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Rassemblement contre « la tyrannie de la France et du Franc CFA »: Yoonu Askan Wi sonne la mobilisation


A l’appel de l’ONG Urgences Panafricanistes, du Front anti APE anti CFA, du Mouvement « Y En A Marre » et d’autres organisations, se tiendra demain samedi 16 septembre 2017 à partir de 15 heures à la Place de la Nation ex-Place de l’Obélisque, un rassemblement pour dire non au franc CFA.

Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 15 Septembre 2017 || 31 partages || 0 commentaires

« Simultanément, d’autres africains dans plus d’une dizaine d’autres localités au Sénégal, en Afrique et dans le monde, manifesteront leur opposition à la domination coloniale qui perdure à travers le franc CFA. Ce type de manifestations a été enclenché depuis le 07 janvier 2017. Ces mobilisations contre le franc CFA, pour avoir libéré la parole monétaire dans les pays de la zone franc, font si peur qu’elles ont obligé depuis le début de l’année les présidents français, africains, des candidats à l’élection présidentielle française et la BCEAO, à participer au débat ainsi imposé par la jeunesse africaine qui cherche si légitimement à en finir avec un des instruments d’oppression de 150 millions d’africains regroupés dans 15 pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et les Comores », professe « Yoonu Askan Wi ». 
  
« Pour avoir brûlé un billet de cette monnaie néocoloniale, Kémi Séba a fait l’objet d’une plainte de la part de la BCEAO, procédure qui devant le tribunal, a débouché sur une relaxe pure et simple. Et pourtant, l’Etat du Sénégal n’a trouvé rien de mieux à faire que d’expulser brutalement et illégalement Kémi Séba, sous le fallacieux prétexte de « menace grave de trouble à l’ordre public» ! Par cet acte, l’Etat collabo du Sénégal, plus royaliste que le roi de France, montre qu’à ses yeux, il n’existe pas de « teranga » (hospitalité) sénégalaise pour les résistants au Franc CFA. C’est ainsi d’ailleurs qu’il faut aussi comprendre les arrestations de Thiat et Simon de Y En A Marre ainsi que de Mamadou Diouf lors de l’expulsion de Kémi Séba. Mais également l’arrestation, les scandaleuses brutalités et les tortures infligées à notre camarade Guy Marius Sagna, membre du Secrétariat Permanent de Yoonu Askan Wi et ancien Directeur de campagne de la coalition électorale Ndawi Askan Wi lors des législatives de juillet dernier », s’indigne le Secrétariat Permanent de ladite coalition qui avait Ousmane Sonko comme tête de liste. Dans son Contrat de législature, ce dernier avait déjà clairement inscrit sa volonté d’« Œuvrer sans délai à l’abolition de la Zone Franc, en vue de la création d’une monnaie sous-régionale, commune et souveraine, conformément à l’accord conclu depuis longtemps au sein de la CDEAO ». 

Dans un communiqué parvenu à PressAfrik.com, Yoonu Askan Wi de rappeler que « la 6eme des 13 mesures phares proposées pour la 13eme législature préconisait d’« Abroger tous les traités, conventions  et autres accords inégaux, tant bilatéraux que multilatéraux, dans les domaines politique et sécuritaire, économique et financier, culturel et scientifique, avant d’envisager leur renégociation éventuelle sur une base souveraine et égalitaire (Franc CFA, APE, bases militaires étrangères, etc.) ». 

Ainsi, le Mouvement pour l’autonomie populaire, impliqué aux côtés d’autres forces politiques, sociales et citoyennes dans les luttes contre les APE et le franc CFA, dans le cadre du Front anti APE anti CFA, indique « (avoir) participé activement et sous des formes multiples, aux diverses mobilisations menées, notamment depuis janvier 2017 ». « Les situations de domination, d’oppression et de répression dans notre pays, en Afrique et dans le monde sont plus qu’alarmantes et interpellent tous les démocrates et progressistes : les récentes élections législatives au Sénégal ont été un chaos organisé, planifié et froidement exécuté, de sorte que les conditions d’organisation consensuelle d’un scrutin régulier, transparent et honnête sont plus que jamais une exigence citoyenne incontournable de démocratie, de paix et de développement. Les marches pacifiques pour une réforme de la Constitution, initiées au Togo depuis Août dernier par l’opposition, en particulier par le Parti National Panafricain avec à sa tête Tikpi Salifou Atchadam, traduisent la volonté ferme d’en finir avec la dynastie Gnassimgbé au pouvoir depuis plus de cinquante ans. Le piétinement incessant des droits du peuple palestinien martyr, les tentatives répétées de déstabilisation de la Révolution bolivarienne du Venezuela, le sort des Rohingyas, victimes d’un effroyable et scandaleux « nettoyage ethnique et religieux » en Birmanie, témoignent amplement de la barbarie du monde contemporain sous domination capitaliste et impérialiste, dont il est urgent de se débarrasser au profit d’une alter-civilisation d’humanité authentique, de fraternité, de dignité, de respect et d’égalité », scande-t-il. 

Et, dans un tel contexte, Yoonu Askan Wi lance « un appel à tous les patriotes, démocrates et panafricanistes pour une mobilisation et une participation de masse au rassemblement pacifique ce 16 Septembre à la Place de l’Obélisque. Ce, afin d’exiger « le retour de Kemi Séba au Sénégal auprès de ses camarades, de son épouse, de ses enfants et de sa famille, l’expulsion immédiate de la France des conseils d’administration des banques centrales des zones CFA et le rapatriement sans délai en Afrique de nos réserves de change confisquées par le Trésor français, la définition et la mise en pratique de mesures concertées en vue de diligenter, pour ce qui concerne notre espace sous régional, la création de la monnaie commune ouest africaine dans le cadre de la CEDEAO, le respect par l'Etat du Sénégal des principes démocratiques et républicains, en particulier du droit constitutionnel de manifester, notamment le 16 septembre 2017 contre le franc CFA, les APE et la sujétion néocoloniale, la solidarité active avec les justes luttes des peuples et des minorités dont les droits fondamentaux sont bafoués à travers le monde ». 
 

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