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Non à la déliquescence de nos institutions # Le M23 appelle à un Sit-in devant l’Assemblée le 7 novembre


Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 30 Octobre 2015 || 43 Partages

Non à la déliquescence de nos institutions # Le M23 appelle à un Sit-in devant l’Assemblée le 7 novembre

Pour matérialiser son désarroi et marquer son refus, le mouvement M23 appelle le peuple sénégalais dans sa diversité à un Sit-in devant l’Assemblé nationale, le Samedi 07 Novembre 2015 à partir de 10 heures, pour dire non à la déliquescence de nos institutions. Igfm.sn a reçu une copie de la déclaration liminaire de la Commission «Orientations et Stratégies» M23. Il vous le livre in extenso.

 

Dans sa dynamique de veille et d’alerte, en posture de sentinelles pour la sauvegarde de l’intérêt général et la consolidation des acquis démocratiques, dans sa mission de soutien et d’assistance aux populations vulnérables pour de meilleurs cadres et conditions de vie, la Commission «Orientations et Stratégies» M23, avec les Mouvements sociaux du Sénégal, interpelle encore une fois l’opinion nationale et internationale pour tirer la sonnette d’alarme et inviter les populations sénégalaises, les pouvoirs publics ainsi que les différentes contingencesà une posture patriotique et citoyenne, gage de concorde nationale et de stabilité sociale. Il s’agira entre autres préoccupations, de susciter l’attention de l’opinion sur les externalités négatives de l’exploitation minière et du désarroi des populations impactées,  de la nécessité d’avoir une lecture claire et définitive sur le Référendum et les Réformesprévus et annoncés par le Président Macky Sall, et enfin, d’interpeller les Sénégalais sur la situation irrespectueuse aux allures rocambolesques, inédites et inacceptables que nous sommes en train de vivre impuissants, qui se passe à l’Assemblée nationale.

En effet, en collaboration avec les ONG Oxfam América et Enda Lead Afrique francophone, dans le cadre de l’exécution d’un programme portant sur la gouvernance minière et l’exploitation des ressources minérales au Sénégal,les Mouvements sociaux ont fait un tour dans la zone minière de la région de Thiès, notamment le Département de Tivaouane, dans les localités impactées par les activités extractives  des Industries Chimiques du Sénégal.Ce qui nous a permis de constater l’énorme préjudice subi par les populations en termes de santé publique, de droits humains, de protection de l’environnement, de dommages socioéconomiques etc. De Gade à Khondjo, passant par Ngomène, Mbar Ndiaye, Mbar Diop ou Méouane, le résultat est le même.  Les dégâts causés par les entreprises, que ce soit les ICS ou GCO, se passent de commentaire.

C’est pourquoi, les Mouvements sociaux exigent de l’Etat du Sénégal, non seulement de porter secours à ces Sénégalais digne de ce nom pour le respect de leurs droits et leur dignité mais aussi, d’exiger des entreprises exploitantes, de compenser à juste valeur le préjudice subi par ces populations. Par ailleurs, à l’occasion de la réforme du Code minier en cours, nous exigeons la franche implication des Organisations de la Société civile sénégalaise, et la prise en compte de leurs recommandations allant dans le sens de préserver  les intérêts généraux de la nation. De nous offrir un cadre réglementaire et juridique qui englobe les dispositions régionales et internationales qui légifèrent sur les industries extractives  telles que la Directive minière de la CEDEAO, la Loi Dodd-Frank, le Consentement Libre Préalable Eclairé (CLPE) entre autres normes juridiques. Ceci, pour bien sûr défendre les populations impactées, mais aussi, permettre à l’Etat du Sénégal d’enregistrer des richesses supplémentaires pour le financement de son développement.

Toujours dans la même veine des réformes, nous saisissons ici l’opportunité d’interpeller l’Etat du Sénégal sur  le Code pétrolier, compte tenu de l’importance de la nappe pétrolière Kayar-St Louis, et lui demandons de prendre les dispositions nécessaires à la préservation de nos intérêts. Celles concernant la CREI et les Institutions et bien sûr le Référendum de Mai 2016 suscitent à bien des égards notre intérêt. Notre avis est que le Président de la République ne doit pas réformer sans pour autant consulter les Sénégalais et recueillir leur avis sur des questions d’enjeux sociopolitiques qui nous divisent profondément. Comment réformer la CREI et juger d’autres supposés coupables d’enrichissement illicite avec de nouvelles dispositions sachant que la Cour a déjà jugé et condamné un accusé par ses anciennes dispositions ? Ne serait-on pas tenter d’évoquer l’aspect sélectif et élitiste de la démarcheinjustifiable. Comment dans ce cas ne pas souligner la notion d’acharnement, de règlement de compte et/ou d’injustice ?

