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Saliou Ciss, homme en forme de VA : «Je veux tellement effacer cette image...»


Homme en forme de VA qui joue ce samedi après-midi au Havre, Saliou Ciss (27 ans) explique les raisons de son retour après une saison en demi-teinte. Il veut montrer son vrai visage et décoller l'étiquette du méchant.

Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 10 Septembre 2016 || 636 Partages

Saliou Ciss, homme en forme de VA : «Je veux tellement effacer cette image...»
Il revit, Saliou Ciss. Ça se voit sur le terrain, mais aussi dans son sourire qu’il a retrouvé beaucoup plus franc. Plus authentique, proche du bon équipier qu’il est, un garçon simple, calme et réservé, doué pour le foot et généreux dans l’effort.

Grand artisan de la victoire avant la trêve face à Laval (2-0, une passe décisive puis un but), le piston du couloir gauche de VA a confirmé sa grande forme en sélection, avec le Sénégal face à la Namibie (2-0). Débordement avec un double petit pont qui se termine par un penalty... Les images tournent en boucle et l’amusent. « Ça fait plaisir d’être vu par beaucoup de monde », rigole-t-il, pas peu fier de sa performance qui rejoint au rayon de ses bonheurs du moment son élection de joueur du mois d’août par les supporters.
 

Remise en question

 

On sent un besoin de reconnaissance après une saison d’incompréhension. « Une saison ratée », juge-t-il, sévère. Beaucoup sont restés sur son dérapage à Brest en octobre. Un carton rouge, de l’emportement contre tous, y compris ses équipiers. «C’était inacceptable, mais je vivais ça comme une telle injustice… Je n’ai pas réussi à digérer», confie-t-il. Et c’est comme ça que sa saison lui est restée sur l’estomac, entre les suspensions fréquentes et les blessures.

Au total, 14 matchs seulement. Une grande perte pour lui et pour son club, privé de son talent. De son influence traduite en statistiques : 3 passes décisives, 8 victoires, 4 matchs nuls et seulement 2 défaites en 14 matchs. Cela laisse le sentiment d’un grand gâchis qui le fait soupirer. « Je n’étais pas là. Cette étiquette… Je ne comprenais pas. Je ne parvenais plus à dormir, mon humeur et mes performances s’en ressentaient. »

Le rebond a été compliqué. Entamé en fin de saison dernière, il n’est arrivé que cet été grâce à une remise en question. « Il fallait que je me rattrape. Je veux tellement effacer cette image… », assure-t-il. C’est au Sénégal, auprès des siens, qu’il a réfléchi. « J’ai beaucoup discuté avec mon père, qui a été pro en France comme moi, qui jouait excentré gauche comme moi. Qui me comprend. Il m’a permis de tourner la page », raconte-t-il. Et l’a aussi remis au travail. « Je me suis remis en forme avec lui  », sourit-il, apaisé.

Plus mûr, plus sage et toujours affûté pour la compétition. « J’ai appris, mais mon caractère sur le terrain reste le même. Pour moi, ce qui compte, c’est gagner. Je n’aime pas perdre. Quand je perds, je rentre, je ne mange pas, je pleure… » C’est vraiment son sourire qu’on préfère.

 

Source : Nord Eclair

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