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Tentative de coup d'Etat en Turquie: au moins 90 morts, 1154 blessés


Un groupe de putschistes affirme avoir pris le pouvoir en Turquie, entraînant des affrontements qui ont fait des morts et des blessés à Istanbul et Ankara, dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 juillet. De son côté, le Premier ministre turc Binali Yildirim affirme que la situation est « largement sous contrôle », tandis qu'un porte-parole des services de renseignements parle d'un « retour à la normale ».

Rédigé par DakarFlash.com, le Samedi 16 Juillet 2016 || 308 Partages

 

► Dans la soirée de vendredi 15 juillet, un groupe au sein de l'armée a annoncé avoir pris le pouvoir dans le pays pour protéger l'ordre démocratique et les droits de l'homme.

► La chaîne d’Etat TRT a annoncé, au nom de l’armée, un couvre-feu, la loi martiale sur tout le territoire et la fermeture des aéroports.

► Le président Recep Tayyip Erdogan a assuré dans la nuit que les putchistes ont échoué. D’autres sources gouvernementales assurent que « la situation était sous contrôle », mais celle-ci semble encore confuse.

► Le dernier bilan fait état de 60 morts et 336 arrestations.

► Plusieurs dizaines de soldats putschistes ont déposé leurs armes après avoir été cernés par la police, place Taksim, dans le centre-ville d'Istanbul, avant d'être emmenés dans les fourgons des forces de l'ordre.

► Cette situation très confuse soulève de nombreuses inquiétudes à travers le monde. Barack Obama a ainsi exhorté toutes les parties en Turquie à soutenir le gouvernement turc « démocratiquement élu ».


9h00 : Selon le dernier bilan diffusé par l'agence de presse publique Anatolie, au moins 90 personnes ont été tuées et 1154 personnes ont été blessées lors de la tentative de coup d’Etat.

 

 

8h47 : Environ 200 soldats, retranchés à l'état-major des armées à Ankara, se sont rendus aux forces de l'ordre en Turquie, a rapporté l'agence de presse publique Anatolie. Ces derniers, des simples soldats, avaient au préalable déposé leurs armes, selon l'agence.

8h44 : Les forces de sécurité turques ont arrêté 1 563 militaires samedi après une spectaculaire et sanglante tentative de coup d'Etat de la part d'un groupe de soldats rebelles, a indiqué un responsable turc.

8h33 : Le Parlement turc est réuni en séance extraordinaire

 

 

Le ministère des Affaires étrangères affirme suivre « avec une vive préoccupation » la situation en Turquie. Le quai d’Orsay appelle « à éviter toute violence et à respecter l’ordre démocratique ».

Afin de répondre à leurs questions, une réponse téléphonique a été mise en place au 01 45 55 80 00 (+33 1 45 55 80 00 depuis l’étranger). Par ailleurs, l’ambassade de France à Ankara peut être jointe au + 90 312 455 4599 ou au + 90 312 455 4545 et le consulat général de France à Istanbul au + 90 212 334 87 50
 

 

 

7h38 : Le chef d'état-major des armées turques, le général Hulusi Akar, a été libéré des militaires putschistes qui le retenaient sur une base aérienne située dans la banlieue d'Ankara samedi et conduit dans un lieu sûr, ont rapporté les chaînes de télévision. Le sort du général, remplacé peu auparavant par un général d'armée car il était incapable de remplir ses fonctions, était devenu un mystère, Recep Tayyip Erdogan déclarant ne pas savoir où il était retenu.

Le point à 7 heures : Les autorités trucs semblent avoir repris le contrôle, rapporte notre correspondant, Alexandre Billette, ajoutant que des « tirs d’armes à feu se font entendre sporadiquemment ». Il faudra également s’attendre à des purges au sein des institutions turques, notamment chez les partisans de Gülen, sous couvert d’accusation de putsch.

6h54 : L'Agence de presse étatique Anadolu fait état de 754 militaires arrêtés en lien avec la tentative de putsch actuelle. Cinq généraux et 29 colonels ont été démis de leurs fonctions sur ordre du ministre de l'Intérieur, Efkan Ala, a précisé l'agence pro-gouvernementale.

6h36 : Dans un communiqué, Fethullah Gülen, ennemi juré d'Erdogan, a condamné « dans les termes les plus forts » la tentative de coup d'Etat. « J'ai souffert de plusieurs coups d'Etat militaires au cours des 50 dernières années et trouve donc particulièrement insultant d'être accusé d'avoir un quelconque lien avec cette tentative. Je réfute catégoriquement ces accusations », peut-on lire dans le document.

