Le Front national battu partout, une droite qui conquiert plusieurs régions, et une gauche qui résiste tant bien que mal : tels sont les principaux enseignements du second tour des élections régionales, dimanche 13 décembre, selon notre estimation Ipsos-Sopra Steria à 20 heures.
 

Dans toutes les régions, les électeurs se sont davantage mobilisés que dimanche dernier : selon Ipsos, l'abstention ne serait que de 41,5%, contre plus de 50% il y a une semaine.

Les résultats étaient particulièrement attendus dans les deux régions où le PS, arrivé troisième, s'était désisté pour faire barrage au Front national. En Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Marine Le Pen (42,3%) chute lourdement face à Xavier Bertrand (57,7%). Même chose en Provence-Alpes-Côte d'Azur, pour Marion Maréchal-Le Pen (45,2%) face à Christian Estrosi (54,8%).

En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, autre région sur laquelle le FN misait le plus d'espoir, le maintien de Jean-Pierre Masseret (15,8%), au mépris des consignes du PS, n'a pas profité à Florian Philippot (36,3%). C'est le candidat de la droite et du centre, Philippe Richert, qui l'emporte largement, avec plus de 10 points d'avance (47,9%).

La gauche crée la surprise en Centre-Val de Loire

La droite s'impose également en Pays de la Loire, assez largement, et avec une avance moindre en Auvergne-Rhône-Alpes. Comme attendu, la gauche résiste grâce à ses victoires en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, en Bretagne et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Moins attendu : elle s'impose aussi en Centre-Val de Loire, mais aussi en Bourgogne-Franche-Comté. En Corse, c'est l'alliance des partis nationalistes qui arrive largement en tête de ce second tour.

La situation reste indécise dans une région : en Normandie, droite et gauche sont au coude-à-coude, avec 36,3% pour Nicolas Mayer-Rossignol comme pour Hervé Morin. En raison des horaires tardifs de fermeture des bureaux de vote, l'estimation pour la région Ile-de-France n'est pas encore disponible.