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Pikine - D. Mb, frère de la défunte dont la tombe a été profanée : «Dieu punira les auteurs»


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 22 Septembre 2015 || 131 Partages

Pikine - D. Mb, frère de la défunte dont la tombe a été profanée : «Dieu punira les auteurs»

Jusque-là emmurée dans le silence, la famille de la défunte Nd. Mb, 43 ans, dont le corps a été exhumé et la tombe profanée au cimetière municipal de Pikine, est sortie de sa réserve. Mais, elle dit exclure toute action en justice pour que les auteurs de cet acte soient arrêtés et punis. «J’ai à la fois de la rancœur et du dégoût pour ceux qui nous ont imposé cette épreuve que nous allons traîner toute notre vie. Nous n’allons pas les poursuivre en justice. Nous sommes une famille de croyants. Dieu les punira, cela nous suffit», a déclaré D. Mb, frère de la défunte parlant au nom de la famille éplorée.

 

«Ce n’est pas la première fois qu’une tombe est profanée au Sénégal, mais jamais, je n’aurais pensé que ça pouvait tomber, un jour, sur un membre de ma famille. J’ai vraiment très mal», a confié D. Mb. Ce dernier qui a offert le gîte, pendant longtemps, à sa défunte sœur, avant que celle-ci ne soit terrassée par un accident cardiovasculaire dit être encore attristé.

 

Sur les derniers instants de la vie de sa défunte sœur, il confie qu’elle a été digne dans l’épreuve que lui a imposée le destin. «Jamais elle ne s’est plainte. Elle ne s’est jamais lamentée sur son triste sort, même arrivée au bout de sa vie, elle s’est résignée». Il ajoute que «pendant les 12 mois, même derniers, la défunte a lutté en silence contre le mal qui la rongeait après qu’elle a été victime d’un AVC. Ses proches qui l’ont internée à l’hôpital ont dépensé, sans compter, pour l’aider à retrouver l’usage d’une partie de son corps ramolli par la maladie. À sa sortie d’hôpital, un kinésithérapeute a été sollicité pour des séances de rééducation physique. Finalement, lorsque le mal s’est accentué, le kiné nous a conseillé d’arrêter le traitement et de bien la couver pour l’accompagner dans ses derniers instants sur terre. Cela, nous l’avons fait jusqu’au vendredi 11 septembre dernier, lorsque la mort a fini par l’emporter». 

 

Dans un entretien accordé, ce lundi, à L’Observateur, il a tenu à protéger sa famille et à la tenir loin de cette affaire de profanation qui, depuis quelques jours, l’empêche de trouver le sommeil. «Depuis que cela est arrivé, je passe des nuits à réfléchir et à revoir l’image de ma défunte sœur. Cette profanation, nous la vivons comme un drame. Car ma défunte sœur, restée longtemps malade, méritait plus des prières que d’être exhumée de sa tombe pour des intérêts bassement matériels», dit-il, avant de fondre en larmes.

 

La défunte, D. Mb,  le présente comme une personne trahie par la vie qui ne lui a réservé que de mauvais tours. N’empêche, en brave dame, elle a toujours su faire face, pour, au-delà des épreuves, relever la tête et continuer à couver sa petite famille. En effet, la défunte est mère de deux filles et d’un garçon. Tous sont devenus majeurs», informe D. Mb,  les yeux larmoyants.

 

S’il est si affecté par le traitement que les gens malintentionnés ont réservé à la sépulture de sa défunte sœur, il l’est plus pour ses trois neveux qui, malgré la clameur soulevée par cette affaire, ignorent toujours qu’il s’agit de la tombe de leur défunte mère.

 

«Le garçon a grandi maintenant et l’une des filles est en état de grossesse. Vous imaginez ce que cela peut faire comme dégât, s’ils apprennent qu’il s’agit  effectivement de la tombe de leur défunte mère ?», s’interroge D. MB qui en a profité pour brandir des documents dont un acte de décès, un bulletin de décès, pour démontrer que «l’enterrement de sa défunte sœur s’est fait dans les règles».


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