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RD Congo : de violentes manifestations anti-Kabila font au moins 37 morts


De violentes manifestations hostiles au président Kabila ont provoqué la mort d'au moins 37 personnes à Kinshasa entre lundi et mardi, selon Human Rights Watch. Trois sièges de partis d'opposition ont, en outre, été incendiés.

Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 20 Septembre 2016 || 939 Partages

La République démocratique du Congo (RD Congo) renoue avec ses vieux démons. Human Rights Watch (HRW) a dit mardi 20 septembre disposer d'"informations crédibles" indiquant qu'au moins 37 personnes ont été tuées par les forces de sécurité après de violentes manifestations de l'opposition en République démocratique du Congo (RDC).

Selon Ida Sawyer, chargé de l'Afrique au sein de l'ONG, 20 personnes sont mortes lors des manifestations de lundi et 17 autres depuis. "La plupart des victimes ont été tuées lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu sur les manifestants. D'autres sont mortes la nuit dernière quand les forces de sécurité ont incendié le siège d'un parti de l'opposition", déclare-t-elle dans un courriel envoyé à Reuters.

La veille, des heurts meurtriers sont survenus à Kinshasa, où l'opposition avait appelé à manifester pour exiger du président Joseph Kabila qu’il quitte le pouvoir à l'issue de son mandat, le 20 décembre, et convoque l’élection présidentielle dans les temps. Selon la Constitution, mardi 20 septembre est la date limite pour convier les électeurs aux urnes.

Dans la nuit de lundi à mardi, plusieurs partis d'opposition et leur siège dans la capitale étaient en proie aux flammes, dont celui de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le premier parti d'opposition à l'Assemblée nationale congolaise. "Il y avait ce matin une importante présence policière sur place. Les quelques regroupements ont été éparpillés et le calme semble être revenu", rapporte Thomas Nicolon, correspondant de France 24 à Kinshasa.

Bidons d'essence

Aux locaux de l'UDPS se trouvent au moins deux corps calcinés et quatre blessés graves, a pu constater Thomas Nicolon. Dans l'enceinte du bâtiment, des bidons d'essence renversés témoignaient du caractère criminel de l'incendie, rapporte également l'AFP.

Au siège des Forces novatrices pour l'union et la solidarité (Fonus), autre parti d'opposition, un militant commis à la garde des lieux a affirmé à l'AFP que le feu avait été allumé aux bâtiments préalablement aspergés d'essence par des hommes armés, en tenue civile, arrivés en jeep à 4 h du matin (heure locale).

>> À voir dans la Revue de presse internationale : "Le sang a coulé en RDC"

Les bilans humains des échauffourées de la veille varient selon les sources : 17 morts pour le pouvoir contre plus de 50 pour le "Rassemblement" de l'opposition. L’un et l’autre se renvoient la responsabilité des violences, comme en janvier 2015, lorsque des émeutes ont totalement échappé au contrôle des deux camps après la répression violente de manifestation anti-Kabila dans la capitale. On avait alors dénombré plusieurs dizaines de personnes tuées en trois jours.


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