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« Un bilan économique et social positif ne garantit pas la réélection d’un candidat sortant. » (par Oumar BA)


Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 11 Décembre 2015 || 29 Partages

« Un bilan économique et social positif ne garantit pas la réélection d’un candidat sortant. » (par Oumar BA)

Le Président de L’APR, a adressé une lettre aux militants à l’occasion de l’anniversaire de la création du parti le premier décembre dernier pour leur rendre hommage aux militants et évoquer certaines difficultés liées à la vie du parti.

Cette lettre revigorante retrace le processus élogieux, de création du parti et de conquête du pouvoir.

Je voudrais aussi à l’entame de mon propos, rendre un vibrant hommage au Président pour sa sérénité et son intelligence politique, qualités sans lesquelles, l’APR n’aurait pas franchi les milles et un obstacle qui étaient dressés sur sa marche victorieuse. 

Le Président à respecter ses engagements électoraux et a fait de l’étique et de la sobriété des règles de gestion de la chose publique. Son leadership s’est imposé au plan régional et international.

La réélection du Président pour un deuxième mandat dépasse le cadre strictement politique. C’est un impératif citoyen permettant de parachever les fondamentaux de l’émergence définitive de notre pays.

Cependant, le bilan hautement positif du gouvernement intervient (je cite la lettre du Président aux militants) dans « un contexte politique, économique et social d’une grande complexité. »

L’adversaire, faible encore en capacité de mobilisation, reste déterminé. Il use de la désinformation et de la manipulation pour banaliser les réalisations du gouvernement et pour amoindrir leur impact positif dans la perception des populations.

Nous ne devons pas négliger les effets pervers de cette stratégie adverse de désinformation. L’analphabétisme est un terrain propice à l’intoxication. 

Un bilan économique et social positif ne peut pas garantir à lui seul la réélection d’un candidat sortant. Comme je le disais dans ma contribution parue dans le journal le quotidien en date du 29/11/2015 et dans certains sites web, il faut derrière le gouvernement, « un parti fort, discipliné et engagé, un appareil politique solidaire et mobilisé  pour jouer sa partition, dans la vulgarisation de nos idéaux et de nos programmes, dans la défense  de son bilan et  dans le combat contre l’opposition sur tous les fronts. »

L’APR  tel qu’elle fonctionne aujourd’hui en est-il capable?? Est-elle en train de s’employer à ce travail de vulgarisation et de mobilisation si fondamentale dans la stratégie de conservation du pouvoir?? Est-elle en train de développer la solidarité et la fraternité militante?? Les sanctions positives et négatives sont-elles actionnées avec équité?? Je ne le crois sincèrement pas. « Le parti présidentiel s’est embourgeoisé, les liens avec le peuple militant sont devenus lâches. Beaucoup de militants sont découragés  se sentant parfois abandonnés et délaissés. »  (Voir contribution.) L’arrogance, la suffisance d’une bonne partie de l’élite du parti et de l’État seulement en quelques années de pouvoir a dépassé l’imaginable. Beaucoup de camarades qui s’étaient engagés avec vigueur, persévérance, patriotisme, qui avaient consenti beaucoup de sacrifices, subis des préjudices matériels et moraux de la part de l’ancien régime du fait de leurs engagements et de leur loyauté, sont ignorés, toisés de haut par la hiérarchie et osons le dire humilié et astucieusement combattu. Ce qui est réclamé ici, c’est moins une distribution de strapontins ou autres postes de sinécure à tout venant, qu’une juste et équitable répartition de ce qui est dévolu aux militants en tenant compte des profils, des parcours et des poids électoraux prouvés lors du dernier scrutin.

Le sentiment le plus partagé à l’APR c’est que le président aura un deuxième mandat et au premier tour. Ce qui est possible, même probable, à condition que nous travaillions sérieusement à cela. Aucune élection n’est gagnée d’avance. Les arguments développés pour justifier la victoire immanquable du Président sont de deux ordres il a un bon bilan tant sur le plan économique et social il n’a pas d’opposant crédible plus de 450 maires se réclament de lui.

J’ai déjà montré qu’un bon bilan ne garantit pas à lui seul la réélection d’un candidat. Le président Abdou Diouf a quitté le pouvoir après son meilleur mandat. Malgré les abus de fin de règne et la malgouvernance, le président Wade peut se prévaloir de belles réalisations.

En ce qui concerne l’absence d’adversaire crédible, il faut se rappeler qu’au Sénégal, on ne vote pas nécessairement pour quelqu’un, mais surtout contre quelqu’un. Nos pratiques, notre arrogance, nos querelles intestines peuvent révolter des Sénégalais qui se plairaient à nous sanctionner en choisissant n’importe quel candidat à notre place.

Il est aussi évoqué le fait que la majorité des maires se réclament du Président et c’est bien vrai. Cependant, il ne faut pas qu’on n’oublie que nous ne cherchons pas simplement à gagner, mais à gagner au premier tour avec plus de 50 %.

Pour être maire, on n’avait pas besoin de majorité absolue. Dans l’écrasante majorité des communes favorables au président y compris Fatick, les scores obtenus par les maires étaient inférieurs à 50 %. Avec le même score, notre candidat sera au deuxième tour et c’est ce que nous voulons éviter à tout prix. En plus, dans l’état actuel des choses, rien ne prouve que ces maires aient le même score qu’ils avaient obtenu lors des dernières élections locales. S’investiront-ils de la même manière avec la même énergie et la même détermination?? Rien n’est moins sur quand on sait que malgré leur victoire, les maires du parti sont toujours snobés par la hiérarchie du parti qui ne leur colle aucune forme d’importance ou d’égard.

