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Sandiniery : Eldorado des charretiers


Sandiniery est la capitale du fruit à Dakar. Ce grand au cœur de Sandaga emploi beaucoup de jeunes. Parmi eux les charretiers, ils font partie intégrantes de cette petite ruelle. Un métier pas tellement connu. Découverte avec DakarFlash

Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 30 Novembre 2016 || 1701 partages || 0 commentaires

image d'illustration
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L’étroite rue Sandiniéry du centre ville fait partie des ruelles les plus célèbres de Dakar. Des qu’on évoque le nom, on pense automatiquement aux fruits. C’est la même ferveur toute l’année d’où son sobriquet légendaire « la rue aux quatre saisons ».
Les camions, alignés le long des magasins, débarquent des produits divers, venus de tous les coins du monde.
A 10h, l’ambiance atteint son paroxysme. Vendeurs comme acheteurs tentent de trouver des accords. Lorsqu’on entame la traversée de cette ruelle, nous sommes obligés d’esquiver les virevoltants charretiers. Un métier qui à attiré notre attention. Communément appelé « Pousse-Pousse » ; ils sont chargés de transporter les fruits. Ces professionnels du transit sont la cheville ouvrière de tout travail dans ce grand marché.
Abdoul Djibril, vendeur de fruits interrogé par DakarFlash insiste sur la place importante des charretiers dans l’économie du marché de fruits de Sandaga. « Quand les clients viennent et ne trouvent pas de charretiers. C’est très compliqué pour nous les vendeurs. Car on forme une chaine. Et nul ne peut aller sans l’autre. C’est un moyen de transport qui fait notre bonheur. On ne peut pas s’imaginer travailler sans eux »
Un métier qui pour la plupart constitue un tremplin pour amasser un maximum d’argent afin d’entamer d’autres projets. C’est le cas d’Amadou Diouldé trouvé par DakarFlash. De teint clair, la vingtaine dépassée et les muscles bien relevés, ce jeune d’origine guinéenne ne ressent aucun complexe même s’il dit guetter une porte de sortie. Il affirme que « je n’ai pas le choix sinon je ne serais pas charretier. On prend ce qu’on a sous les mains car je suis père de famille. Donc c’est le seul moyen de subvenir à mes besoin ».
Ces besoins justement, certains s’en sortent bien. Les recettes journalières sont plus ou moins importantes. Le seul problème que déplore ce charretier Mamadou Saliou c’est la constance.  A la question de savoir combien il gagne par jour. Il répond sans ambages : «  cela dépend des jours. Pour les recettes,  ça varie de 3000fCfa à 5000fCFa par jour. Des fois, on a 2500fCfa voire 4000fCfa. Quand ça marche, on peut même gagner jusqu’à 7000fCfa. C’est ça le métier de charretier »
Un autre fait semble marquer. C’est le fait qu’on pense être à Conakry, à l’image des occupants la plupart sont d’origine guinéenne.
La rédaction de Dakarflash

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