6h09 : Selon un responsable, le dernier bilan fait état d'au moins 60 morts et 336 arrestations.

5h58 : Le Premier ministre annonce avoir nommé un nouveau chef de l'armée par intérim : Umit Dündar. Le premier étant toujours introuvable.

5h46 : Une cinquantaine de soldats rebelles se rendent en direct à la télévision aux forces de sécurité à Istanbul.

 

 

5h28 : Un avion a largué une bombe près du palais présidentiel à Ankara. Cette zone est située dans le quartier de Bestepe, une banlieue de la capitale turque abritant le grand complexe présidentiel de Recep Tayyip Erdogan, qui se trouvait à Istanbul au moment de l'attaque, selon la chaîne d'information NTV.

05h28 : Un avion a largué une bombe près du palais présidentiel à Ankara, selon les télévisions locales.

 

 

05h00 : Il y a quelques mois, RFI vous dressait le portrait de Fethullah Gülen, ex-allié de Recep Tayyip Erdogan et aujourd'hui son pire ennemi, exilé aux Etats-Unis : Fethullah Gülen, l'adversaire du président turc devant la justice

04h33 : Au moins 42 personnes, dont des civils et des policiers, ont été tuées à Ankara lors des heurts survenus au cours de la tentative de putsch en Turquie, a indiqué le parquet du district de Gölbasi, banlieue de la capitale turque, cité par les chaînes de télévision turques. Des coups de feu sporadiques étaient toujours entendus au petit matin dans plusieurs quartiers de la métropole après une nuit très confuse marquée par des explosions causées, selon les médias, par des bombardements aériens.

04h04 : Le Premier ministre turc ordonne à l'armée d'abattre les avions et les hélicoptères des putschistes. « Des avions de combat ont décollé de leur base d'Eskisehir », dans l'ouest de la Turquie, pour combattre les appareils rebelles, précise un responsable turc.

03h42 : Erdogan dénonce une « trahison » et blâme les adeptes de son ennemi Fethullah Gülen.

03h40 : Le Premier ministre turc parle de 120 arrestations dans la tentative de putsch.

03h38 : Recep Tayyip Erdogan affirme également que l'hôtel dans lequel il séjournait sur la côte turque a été bombardé après son départ.

03h35 : Le président turc affirme ne pas connaître le sort du chef de l'armée qui était apparemment retenu en otage.

 

Le président turc (au centre) entouré de son équipe, à son arrivée à Istanbul, le 16 juillet tôt dans la matinée, en marge d'une tentative de coup d'Etat militaire dans le pays.
REUTERS/Huseyin Aldemir

 

03h00 : Recep Tayyip Erdogan a été accueilli par une foule nombreuse de partisans à son arrivée à l'aéroport d'Istanbul, ont constaté les télévisions locales.

02h48 : Plusieurs dizaines de militaires putschistes remettent leurs armes à la police, place Taksim, dans le centre d'Istanbul, rapporte un témoin sur place cité par l'agence Reuters.

02h37 : Des soldats putschistes investissent en direct le siège du groupe de médias Doganà Istanbul.

02h31 : L'avion d'Erdogan a atterri à Istanbul, selon une source présidentielle citée par l'AFP.

 

Des milliers de personnes se sont rassemblées à l'aéroport d'Atatürk à Istanbul pour accueillir le président Erdogan dans la nuit du 15 au 16 juillet, pendant une tentative de coup d'Etat par des soldats de l'armée.
REUTERS/Huseyin Aldemir

 

02h26 : L'Union européenne appelle à « un retour rapide à l'ordre constitutionnel » en Turquie.

02h21 : Le patron de l'ONU veut un retour rapide des civils au pouvoir.

02h15 : Le ministère des Affaires étrangères suit « avec une vive préoccupation la situation en Turquie », indique le Quai d'Orsay sur son compte Twitter. Il appelle à éviter toute violence et à « respecter l’ordre démocratique ».

02h10 : Sur le réseau social Twitter, l’agence officielle Anatolie (Anadolu) publie des photos de soldats qu'elle présente comme les leaders du coup d’Etat arrêtés.

 

 

02h00 : Selon les derniers éléments de notre correspondant à Istanbul, les combats se poursuivent à Ankara. Au moins deux morts sont à déplorer sur l'un des ponts d'Istanbul, indique Alexandre Billette qui signale également des coups de feu dans plusieurs quartiers d'Istanbul. La situation reste donc extrêmement confuse dans les deux villes.

01h55 : « Retour à la normale », affirment les services de renseignements turcs, selon l'AFP. La tentative de coup d'Etat est « largement sous contrôle », assure quant à lui le Premier ministre turc. « C'est une initiative idiote vouée à l'échec et elle est largement sous contrôle », a déclaré Binali Yildirim au téléphone à la chaîne d'information NTV.