L’ahurissement sera le même quand il s’agira de dire Oui ou Non  lors du Référendum de Mai 2016, sur des décisions qui engagent extrêmement l’avenir du Sénégal, par un seul bulletin de vote sans pour autant être avisé sur le contenu et ses incidences au préalable. Autrement dit, si on vote Oui pour la réduction et la limitation du Mandat présidentiel, on votera Oui pour toutes les autres dispositions, quelle que soit leur portée. Et si on vote Nonpour les dispositions jugées négatives, alors, on votera Non pour le Mandat. Et pour nous, cela n’est que de la tromperie. En notre sens, le Référendum, pour ne pas trahir la compréhension des Sénégalais, qui vraisemblablement cadre avec l’esprit de Monsieur Macky candidat à la Présidentielle de 2012, ne doit porter que sur le nombre et la durée du Mandat présidentiel. Monsieur Macky Sall Président de la République a été clair devant le Conseil constitutionnel en parlant de référendum pour le mandat et non pour une nouvelle Constitution.

La COS M23 ainsi que les Mouvements sociaux demandent aux Sénégalais d’’exiger du pouvoir, qu’il soit soumisau peuple un Avant-projet de Constitution pour consultation et avis dans une dynamique inclusive et participative, si toutefois, le Président de la république  veut une nouvelle Constitution pour le Sénégal. Absolument, cette démarche oblige l’instauration d’un cadre de dialogue devant accueillir différentes franges de la nation, pour dresser les voies de la convergence et mieux asseoir notre démocratie. C’est pourquoi d’ailleurs, nous avions lancé le 23 Juin 2015, la Plate-forme Dialogue et Convergence Waxtaan Ba Deggo. Une dynamique dont le Sénégal a réellement besoin pour la cohésion nationale.

L’Assemblée nationale sénégalaise encore une fois de plus, s’offre en scène de pugilat. Les protagonistes nous parlent de violation du règlement intérieur dans l’installation du Bureau et des commissions, pour les uns, les autres nous parlent de problèmes internes au PDS. Qui à tort ? Qui a raison ? Cela importe peu pour nous. Par contre, ce que nous retenons de ces comportements qui ternissent l’image de la démocratie sénégalaise, c’est d’abord le manque de respect avéré au peuple sénégalais qui finance le fonctionnement de cette institution à coup de milliards. Ensuite, l’on ne peut manquer de rappeler au peuple, la continuité de pratiques malsaines bafouant ainsi la souveraineté et le statut de cette institution dans le cadre de sa mission.

L’immixtion de l’exécutif dans la marche de notre Assemblée nationale est plus qu’évidente.  Un combat qu’avait engagé le peuple sénégalais lors d’un fameux 23 Juin 2011 avec à ses côtés, un certain…MackySall, Moustapha Niasse, Tanor Dieng, Moustapha SyDjamil, Mamadou Diop etc. Comportement aberrant et inacceptable pour des gens qui endossent toutes les conséquences désastreuses qui ont suivi ces moments difficiles de notre histoire. Malgré un Doing Business en guise de sucette, les Sénégalais n’ont pas besoin du FMI pour savoir que nous sommes un pays très pauvre, s’il se base sur le taux de change, la fluctuation du Dollar ou autre pour mesurer la richesse ou la pauvreté, nous on se contente de notre ventre pour savoir où est ce que nous en sommes. Un Député coûte en moyenne plus de Deux millions par mois au contribuable sénégalais, cependant que le peuple patauge dans la pauvreté, ils se donnent des coups de points dans l’hémicycle. Nous disons non et en avons assez de cette situation. Et pour matérialiser notre désarroi et marquer notre refus, nous appelons le peuple sénégalais dans sa diversité à un Sit-in devant notre Assemblé nationale, le Samedi 07 Novembre 2015 à partir de 10 heures, pour dire non à la déliquescence de nos institutions.

Par souci et par conviction, vive le Sénégal, vive la nation !
iGfm


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