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Promotion-canapé dans le milieu de la presse : Acteurs du fantasme de l’ascenseur sexuel brisent le silence


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 23 Novembre 2015 || 552 Partages

Promotion-canapé dans le milieu de la presse : Acteurs du fantasme de l’ascenseur sexuel brisent le silence

La promotion-canapé est désormais un sport unisexe. Où le plus cynique des deux n’est pas toujours celui qu’on croit.  S’il est banal de voir des personnes gravir les échelons d’une entreprise aussi vite qu’un passage dans la chambre à coucher, il n’en reste pas moins que cette « promotion-canapé » recèlent de nombreuses zones d’ombres et de non-dits.

«Coucher pour réussir» reste un tabou, dont voici l’envers du décor. Dans ce mini-dossier réalisé par Actusen.com, pour la première fois, des acteurs de médias révèlent, incognito, l’envers du décor.

Etre présentatrice-vedette ou animatrice-télé, elles en rêvaient. Elles ont fait ce qu’il fallait pour l’obtenir, notamment simuler le désir ou l’amour. Payer de leur corps. Certaines en ressentent de la culpabilité, d’autres une jubilation un peu perverse. Si ces moyens semblent peu glorieux, et même moralement contestables, ils n’ont rien de surprenants.

Accepter un ou quelques échanges sexuels avec un supérieur a permis à ces prétendantes de gravir rapidement les échelons. Éviter l’épreuve de l’attente, l’affliction d’une déconvenue, la désolation d’un début de carrière à racler le bas de l’échelle, soit toutes les étapes que notre société assimile, à tort, à des échecs professionnels et personnels.

Recruteur dans le domaine des médias : “j’ai reçu, en entretien, plusieurs jeunes et moins jeunes, qui essayaient clairement de me pousser à leur demander de coucher en échange de l’obtention du poste”

Elles savent que choisir de « coucher pour réussir », est négliger les tenants et les aboutissants de cet échange de « bons procédés », qui se solde parfois par une relation de soumission, une situation d’enfermement dans un échec à venir. Le phénomène des candidates-canapé, peu relayé, existe bel et bien. Comme le montre ce témoignage d’un recruteur travaillant dans le domaine de la communication médias : «j’ai reçu, en entretien, plusieurs jeunes et moins jeunes, qui essayaient clairement de me pousser à leur demander de coucher en échange de l’obtention du poste. Elles m’ont sincèrement choqué et désolé», confie-t-il à Actusen.com.

L’irrespect se manifeste aussi dans l’autre sens : inciter quelqu’un à un rapport sexuel aux fins de sa propre réussite revient à l’instrumentaliser. « Comment construire une relation de travail avec quelqu’un qui part du principe que je suis un salopard ? » poursuit ce Directeur des Ressources humaines du média en question.

Mame Diarra : “j’ai accepté une relation avec le boss, pour avoir le stage que je voulais, absolument, dans une Rédaction. Malheureusement, nos relations se sont rapidement dégradées»

Il est très difficile de les faire parler. Les femmes, qui ont accepté de coucher pour réussir, ne le racontent jamais. C’est l’un des rares secrets qu’elles emporteront dans leurs tombes pour éviter d’être mal jugées ou d’être  stigmatisées par la Société. Actuellement, en chômage, Mame Diarra a accepté de coucher avec son boss, mais n’en tire aucun profit. Elle raconte son idylle : «j’ai accepté une relation avec le boss, pour avoir le stage que je voulais, absolument, dans une rédaction». Malheureusement, pour elle, l’envers du décor a vite resurgi. « Nos relations se sont rapidement dégradées. Il n’arrêtait pas de dire que j’étais incompétente. En réalité, j’étais mal à l’aise. Je suis partie avant la fin du stage».

 

Ancien Directeur des Programmes d’une chaîne de télé privée : «Khaleyi mom, damassi danne door ba doyalle » (les filles, je couchais avec elles à-tout-va)

Du côté de certains hommes ayant de grandes responsabilités dans les maisons de presse, on ne crache pas sur certaines opportunités. «Les femmes veulent apparaître à la télé, sans aucune qualification et nous, nous ne comptons pas nous laisser faire», glisse à Actusen.com ce responsable d’une Rédaction. Un ancien Directeur des Programmes d’une chaîne de télévision privée qui, lui, s’est laissé franchir cette limite, s’en souvient comme d’une « agréable récréation qui a profité aux deux parties.

“J’étais à une période compliquée de ma vie, cette histoire m’a apporté de l’air et ; en plus, cette jeune femme avait un super potentiel professionnel. Je savais que je pouvais lui faire confiance, côté discrétion… Bref, je suis content d’avoir été son booster de carrière et d’avoir pris du bon temps avec lui », explique l’ex-Directeur des Programmes.

Qui ajoute :«finalement c’était devenu une routine, je ne pouvais plus m’en passer, xalleyi damassi danne door b doyalle (les filles, je couchais avec elles à-tout-va)”. Toutefois, mal lui en a pris, car “c’est d’ailleurs à cause des rumeurs autour de mes escapades que j’ai perdu mon poste », avoue-t-il. Certes, les rôles s’inversent, mais pas les règles du jeu. Elles exigent toujours de part et d’autre autant de discrétion et d’habileté.

«La promotion-canapé est la cause de la médiocrité, dans les télés»

Dans la sphère médiatique sénégalaise, tous les jours, c’est de nouvelles têtes qu’on voit sur le petit écran. Des filles de teint clair, belles avec souvent des rondeurs, arrivent en masse. Dans ce constat régulier, ce journaliste spécialisé en télé y voit un casting pas comme les autres. «On sait tous que toutes ces belles filles ne viennent pas à la télé, gratuitement. En plus, on sait qu’elles n’ont aucun diplôme. Ceci dit, elles souvent enclines à passer dans un autre studio virtuel pour être testées par je ne sais pas quel moyen », affirme le journaliste.

Pour ce dernier, «cette absence de diplômes est ce qui explique d’ailleurs les bourdes qu’elles commettent à la télé. A chaque fois qu’elles parlent, les gens se demandent comment elles ont fait pour accéder à la télévision ; c’est déplorable et encore quand on sait qu’à coté il y a mille jeunes qui sont fraîchement diplômés et qui n’exercent nulle part. Au motif qu’elles n’acceptent pas cette promotion-canapé qui est en train de souiller et de polluer le milieu de la presse surtout celui de la télévision ».

En diagnostic, le mythe de l’ascenseur sexuel exprime surtout le malaise d’un monde du travail, où la notion de réussite est complètement vidée de son sens. Alors que la réussite suppose un accomplissement, et passe nécessairement par l’effort, la promotion-canapé repose sur le désir d’obtenir une place, en s’épargnant tout obstacle. Prenant acte que la zone grise  se définit comme une «zone difficile à limiter, où les personnes interagissent de façon complexe, l’une et l’autre tirant un bénéfice de sa position », le fantasme de l’ascenseur sexuel devient alors la zone grise de l’ambition professionnelle.

avec Actusen


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1.Posté par bijouxet layla le 23/11/2015 17:57
BONJOUR MES AMIS.
NAMONALENE.
PAS DE BOUSCULADE,PAS DE COUP DE POINT
HARMONY CASSE SES PRIX A NOUVEAU.
VENEZ VOUS EVADEZ AVEC LA MALIENNE ET LA SENEGALAISE.
UNE SEULE ADRESSE, UNE SEULE DESTINATION.
772696125/770617842

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