Il ne fait aucun doute que nous avons un bilan élogieux. Que nous avons un excellent candidat réputé sérieux, sincère et patriote. Néanmoins, si nous voulons gagner au premier tour, il faut beaucoup travailler. Il nous faut être plus sérieux. Nous ne sommes pas dans un jeu de communication, nous sommes dans un combat difficile et de longues durées. Le combat doit se mener dans les villages et les quartiers, dans le montage des comités, la recherche de pièces d’identités et de cartes électorales pour les militants, dans la communication à la base, dans le respect du jeu démocratique dans le fonctionnement du parti, dans la solidarité et la générosité militante et non dans les combines partisanes de liquidation de camarades et d’isolement du Président pour limiter son accès à un cercle restreint. 

Pour envoyer Wade au deuxième tour, le candidat Macky Sall n’avait gagné si je ne me trompe que les régions de Dakar et de Fatick. Sommes-nous présentement sûrs de gagner les régions Dakar, de Ziguinchor, de Diourbel, de Saint-Louis et de Thiès?? À mon âme et conscience, je pense que c’est possible, mais il nous faut être plus sérieux, plus engagés, plus organisés et moins arrogants. Il y’a de cela un an, j’ai voyagé à Dubaï avec de hauts responsables du PDS. Nous avons eu à discuter des dernières élections présidentielles. Ils m’ont avoué qu’ils n’ont jamais pensé qu’ils pourraient perdre ces élections et reconduisaient à peu près les mêmes arguments que nous développons aujourd’hui. La suite on la connaît. Il en était de même pour les partisans du président Abdou Diouf en 2000. J’en ai conclu qu’il y’a une sorte d’ivresse du pouvoir qui empêche ses tenants de faire une bonne lecture de la réalité en termes de risque. Il ne faut pas que nous tombions dans ce piège. Il faut voir la réalité en face. Les choses ne sont pas aussi évidentes aussi faciles qu’on pourrait le penser. Même au niveau de la diaspora, qui a été un fief du parti, le découragement des militants, les querelles et les divisions sont perceptibles dans plusieurs pays.

L’APR a perdu de son punch, la flamme militante s’éteint. Comme dit le Président du parti dans sa lettre aux militants, « Seul un retour à nos fondamentaux structurants, à nos Valeurs fondatrices, pourrait nous pousser à dépasser les frustrations factices, les coups de Jarnac inutiles, le sectarisme inhibiteur, les combats fratricides d’arrière – garde, l’arrogance indue et les prétentions infondées. Un grand Parti tel que le nôtre, qui a réussi l’exceptionnel politique au Sénégal, ne doit pas sombrer dans de pareilles dérives. Refusons et rejetons de telles pratiques » 

Diagnostic ne pouvait être plus claire et plus légitime, car venant du Président du parti lui même.

Je souligne deux problèmes importants évoqués ici par le Président : les frustrations factices et les prétentions infondées le sectarisme inhibiteur, les combats fratricides et à l’arrogance indue.

Ces deux maux ont un seul remède : organiser, structurer et démocratiser le parti.

Comme je le disais dans une contribution précédente, « Sans une organisation et une hiérarchisation du parti, sans une démocratisation du parti, sans une définition claire et objective des règles de jeu qui permettent de choisir librement et démocratiquement les responsables du parti, il me paraît difficile de mettre fin à la situation de léthargie, à la violence physique et verbale entre responsables. (…) 

Il nous faut tout simplement un parti normal avec des instances de base fonctionnelles et démocratiquement élues (…) Seul le secrétariat exécutif se réunit sporadiquement sans liens avec la base, pense et décide de tout à la place de tout le monde. C’est pire que le centralisme démocratique souvent décrié. Le Président doit rebattre les cartes, renvoyer tout le monde à la base pour que les dirigeants du parti soient l’émanation de la base. » 

Ceci donnerait plus de légitimité aux instances dirigeantes du parti. Il faudrait en plus que la direction du parti soit plus équitable dans la promotion des cadres du parti en tenant compte de la compétence et de la représentativité. Il faut oser sortir du cercle restreint et puiser dans l’importante réserve de cadres qui ont prouvé leurs compétences et leur représentativité. Ce serait la meilleure façon de dépasser le problème des frustrations factices et des ambitions infondées.

L’APR n’a pas eu peur de la forteresse du PDS qu’elle a victorieusement affrontée, mais tout se passe comme si nous avons peur de nous-mêmes. Nous n’osons pas organiser structurer le parti de peur qu’il n’implose. Il serait plus juste de dire que nous ne voulons pas structurer pour ne pas remettre en cause les avantages d’une hiérarchie bien accrochée à ses avantages.

Le président n’a pas le temps de s’atteler à un tel travail du fait de ses fonctions à la tête de l’État, et la direction n’en fait pas une priorité. C’est à nous militants, cadres, intellectuels, élus, d’assumer nos responsabilités, de sortir de notre trou en affirmant haut et fort ce que nous attendons du parti. C’est seulement dans ces conditions que nous pouvons aider le Président à réorganiser le parti conformément à sa vision.

Le président souhaite élargir la coalition présidentielle. C’est une bonne chose pour aller aux élections avec plus de sécurité et gouverner avec plus de stabilité. Il faut ainsi bannir le sectarisme. Mais pour s’allier de manière avantageuse, il faut être fort, il faut être organisé pour être respecté par les alliés et jouer un rôle d’avant-garde. Compter d’abord sur ses propres forces est un principe maoïste connu et qui a fait preuve d’efficacité.

Oumar BA
Maire de Ndiob
Président du cadre de concertation des maires du département de Fatick
Vice-Président de l’AMS chargé de la coordination de la région de Fatick


DakarFlash3




1.Posté par amina le 11/12/2015 14:19
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