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"On se bat contre la racaille mais pas contre les Arabes"


Bloqués par la police à l'entrée des Jardins de l'Empereur, "sanctuarisés" après un arrêté préfectoral y interdisant tout rassemblement, plusieurs centaines de manifestants ont défilé calmement dimanche dans d'autres quartiers populaires d'Ajaccio, après deux jours de dérapages racistes.

Rédigé par DakarFlash.com, le Dimanche 27 Décembre 2015 || 39 Partages

"On se bat contre la racaille mais pas contre les Arabes"
© afp.
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"On se bat contre la racaille mais pas contre les Arabes", ont scandé les meneurs appelant la foule à rester pacifique. "On n'est pas des casseurs", "on n'est pas des racistes", a enchaîné le cortège qui s'est successivement rendu à la préfecture - apposant sur ses grilles un drapeau corse à tête de maure -, dans les quartiers Sainte-Lucie et des Cannes, avant de revenir devant les Jardins de l'Empereur où une petite cinquantaine d'entre eux demeuraient en fin d'après-midi, a constaté un photographe de l'AFP.

"L'arrêté a été parfaitement respecté", a résumé le préfet de Corse Christophe Mirmand dimanche soir sur BFMTV, relevant que les manifestants n'avaient pas cherché à entrer dans le quartier visé par l'interdiction. Un important dispositif de police, notamment un véhicule équipé de barrières barrant la chaussée, les a empêchés de pénétrer dans ce quartier de quelque 450 logements.

Vendredi et samedi, des centaines de manifestants s'étaient rendus dans plusieurs quartiers populaires d'Ajaccio, dont les Jardins de l'Empereur, aux cris de: "on est chez nous", "Arabes dehors".


"Il faut que ces comportements cessent"
Mais dans la soirée, samedi, le préfet a pris un arrêté pour éviter les débordements dans ce quartier qui surplombe la ville. Le texte "qui prend effet aujourd?hui (dimanche, ndlr) et durera jusqu?au 4 janvier au moins" concerne "toutes les manifestations et les rassemblements, et les contrevenants sont passibles de sanction pénale", a-t-il précisé à l'AFP.

"Il faut que ces comportements cessent, ils altèrent l'image de la Corse", a ajouté le préfet, pointant "des propos choquants et inacceptables qui sont susceptibles de tomber sous le coup d'incrimination d?incitation à la haine et à la xénophobie". Comme les jours précédents, les manifestants entendent protester contre une embuscade survenue le soir de Noël au cours de laquelle deux pompiers et un policier ont été blessés.

Deux hommes âgés d'une vingtaine d'année ont par ailleurs été placés en garde à vue dimanche pour des faits qui avaient précédé l'agression des fonctionnaires, le 24 dans l'après-midi.


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