01h52 : Alexis Tsipras fait part à Erdogan de son « soutien ». Ce « message de soutien à la démocratie en Turquie » a été passé lors d'une communication entre le conseiller diplomatique de M. Tsipras et celui du président turc, indique une source gouvernementale grecque à l'AFP.

01h50 : L'Otan appelle au « calme » et au « respect total des institutions démocratiques » en Turquie.

01h45 : Trois formations politiques, les nationalistes du MHP, les kémalistes laïcs du CHP et le parti kurde HDP ont manifesté le 15 juillet au soir leur opposition à un coup d’Etat.

01h40 : Des bombardements visent le Parlement turc à Ankara, selon une l'agence de presse progouvernementale Anatolie.

01h25 : Le ministre turc de la Justice Bekir Bozdag assure que des partisans de Fethullah Gülen sont impliqués dans cette tentative de coup d'Etat. Aujourd’hui en exil aux Etats-Unis, cet ancien allié d’Erdogan, aujourd’hui son rival, est à la tête d’une confrérie très puissante et solidement impliquée en Turquie. Le mouvement a nié toute implication et condamné l'ingérence de l'armée dans les affaires publiques.

01h22 : Le porte-parole d'Angela Merkel a également réagi à cette tentative de coup d'Etat. « L'ordre démocratique doit être respecté », a-t-il déclaré.

01h17 : Journaliste indépendante à Istanbul, Laura-Maï Gaveriaux suit minute par minute la situation. D’après son témoignage, les forces spéciales mais aussi des motards ultranationalistes sont déployés place Taksim à Istanbul.

 

 

01h10 : Le correspondant de RFI à Istanbul Alexandre Billette citant une chaîne de télévision turque fait état de trois blessés sur l'un des deux ponts d'Istanbul sur le Bosphore. Il évoque également des accrochages entre militaires et forces loyalistes sur la place Taksim, au coeur d'Istanbul.
 

01h09 : Barack Obama demande de soutenir le gouvernement turc « démocratiquement élu ». Le président américain a aussi appelé, après une conversation avec son secrétaire d'Etat John Kerry, à « faire preuve de retenue et éviter violence ou bain de sang » dans le pays.

01h08 : A noter que malgré la tentative de putsch, les missions américaines anti-EI depuis la Turquie continuent, selon un responsable américain cité par l'AFP.

01h06 : L'agence progouvernementale Anatolie fait état de 17 policiers tués au QG des forces spéciales à Ankara. Aucune confirmation pour le moment.

 

Des policiers détenus par des militaires, en marge de la tentative de coup d'Etat, le 16 juillet 2016 à Istanbul.
REUTERS/Murad Sezer

 

01h03 : Des avions de chasse F-16 ont abattu un hélicoptère Sikorsky appartenant aux putschistes, selon la télévision locale NTV. La ville n'a pas été précisée mais pourrait être Ankara, où de violentes explosions sont entendues, indique une source officielle à l'AFP.

01h00 : Le point sur la situation avec la correspondante en Turquie de la chaîne France 24.

 

 

00h57 : Selon l'Agence France-Presse, des soldats auraient tiré sur la foule à Istanbul, faisant des blessés.

00h55 : Pour Ariane Bonzon, journaliste à Slate et ancienne correspondante en Turquie, si les partisans d’Erdogan descendent dans la rue et font front commun avec les forces de l’ordre, les putschistes ont peu de chances de l’emporter.

00h50 : De son côté, le commandant de la première armée assure qu'il n'y a « rien à craindre » des putschistes et le Premier ministre Binali Yildirim assure que le gouvernement est toujours aux affaires.

00h45 : Les mosquées d'Istanbul appellent la population à descendre dans la rue pour résister et protester contre le coup d'Etat militaire, rapporte la correspondante du New York Times dans la première ville de Turquie. Les mosquées turques ont également appelé à la « prière » en pleine nuit, bien que ce ne soit pas l'heure, souligne l'ancien correspondant de RFI à Istanbul, Jérôme Bastion, qui ajoute que des groupes de soutien au pouvoir en place manifestent aux cris d'« Allahu Akbar ».

 

 

00h40 : La Russie est « extrêmement inquiète » de la situation en Turquie, indique le Kremlin.

00h35 : Journaliste à France 24, Wassim Nasr relaye sur son compte Twitter des photos de manifestants grimpant sur les tanks qui servent à transporter les militaires putschistes.

00h33 : Sur Internet, Twitter annonce qu’il n’y a « aucune raison » que le réseau social soit bloqué en Turquie mais « suspecte un ralentissement intentionnel » du trafic dans le pays.

