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Que disent les médias internationaux sur la ‘’Grande marche’’ de l’opposition sénégalaise?


Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 15 Octobre 2016 || 2558 Partages

BBC Afrique:

L’opposition sénégalaise avait appelé ses partisans à marcher.

Des centaines de manifestants, pour la plupart des jeunes et des femmes, se sont rassemblés à la place de l’Obélisque où ils ont ensuite marché vers le centre-ville.

Quelques minutes après leur passage devant le siège de la radio nationale, ils ont été stoppés par la police.

Les forces de l’ordre ont reçu ordre d’empêcher leur progression car n’étant pas autorisé à emprunter cette voie à la suite d’un désaccord entre le préfet de Dakar et les opposants.

Mécontents, certains manifestants ont riposté par des jets de pierres et ont brulé des pneus. Plusieurs d’entre eux ont été interpellés ainsi que des leaders de l’opposition.

De nombreux partisans de l’opposition ont été également blessés.
 

Jeune Afrique:

Autorisée la veille par les autorités sur un autre parcours que celui souhaité par les organisateurs, la marche de l’opposition a rapidement été dispersée par la police ce vendredi après-midi à Dakar.

La « grande marche » de l’opposition a finalement tourné court ce vendredi 14 octobre à Dakar. Environ 3 000 personnes avaient pourtant répondu à l’appel du Front pour la défense du Sénégal (Mankoo Wattu Sénégal), qui regroupe les principaux partis d’opposition.

Prévue de longue date, cette manifestation avait été autorisée jeudi soir par la préfecture mais sur un autre itinéraire que celui souhaité par les organisateurs. L’arrivée devant le ministère de l’Intérieur, en plein centre-ville, leur avait été refusée pour des raisons de sécurité et un parcours de substitution leur a été proposé.

À partir de 15h, les manifestants ont commencé à se rassembler calmement. Parmi eux, des militants du Parti démocratique sénégalais (PDS), du Grand parti, ou encore de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT).

« Nous ne voulons pas de violence mais juste exprimer librement notre mécontentement vis-à-vis de ce gouvernement. C’est un droit fondamental dans toute démocratie », expliquait Mohamed Diagne, un militant trentenaire de l’ACT, le parti de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye.

Gaz lacrymogènes contre jets de pierres

Le cortège s’est ensuite mis en branle en direction de ce qu’il considérait comme son point de départ initial : la place Doudou Ndiaye Rose, solidement tenue par les forces de l’ordre.

Dans la foule était visible des pancartes et slogans hostiles au pouvoir en place, comme « Macky Sall dégage » ou « Pétrole et gaz au peuple » (en référence aux récentes polémiques sur la production nationale de pétrole et gaz, dans laquelle le président et son frère cadet, Aliou Sall, sont accusés de corruption). Les principaux leaders de l’opposition, comme Oumar Sarr (PDS), Malick Gakou (Grand parti), ou encore Abdoul Mbaye (ACT), étaient présents.

Une fois sur la place, quelques manifestants ont tenté de forcer le cordon policier pour continuer en direction du centre-ville. Les forces de l’ordre ont immédiatement répliqué à coups de gaz lacrymogènes pour disperser la foule, au sein de laquelle certains ont répondu en jetant des pierres ou des pavés.

S’en suivirent plusieurs minutes d’affrontements de rue sporadiques entre policiers et manifestants, qui ont été repoussés jusqu’à la place de l’Obélisque, où certains individus ont été arrêtés.

« Dans quel pays sommes nous ? »

« C’est inadmissible ! Dans quel pays sommes-nous ? Il n’y a aucune démocratie sous Macky Sall », s’exclamait Bassirou, jeune militant du PDS. La prochaine fois, nous marcherons jusqu’au centre-ville quoi qu’il arrive. » Parmi les manifestants, beaucoup avaient du mal à dissimuler leur rancœur contre le pouvoir, accusé de réprimer ou interdire tout rassemblement public de l’opposition.

De fait, cette marche du 14 octobre était la première manifestation de l’opposition autorisée à Dakar depuis plusieurs mois.

« Les messages que nous voulions délivrer n’ont pas pu l’être et cela est regrettable », estime Abdoul Mbaye. « Nous sommes néanmoins très satisfaits de la mobilisation malgré la volonté manifeste de désorganisation de notre marche par les autorités ». Comme les autres cadres de l’opposition, le président de l’ACT promet d’ores et déjà que le Front de défense du Sénégal n’en restera pas là et qu’il organisera de nouvelles manifestations dans les semaines à venir.
 

RFI:

A Dakar, l’opposition était dans la rue ce vendredi 14 octobre. Et cette marche de l’opposition, qui a débuté dans une ambiance bon enfant a, au final, été dispersée par les forces de l’ordre. Quelque 2 à 3000 sympathisants du Front pour la défense du Sénégal, alliance notamment du Grand parti et du Parti démocratique sénégalais, sont descendus dans la rue pour défendre « les libertés » et critiquer la gestion du gouvernement dans un dossier sensible : celui du gaz.

Lors de cette marche, les manifestants exigeaient de la transparence dans les dossiers gaziers. « Nous voulons que tout se passe dans la plus grande transparence », lance un manifestant. Mais ce sont d’autres gaz, ceux poivrés des bombes lacrymogènes qui ont mis fin à leur marche.

Les forces de l’ordre ont mis fin à cette marche lorsque les leaders de l’opposition, notamment Malick Gakou du Grand Parti, coordonnateur du Front pour la défense du Sénégal et Oumar Sarr du PDS, appuyés par leurs sympathisants ont tenté de franchir le cordon de sécurité.

Avant cette fin mouvementée, la manifestation s’est déroulée dans une ambiance festive. Dans la foule, 2 à 3000 mille personnes selon nos estimations, Soufi, une maman fâchée et fan de Karim Wade. « On est fatigués, nos enfants sont fatigués ! Je rêve que notre président soit Karim Wade ! »

Alors qu’au même moment, Aliou Sall, le frère du président confirmait qu’il ne travaillera plus au Sénégal mais dans la sous-région pour Timis Corporation, groupe qui détient 30% des droits de prospection sur les immenses gisements gaziers, Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre de Macky Sall, est loin d’être convaincu. « Dans toute démocratie majeure, ce qui a été avoué par le frère du président Macky Sall aurait motivé la démission d’un chef d’Etat ! », assure Abdoul Mbaye à RFI.

Les yeux rougis par les lacrymogènes, courant pour échapper aux forces de l’ordre, deux jeunes militants de l’opposition, à l’image de leurs leaders, annonçaient de nouvelles marches. « Nous sommes dans un Etat de droit et nous remarcherons, tôt ou tard ! », lance l’un. « Le pouvoir appartient au peuple » renchérit l’autre.

source: azactu


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