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ONU : Pourquoi Bathily a écourté son mandat


Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 13 Octobre 2016 || 425 Partages

Après 30 mois passés au Gabon, l'ancien ministre d'Etat du Sénégal, Abdoulaye Bathily, quitte son poste de représentant spécial pour l'Afrique centrale du Secrétaire général des Nations-Unis, Ban Ki-moon. Il est remplacé, à partir du 1er novembre 2016, par l'ancien Premier ministre Guinéen, François Lounceny Fall. 

Bathily quitte ainsi Libreville le 31 octobre prochain après avoir démissionné, deux mois avant la fin de sa mission qui était prévue le 31 décembre 2016. 

Le professeur d'histoire qui avait succédé au Tchadien, Abou Moussa en 2014, va se consacrer à sa campagne pour le poste de président de la Commission de l'Union africaine (UA), dont l'élection est prévue en janvier prochain. 

Avec l'appui du Sénégal et d'un grand nombre d'autres Etats du continent, l'ancien leader de la Ligue démocratique (LD) va ainsi tenter de succéder à la Sud-Africaine, Nkosazana Dlamini- Zuma. 

Selon “Libération”, Bathily part du Gabon «quelque peu déçu» de n’avoir pas «trouvé des autorités disposées à œuvrer en tout temps pour la démocratie et la paix». 

Au Gabon, Abdoulaye Bathily a régulièrement appele? à un dialogue entre toutes les parties, mais il n'a pas trouvé des autorités disposées à accepter ce dialogue «qui aurait permis de de?tendre l'atmosphère avant l'élection présidentielle, note “Libération”. Le journal, citant une source, ajoute que Abdoulaye Bathily a été surtout marqué par le refus “diplomatique” du gouvernement gabonais de voir arriver, à Libreville, au début du mois de septembre, une délégation de l'Union africaine conduite par son pre?sident en exercice, le Tchadien Idriss Déby. 

Mais Abdoulaye Bathily a surtout été touché par deux sorties, note le journal. D’abord celle du ministre gabonais des Affaires étrangères d'alors qui de?clarait qu'«il n'y a pas pe?ril en la demeure au Gabon, et qu'il ne voit pas pourquoi la communaute? internationale viendrait au chevet du Gabon». Puis, il y a eu l'interview d'Ali Bongo sur Radio France International (RFI), au cours de la- quelle il a déclaré que les chefs d’Etat africains peuvent toujours venir jouir de l'hospitalite? gabonaise. Peu de temps apre?s cette interview du chef de l’Etat gabonais, le Premier ministre d'alors, Daniel Ona Ondo, est venu donner à Abdoulaye Bathily la position officielle de l'Etat gabonais : «la visite de la délégation des chefs d'Etat africains n'est pas nécessaire». Une position des autorités gabonaises qui avait passablement agacé le Sénégalais, note “Libération”. 


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