 

 

00h30 : Les coups d’Etat militaires « pour rétablir l’ordre » sont une longue tradition en Turquie, rappelle sur Twitter l’ancien correspondant du Monde à Istanbul, Guillaume Perrier. Pour le spécialiste de la Turquie Bayram Balci, celui de ce vendredi est cependant inédit dans le sens où, pour la première fois, il n’est pas mené par l’ensemble de l’armée. « Là, ce serait une première, même si un coup d’Etat réussit, il ne sera pas avec l’approbation de tous les éléments de l’armée », souligne Bayram Balci.

00h28 : Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a exprimé samedi la « grande inquiétude » de l'Iran, pays voisin de la Turquie, après le coup d'Etat en cours dans ce pays, rapporte le site du gouvernement iranien. « La stabilité, la démocratie et la sécurité des Turcs sont une priorité », affirme M. Zarif en soulignant « la nécessité de préserver l'unité » dans ce pays.

 

Sur la place Taksim, des partisans d'Erdogan sont dispersés par des tirs en l'air de l'armée, le 16 juillet 2016.
REUTERS/Murad Sezer

 

00h25 : Les forces loyalistes prennent le dessus sur les putschistes, selon un membre de l'administration cité par Reuters, qui reconnait tout de même des difficultés dans certains secteurs d'Ankara et d'Istanbul.

00h20 : Un rassemblement en soutien à Recep Tayyip Erdogan a lieu en ce moment devant l’ambassade turque à Berlin, en Allemagne.

 

 

00h15 : Selon la spécialiste de la Turquie Dorothée Schmid jointe par RFI, à travers cette tentative de coup d'Etat, le président Erdogan paye à la fois sa politique autoritariste à l’intérieur du pays et sa politique étrangère
 

00h13 : D’après la correspondante de la BBC sur place, le ministre de la Justice turc Bekir Bozdag accuse l’imam Fethullah Gülen d’être derrière le coup d’Etat en cours en Turquie.

00h12 : A Istanbul, suite à l’annonce de la tentative de coup d’Etat, des gens font la queue devant les supermarchés, comme le constate une journaliste sur place.

 

 

00h09 : Le Parlement turc serait encerclé par des chars, selon des témoins cités par Reuters qui assurent que les engins militaires auraient ouvert le feu près du bâtiment.

00h05 : Relayant les informations de journalistes en Turquie, l’ancien correspondant de RFI à Istanbul Jérôme Bastion indique sur Twitter que la télévision nationale, la direction de la Sûreté et la direction des Renseignements sont désormais sous le contrôle de l'armée. Des barricades de camions affrétés par le parti au pouvoir ont par ailleurs été dressées sur la rive asiatique d’Istanbul pour bloquer les rues.

00h01 : Selon une journaliste du Wall Street Journal qui cite des médias iraniens, l’Iran a annoncé la fermeture de ses frontières avec la Turquie.

 

 

00h00 : Sur CNN-Türk, à Ankara, des partisans d'Erdogan sont sur des tanks, indique notre correspondant à Istanbul Alexandre Billette. Pour le moment le mouvement est pacifique. Le ministre de la Justice appelle à son tour les Turcs à descendre dans la rue.

23h52 : La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini appelle à la « retenue » et au « respect pour les institutions démocratiques ».

23h51 : En direct sur CNN-Türk, des hélicoptères ouvrent le feu sur le bâtiment de la chaîne d'Etat TRT, indique notre correspondant à Istanbul Alexandre Billette. Par ailleurs, des témoins évoquent des tirs d'hélicoptère à Ankara, indique l'agence Reuters.

23h50 : Selon l'ancien correspondant de RFI à Istanbul Jérôme Bastion, « l'avion présidentiel a décollé d'Ataürk (rive européenne d'Istanbul) et a dû se reposer en urgence à Sabiha Gökçen (rive asiatique) ».

 

 

23h47 : Une violente explosion a été entendue à Ankara, selon l'Agence France-Presse (AFP), alors que des jets et hélicoptères continuent de survoler la capitale.

23h43 : Selon le spécialiste de la Turquie Bayram Balci joint par RFI, cette tentative de coup d’Etat est surprenante, d’autant qu’elle intervient à une période où pouvoir politique et armée donnaient l’impression d’un rapprochement
 

 

23h37 : La chaîne publique turque TRT a cessé d'émettre.

23h36 : Le président turc dit regagner Ankara.

