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Sa vie de mannequin, ses prétendants… Soumboulou Bathily se confie


Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 8 Octobre 2015 || 922 Partages

C’est l’une des valeurs sûres du théâtre sénégalais. Au sein du mythique groupe de Thiès «Soleil-levant», elle ne cesse de démontrer à souhait son génie, dans la série à succès «Wiri-Wiri». Alors que rien ne la prédestinait à devenir comédienne, Soumboulou Bathily s’est d’abord essayée au mannequinat, avant de comprendre qu’elle n’était pas faite pour les planches. Dans cet entretien, elle lève un coin du voile sur cette partie de sa vie, sur son adolescence marquée par la perte de son père, sa rencontre avec la bande à Sanekh. A cœur ouvert…

 

Que pouvez-vous nous apprendre de plus sur vous ?

Je m’appelle Soumboulou Bathily. Je suis artiste-comédienne. Je suis également la présentatrice du concours de beauté «Miss Labado» sur la 2STv. Je suis née à Pikine (banlieue de Dakar) où j’ai grandi et fait mes humanités. J’ai étudié jusqu’en classe de Troisième avant de lâcher l’école. J’étais un peu maladive à l’époque, ce qui m’a un peu poussée à prendre du retard sur les études. C’est à cette même période qu’un drame est survenu dans ma vie : le décès de mon père. Il ne m’était plus possible de continuer à aller à l’école, faute de moyens. Jai donc arrêté pour me livrer à des petits métiers. J’ai voulu m’essayer à la Comptabilité, mais cela n’a pas abouti. C’est ainsi que j’ai atterri dans le mannequinat. Avec un peu d’expérience dans le milieu, j’ai tenté ma chance à «Oscars des Vacances» pour devenir Miss. Je suis allée loin dans la compétition, puisque j’ai fini parmi les finalistes. Même si je n’ai pas gagné, j’y ai quand même laissé mon emprunte. Aziz Samb a repéré mon potentiel et m’a prise sous son aile. Il m’a fait intégrer son staff et nous avons travaillé pendant 8 années, au cours desquelles, j’ai beaucoup appris. J’ai voulu en même temps prospérer dans le milieu des planches, mais cela n’a pas trop marché. C’est un métier qui ne m’était pas destiné. En plus, mon mentor Aziz Samb ne voulait pas trop que je m’avance dans ce domaine. Après quelques défilés et castings, j’ai arrêté pour me tourner vers autre chose.

Après le mannequinat, vous vous êtes convertie en comédienne. Comment s’est faite la transition ?

Les choses se sont faites naturellement. Je dois aussi dire que le théâtre me passionnait beaucoup, même si je n’ai jamais manifesté l’envie d’en faire mon métier. C’est au détour d’une conversation avec une connaissance, que cette dernière m’a proposé de jouer dans un téléfilm. J’ai tout de suite été emballée par l’idée et surtout, je pensais avoir le talent pour. Je suis donc allée voir Mansour Mbaye Madiaga (Comédien producteur) pour lui parler de mon intention de tenter ma chance dans la comédie. Il a tout de suite refroidi mes ardeurs, en me disant que ce n’était pas aussi facile que je le pensais, qu’il ne suffisait pas d’avoir des caméras et un scénario. Il m’a en somme conseillé d’apprendre les ficelles du métier et de ne pas trop me précipiter. Sur ce, je suis restée à ses côtés, il m’a coachée avant que je n’intègre sa troupe. C’est là que j’ai appris le jeu, pendant 4 ans. C’est grâce à Mansour Mbaye que je suis devenue la comédienne que l’on connaît et apprécie. Je ne le remercierai jamais assez de m’avoir ouvert ses portes. J’ai joué dans plusieurs pièces comme «Nattu Yallah», «Baaye», «Thiey-ci Rewmi» qui m’ont véritablement lancée et beaucoup d’autres productions, avant que je ne commence à travailler avec la troupe Soleil-levant.

Comment s’est passée votre rencontre avec la troupe «Soleil-levant» de Thiès ?

J’ai connu les membres de la troupe «Soleil-levant» de Thiès par l’entremise d’un des leurs, Cheikhou Guèye alias Sanekh. Il avait fait appel à moi pour un casting, mais malheureusement, cela n’a pas pu se faire. Chemin faisant, ils m’ont coptée pour faire partie de l’émission «Ngonal» diffusée sur la TFM (Télé futurs médias). Ce qui a grandement contribué à mon éclosion, d’autant plus que c’est une émission très suivie. Ensuite, il y a eu la série «Wiri-Wiri» qui s’est révélée être un véritable succès du petit-écran.

«Je suis très complice avec Sanekh, Cheikh Ndiaye et Aziz Niane»

Quelle est votre relation avec la bande à Cheikh Ndiaye ?

