le début de la crise, et, dans les derniers jours, de deux amis personnels de M. Jammeh, les Présidents Abdel Aziz de la Mauritanie et Alpha Condé de la Guinée-Conakry, estime-t-il.
 
Il indique qu'une mention particulière doit être décernée au Président Macky Sall, pour les actes décisifs posés par toutes les institutions internationales à l’initiative du Sénégal et de son chef, “avec hauteur et avec un sens élevé des responsabilités, sans un mot, et avec pour seul souci, la préservation de la dignité de l’Afrique et sa capacité de se prendre en charge quand arrive le temps de l’action, dans l’intérêt supérieur des nations”.
 
Seneweb

Dakarflash2



Nouveau commentaire :