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Soulagement en Gambie à l’annonce du départ de Jammeh


Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 21 Janvier 2017 || 2178 partages || 0 commentaires

L’inquiétude générale qui avait envahi la Gambie s’est transformée en soulagement prudent, suite à l’annonce par l’ex-président Yahya Jammeh lui-même de son départ du pouvoir.
M. Jammeh a fait cette annonce sur les antennes de la radiotélévision d’Etat aux premières de samedi, en envoyant un signe de répit à ses compatriotes qui attendaient impatiemment la confirmation de cette nouvelle.
Son discours, dans lequel il a parlé de son souhait absolu de préserver la paix et la tranquillité en Gambie a été à nouveau rediffusé samedi sur la GRTS, alors que des avions de combat nigérians survolaient la capitale, Banjul.
Jammeh, au pouvoir depuis un coup d’Etat sans effusion de sang en 1994 avait dirigé la Gambie d’une main de fer, sur fond d’accusation de graves violations des droits de l’homme.
Réagissant aux derniers développements, Kebba Ansu Manneh, un jeune militant a déclaré que les Gambiens venaient de récupérer leur pays des griffes d’un dictateur brutal.
Ebrima Sillah, un activiste et ancien journaliste de la BBC a déclaré que désormais, la tâche la plus importante devrait être la poursuite du processus judiciaire en Gambie.
Sur sa page Facebook, M. Sillah, qui a été en exil pendant plus de 11 ans après que sa maison a été attaquée par des pyromanes, a déclaré : “La prochaine grande bataille vient de commencer : faire tout et n’importe quoi pour amener Yahya Jammeh, ses tueurs et ses associés en affaires à rendre compte … et sans exception, y compris ceux qui font semblant d’être avec les gens aujourd’hui”.
Salieu Jallow a quant à lui déclaré que bien que Jammeh ait confirmé son départ, il devrait quitter et ne jamais être autorisé à retourner en Gambie, d’où 25.000 personnes avaient fui vers les pays voisins au cours de la crise politique.
“Tant que Jammeh sera dans le pays, les Gambiens ne lui feront pas confiance et je pense que c’est la bonne chose à faire que de le forcer à quitter”, a estimé Jallow.
Kunda Ceesay, une femme qui, comme beaucoup d’autres Gambiens, avait craint pour le pire, après que la CDEAO a mis à exécution sa menace d’envahir la Gambie dans le but de forcer Jammeh à se retirer, a déclaré : “Nous sommes si reconnaissants que Dieu nous ait évité ce désastre”.
Tala Jobe se faisant l’écho du sentiment de méfiance publique entourant encore la redoutable imprévisibilité de M. Jammeh a déclaré cyniquement: “J’espère seulement qu’il ne changera pas d’avis”, faisant allusion à la nature erratique de l’ancien leader.
Les Gambiens et le reste du monde ont réagi avec indignation, lorsque l’ancien président Jammeh a fait une volte-face spectaculaire pour contester les résultats de l’élection présidentielle du mois dernier, une semaine après avoir concédé la défaite à son successeur Adama Barrow.
En attendant, il y a eu des célébrations silencieuses dans les rues, à l’annonce du départ imminent de Jammeh.
Le président guinéen Alpha Condé qui avait obtenu l’accord qui a vu Jammeh renoncer au pouvoir, voyagera avec l’ex-homme fort de Banjul, pour une nouvelle vie d’exilé.
Son départ permettra à son successeur, le président Barrow de rentrer de la capitale sénégalaise ; Dakar pour assumer le leadership du pays.
Du fait d’une incertitude politique de plus d’un mois, causée par le refus de Jammeh d’accepter les résultats de la présidentielle du 1er décembre dernier, Barrow a dû prêter serment jeudi à Dakar au Sénégal voisin, pour devenir le troisième président de la Gambie, une ancienne colonie britannique devenue indépendante en 1965.
 

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