Ils m’ont tout de suite accueillie à bras ouverts. Je me suis sentie comme chez moi et nous sommes vite devenus des complices. Nous sommes comme une famille. Nous passons le plus clair de notre temps ensemble. Lorsque nous ne tournons pas, ils prennent le temps de m’appeler au téléphone et de prendre de mes nouvelles. Avant mon intégration dans la troupe, ils sont allés voir Mansour Mbaye Madiaga pour lui parler des projets qu’ils avaient pour moi. Ce dernier qu’ils considèrent comme leur aîné, leur a également facilité les choses en leur disant que nous avons tous le même intérêt : le triomphe du Théâtre sénégalais.

On peut donc dire que vous êtes aujourd’hui, un membre à part entière de la troupe «Soleil-levant». Ce n’est pas juste une incursion ?

Oui, j’en fais partie…

La série «Wiri-Wiri», actuellement diffusée sur la TFM, est une réussite. Vous faites partie des acteurs principaux. Comment parvenez-vous à gérer ce succès que vous ne connaissiez pas jusqu’ici ?

 

C’est un combat perpétuel. Nous sommes une équipe unie et tous les jours, nous faisons de notre mieux pour mériter cette marque de confiance et cette sympathie du public. Une chose est certaine, le succès, aussi fulgurant soit-il, ne va rien changer dans ma façon d’être. Je suis la même Soumboulou d’avant. De toute manière, il ne sert à rien de prendre la grosse tête, car le succès est éphémère. Le seul changement qui mérite d’être pris en compte dans ma vie actuellement, c’est le bonheur que je sème dans le cœur de mes fans. Ils sont heureux de me voir jouer. Leurs messages de soutien suffisent amplement à me rendre heureuse. Je rends grâce à Dieu pour ses milliers de personnes qu’Il a mis sur de mon chemin. Ceux-là qui sont partout dans le monde, me donnent la force et le courage de continuer, de persévérer. Je les considère bien plus que des fans, ce sont mes amis.

Est-ce facile pour vous de vous mouvoir dans la peau d’un personnage ?

Il faut surtout de la concentration et de la modestie avant tout. Ne pas se laisser emporter par le paraître, au point de vouloir coûte que coûte valoriser ses chaussures, ses habits, son joli visage ou autres. Ce n’est pas ce qui compte. L’objectif étant de jouer un rôle de telle sorte que ceux qui suivent puissent s’y retrouver. On doit tout donner et faire abstraction de ses problèmes personnels. La patience est tout aussi importante. C’est comme un cursus scolaire. On prend le temps d’apprendre, de se parfaire, de passer en classe supérieure. On fait le maximum pour être la meilleure élève qui soit.

Parmi les scènes tournées, quelle est celle qui vous a le plus marquée ?

C’est la scène où je voulais me suicider en me couchant sur les rails. Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie. Allongée, je sentais les rails vibrer et j’entendais le train qui approchait. Et pour ne rien arranger, il y avait Sanekh à côté qui me chambrait en me disant que tous ceux qui s’étaient couchés sur ces rails avaient trouvé la mort. Je n’étais pas du tout rassurée et ce n’était pas facile pour moi de me concentrer sur mon jeu. Au moment où j’ai enfin réussi à le faire, où la scène était en boîte, lorsque je me suis enfin relevée, le train est passé à la seconde près. Une minute de plus et je me faisais aplatir…

«Je ne veux rien attendre d’un homme. Je veux réussir par moi-même»

Puisqu’on vous voit plus souvent à la télé, le rang de vos courtisans a dû s’allonger. Combien de prétendants se bousculent à vos pieds et vous en êtes à combien de demandes en mariage ?

Je ne vous cache pas que mes prétendants sont plus nombreux actuellement. Ce serait mentir que de dire le contraire. Je considère que c’est dans l’ordre normal des choses. Les demandes en mariage affluent de plus en plus…

Seulement, vous avez peur de vous engager aux côtés d’un homme. Vous aviez une fois dit que les hommes étaient dangereux. Êtes-vous toujours de cet avis ?

C’est vrai que j’ai un peu peur des hommes. Toutefois, moins qu’avant. En plus, lorsque je disais qu’ils étaient dangereux, c’était dans un autre contexte. J’ai dit qu’il fallait que je puisse voler de mes propres ailes avant de m’engager aux côtés d’un homme car, ce serait risqué de tenter le contraire. Les hommes d’aujourd’hui n’aiment pas avoir une épouse dépendante. Même s’ils l’acceptent au début, ils finiront par vous en vouloir et vous montrer un autre visage. C’est ma philosophie, je ne veux rien attendre d’un homme. Je l’ai très tôt compris, c’est pourquoi je me suis toujours battu bec et ongles pour réussir par moi-même.

A quand le mariage de Soumboulou ?

Très bientôt Inchallah (s’il plait à Dieu) ! Priez pour moi…

L’Obs

 

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