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Saloum Saloum, après sa sortie de prison : «Que les policiers me laissent tranquille»


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 7 Décembre 2015 || 71 Partages

Libre après sa détention, le lutteur Saloum Saloum retrace le film de son arrestation dans les colonnes du quotidien Sunu Lamb.

« Je suis victime de ma popularité. Certains policiers de Grand Dakar me font trop de torts. Mais un jour, tout se saura. Il suffit qu’ils aperçoivent Saloum Saloum dans un coin de la rue pour le mettre dans le panier à salade. Je n’en peux plus, trop c’est trop. Le jour de mon arrestation, j’étais sorti acheter de quoi manger. Il était 20 heures. La voiture de la police, arrivée à ma hauteur, s’est arrêtée près de moi. Un des policiers m’a demandé ma pièce d’identité, je lui ai répondu que je l’avais laissée à la maison. Il m’a mis dans le panier à salade. Le plus bizarre dans cette affaire, un des policiers m’a dit «Saloum on sait que tu as un combat, donne nous notre part du cachet ». Je lui ai répondu : «Je n’ai pas encore reçu d’avance.» Et ils m’ont embarqué. Je n’accepterais jamais le chantage. Je suis un Baye Fall. Les policiers ont le doit de m’embarquer, parce que je n’avais pas de pièce d’identité. Mais si c’est pour me demander de l’argent, là je refuse. Devant le juge, les policiers ont présenté un PV d’un autre détenu. Après investigation, le juge m’a relaxé au bénéfice du doute », déclare-t-il.

Et de poursuivre : « Je lance un appel aux policiers, je veux qu’ils me laissent tranquille, en paix. Ma mère a 82 ans et elle a vendu son collier en or d’une valeur de 800.000 FCFA rien que pour me sortir de ce pétrin dans lequel m’ont mis certains policiers ».

Souvent cité dans des histoires de drogues, Saloum Saloum affirme être victime de sa popularité : « Je suis victime de ma popularité. Je ne veux pas entrer dans les détails, mais je peux vous jurer que je me trouve souvent au mauvais endroit ».

Le poulain de Birahim Ndiaye fustige le manque de soutien des acteurs de la lutte durant son séjour en prison.

 

« Je ne suis pas hypocrite. Je n’ai pas senti le soutien des acteurs de la lutte, excepté le promoteur Bamba Faye. Il faut qu’on arrête la discrimination dans l’arène. On est tous des acteurs de la lutte. Si l’un d’entre nous est dans des difficultés, il faut qu’on l’aide », déplore-t-il.

Par rapport à son prochain combat organisé par Bamba Faye contre Domou Dangou, Saloum-Saloum reste optimiste et affirme : « On (le promoteur Bamba Faye) s’entend chaque jour au téléphone. Il m’a informé que c’est Mohamed (RDV) qui doit s’occuper de cette affiche. Je reste à l’écoute. Je n’ai pas encore reçu d’avance sur cachet. Normalement, je dois lutter à la date du 6 mars. C’est Bamba Faye qui m’a donné l’information ».

 

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