23h35 : Le président turc parle en direct face caméra depuis un facetime à la télévision sur la chaîne CNN-Türk. Recep Tayyip Erdogan dénonce à la télévision un « soulèvement d'une minorité au sein de l'armée » et appelle les Turcs à descendre dans les rues pour résister à la tentative de coup d'Etat.

 

 

23h31 : Selon le journaliste et ex-correspondant du Monde à Istanbul, le communiqué rédigé par les putschistes fait penser aux « militaires kémalistes, laïcs et nationalistes ».

 

 

23h30 : Le président turc Erdogan est en sûreté, selon la chaîne CNN Turk et une source proche de la présidence citée par Reuters.

23h25 : Barack Obama est tenu informé de l'évolution de la situation en Turquie, indique la Maison Blanche.

 

Des militaires turcs se tiennent sur la place Taksim à Istanbul, le 15 juillet 2016.

 

23h20 : Les réactions se multiplient à l'étranger. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov appelle à « éviter tout affrontement meurtrier ». Son homologue américain John Kerry a déclaré de son côté espérer la paix, la stabilité et la « continuité » du pouvoir en Turquie. Les deux ministres des Affaires étrangères assurent ne pas être au courant de ces évènements et être encore en train d'essayer de comprendre ce qu'il se passe dans le pays.

23h16 : Le communiqué diffusé au nom de l'armée n'a pas reçu l'aval du commandement militaire, indique l'agence Reuters citant une source au sein de la présidence.

23h15 : Le présentateur de la chaîne publique TRT dit lire au nom de l'armée et annonce qu'un « conseil de paix » dirige désormais la Turquie.

23h13 : Le ministère français des Affaires étrangères a demandé à ses ressortissants en Turquie de ne pas sortir après les évènements graves à Istanbul et Ankara.

 

Des militaires turcs bloquent l'accès au pont sur le Bosphore, le 15 juillet 2016.

 

23h10 : La chaîne annonce un couvre-feu, la loi martiale sur tout le territoire et la fermeture des aéroports.

23h05 : Recep Tayyip Erdogan va faire une déclaration officielle dans les prochaines minutes, indique notre correspondant à Istanbul Alexandre Billette, qui rapporte également que des militaires auraient pris le contrôle de la télévision d'Etat

23h00 : Tous les vols ont été annulés à l'aéroport d'Istanbul-Atatürk, a déclaré un pilote joint par Reuters. La chaîne de télévision NTV a montré les images de chars à l'entrée de l'aéroport.

22h55 : Le président turc Erdogan n'a pas fait d'apparition publique depuis le week-end dernier, indique la correspondante de France 24 dans le pays.

 

Un homme s'allonge devant un char turc à l'aéroport Atatürk d'Istanbul, le 16 juillet 2016, en marge d'une tentative de coup d'Etat de groupes de soldats.
REUTERS/IHLAS

 

22h50 : Selon l'agence de presse turque Anatolie, le chef d'état-major de l'armée turque serait retenu en otage au quartier général de l'armée. « Le général Hulusi Akar, chef d'état-major des armées est retenu en otage par un groupe de militaires qui tentent un soulèvement », a précisé l'agence citant des « sources crédibles ».

22h48 : Les correspondants étrangers en Turquie ont tous reçu par email le communiqué de l'armée.

22h45 : L'armée turque a annoncé dans la soirée avoir pris le pouvoir en Turquie pour protéger l'ordre démocratique et les droits de l'homme. Dans un communiqué envoyé par email et relayé par les chaînes de télévision turques, l'armée a ajouté que toutes les relations internationales étaient maintenues et que l'état de droit devait rester une priorité.

 

Le Premier ministre turc Binali Yildirim lors de sa déclaration au pays, vendredi 15 juillet 2016 au soir.
File photo of Turkey's Prime Minister Yildirim addressing the me

 

22h05 : « Certains individus ont entrepris une action illégale sans l'aval de la chaîne de commandement », a déclaré le chef du gouvernement turc sur la chaîne privée NTV. « Le gouvernement élu par le peuple reste en fonction. Ce gouvernement ne partira que lorsque le peuple lui dira de le faire », a ajouté Binali Yildirim.

21h45 : Des journalistes de Reuters à Ankara ont entendu des coups de feu dans la capitale et vu des hélicoptères et des avions militaires survoler la ville, ce vendredi soir. Leurs collègues en poste à Istanbul ont également vu des hélicoptères survoler la plus grande ville de Turquie et la chaîne turque NTV a déclaré que les deux ponts sur le Bosphore séparant les rives asiatique et européenne de la métropole avaient été fermés à la circulation automobile. NTV a également montré les images de chars à l'entrée de l'aéroport d'Istanbul-Atatürk.

(Avec Reuters et AFP)


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