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PHOTOS – Gambie : La puissance de l’Armée Sénégalaise qui a surpris plus d'un !


Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 28 Janvier 2017 || 23256 partages || 0 commentaires

Les Chancelleries occidentales, notamment les Français et les Américains, n’en reviennent pas de voir la rapidité avec laquelle l’Armée Sénégalaise a pu, en moins de 48 heures, occuper tous les points stratégiques en Gambie, et téléporter dans ce pays pas moins de 3000 hommes. Il s’agit, selon des sources diplomatiques contactées par SENEMEDIA NEWS, d’une capacité de projection qui n’a rien à envier à ce qu’ils appellent des puissances militaires moyennes et même à de nombreux pays.

 

LepatrouilleurLeFouladou
 

LA FRANCE ET LES ETATS-UNIS ONT VOULU OFFRIR LEUR SOUTIEN MATÉRIEL ET LOGISTIQUE

 

Ces diplomates et conseillers militaires soutiennent que même si le Sénégal était intervenu sur de nombreux théâtres d’opération par le passé, notamment en Guinée Bissau, au Libéria et en Côte d’Ivoire, « il avait fallu le soutien logistique de la France, puisqu’à l’époque, le Sénégal n’avait qu’un Engin de Débarquement d’Infanteries et de Chars (Edic) appelé Carabane, qui ne pouvait pas transporter plus de 300 hommes ».

Aux premières heures de l’opération en Guinée Bissau, rappellent-ils, le Sénégal avait sollicité l’ambassadeur de France, André Lewin, pour pouvoir disposer d’une artillerie lourde pouvant faire face aux artilleurs bissau-giuinéens. L’armée de l’air n’existait pas, puisque le parc aviation était réduit à deux vieux Focker, dont l’un n’avait plus de certificat de navigation, un avion de surveillance devenu dangereux puisqu’il faisait trop de bruits « Imaginer que ce pays, moins de vingt ans après, dispose de drones de surveillance, d’avions de guerre, c’est rassurant pour un pays comme le Sénégal ».

 

C’est pourquoi, enseignent-ils, quand la question de l’intervention en Gambie s’est posée, « pour assurer une bonne maîtrise de la situation sur place, des pays se sont concertés, et la France et les Etats-Unis ont voulu offrir leur soutien matériel et logistique ». Ce que le Sénégal n’a pas attendu pour se déployer sur le terrain. C’est ainsi que dès les premières heures, la Marine sénégalaise et le bataillon des blindés ont fait le travail nécessaire, le Sénégal a, en une nuit, maîtrisé les différents points stratégiques comme le village de Kanilaï, maîtriser les zones d’infiltration rebelles à partir de la Casamance, faire agir ses corvettes et permettre à ses troupes amphibies de débarquer en toute sécurité.
 

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LA PERCÉE IMPRESSIONNANTE DE L’ARMÉE SÉNÉGALAISE EN GAMBIE

 

Dès la première soirée du 19 janvier 2017, le Sénégal a pu maîtriser la situation sans avoir eu besoin de l’appui aérien du Nigéria. « Sur le total des troupes, le Sénégal le Ghana a fourni 200 hommes et le Nigéria 100, un nombre symbolique à côté des 300 hommes déployés par le Sénégal. Donc, pour l’essentiel, on peut dire que dans la force de la Cedeao, la présence des autres pays n’est que symbolique. Et si cela était nécessaire, le Sénégal avait positionné son patrouilleur Le Fouladou, capable d’atteindre n’importe quelle position ennemie dans les pays environnants, des hélicoptères de combat, des EMI, des Gazelles et des Drones, sa dizaine d’avions d’attaque Tucaono, sans compter sa défense anti-aérienne, qui auraient pu faire le travail en quelques heures.

 

Maîtriser Jammeh n’était qu’une question de minutes puisque son village, où des armes lourdes et des minutions ont été trouvées, a été maîtrisé dès avant minuit, soit trois heures après l’entrée dans le territoire gambien par différents points. Le Sénégal a acquis deux corvettes, des navires de guerres équipées, et des avions de guerre dès 2013, dans le cadre de la coopération avec les Etats-Unis, récemment en Corée, mais n’a pas jugé utile de les utiliser. Nous savons que le blindage de ses engins, notamment ses chars, a été l’option qui a permis aujourd’hui de réduire à zéro le nombre de soldats morts à cause des mines ou des roquettes RPG des rebelles de Casamance ». Côté renseignements, c’est l’intelligence avec laquelle le Sénégal a pu utiliser ses ressources qui force l’admiration. « Le Sénégal est allé recruter parmi les meilleurs en télécoms, en informatique, directement des grandes écoles, pour les former, en faire des Gendarmes, dans les sections de recherche. Les femmes présentes dans les renseignements ont une capacité d’infiltration extraordinaire. Donc, les Sénégalais pouvaient à tout moment écouter Jammeh, brouiller sa communication, ou même pirater le site de la Présidence gambienne. Jammeh était cerné », ajoutent des spécialistes du renseignement.
 

Dronede Armealaise
 

JAMMEH AURAIT-IL EU PEUR DE L’ARMÉE SÉNÉGALAISE ?

 

De l’avis de ces diplomates, c’est sans doute cette puissance de feu du Sénégal qui a fait peur et interpellé les présidents Condé et Abdel Aziz, face à la détermination du Président Sall et de la Cedeao. « Il est clair que si Jammeh a cédé, pour partir, ce n’est pas parce qu’il est gentil ou qu’il a des égards pour ces deux Chefs d’Etat. La preuve c’est qu’il avait refusé au début. S’il a décidé de partir, c’est qu’il savait qu’il ne pouvait rien faire. D’autant que ses soldats se sont mis à genou face aux Commandos marins et parachutistes Sénégalais, déterminés, aguerris. Ce qui surprend surtout, selon nos interlocuteurs, c’est « de savoir que le Sénégal est aujourd’hui le 7ème pays contributeur dans le système des Nations Unies, avec 7 000 hommes dans les missions de paix. Il a 1000 hommes dans le Nord du Mali.

 

Et il lui fait toujours avoir une présence minimale dans le sud du pays. Malgré cela, l’état-major a été d’une rapidité et d’une efficacité qui forcent le respect, et qui font de ce pays une puissance dans la sous-région. Aujourd’hui, même le transport des troupes en Côte d’Ivoire, ainsi que la sécurité des sites officiels en Cote d’Ivoire et au Mali est assurée grâce au professionnalisme de l’armée sénégalaise, assurent-ils en chœurs.
 

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Armee senegalaise

Source : senemedia

 

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