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Vaine tentative de sauver le soldat Petit GUEYE !


Serigne Gaye un « citoyen » de Sokone qui se veut distinct des partisans politiciens tente d’expliquer la défaite électorale du maire de Sokone, mais plaide surtout pour que ce dernier renonce à sa volonté - Si tant est qu’elle soit réelle - de quitter son poste, suite à sa débâcle.

Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 4 Août 2017 || 824 partages || 3 commentaires

 
Sous les dehors d’une neutralité qui nous semble feinte, Monsieur Gaye a publié sur son compte Facebook deux contributions ayant toutes le même objectif : dissuader le maire de partir, ce qui, le cas échéant constituerait selon lui, une catastrophe pour Sokone. C’est son droit de penser ainsi, même si le vote des Sokonois pourrait être analysé autrement. En tous les cas, ce qui a particulièrement retenu notre attention après avoir lu avec intérêt les deux textes de Monsieur Serigne Gaye, c’est cette obsession à tenter de faire croire que les Sokonois n’ont pas compris leur maire, encore moins sa stratégie de sortir leur localité de l’indigence et de la pauvreté dans laquelle l’ont plongée toutes les équipes municipales qui se sont succédé dans la ville. Bien sûr, lui, Serigne Gaye, a compris ce que les milliers de Sokonois n’ont pas compris. La prétention est affligeante, autant que la vanité qui la sous-tend. Soyons plus humble et moins prétentieux que cela ! Pourquoi, seriez-vous le seul à avoir compris le maire là où tout le monde se fourvoie ? Dans une tentative désespérée de conceptualisation, Monsieur Gaye dégage des explications sur le discours du maire et de son action.


Pour tout dire, il nous explique sa stratégie, en faisant valoir deux idées majeures : il explique que la conquête du pouvoir par le maire reposait sur le postulat qu’il fallait d’abord répondre aux sollicitations de la demande sociale, c’est ce qu’il nomme les « œuvres ponctuelles » : décès, baptêmes, cérémonies religieuses et autres actions citoyennes qui permettent à l’homme politique de se trouver une assise sociale transformée en une base politique dynamique et active. Pour ensuite s’orienter vers une autre perspective qui amène le politique à s’intéresser à la réalité socio-économique de la localité dont la résolution concrète des problèmes qu’elle pose constitue la finalité de l’action politique. Cette analyse qui distingue ces deux temps dans l’action est erronée, pour dire le moins. Cette dichotomie opérée entre satisfaction de la demande sociale et conduite du développement socio-économique de Sokone, procède d’une lecture absurde pour qui connaît bien le ressort et les schémas de représentations politiques du Sénégal. Abdou Khadre CISSOKHO disait que : « le politique est une œuvre sociale ambulante ».


On ne changera cela que le jour où le niveau de développement économique et social de la nation assurera une distribution de revenus plus juste et plus équilibrée, en termes de couches sociales et de personnes concernées par la distribution de l’emploi et des revenus utiles à la vie des citoyens. Ce que vous appelez œuvres ponctuelles sont inhérentes à la vie politique. Elles la structurent et l’encadrent. C’est faire preuve d’ignorance que de les qualifier de ponctuelles. Ce que Serigne Gaye feint d’oublier ou a décidé de taire, c’est le fait que le maire a trompé sciemment les Sokonois en promettant monts et merveilles, alors qu’il savait de façon lucide que les projets dont il promettait la réalisation dépassait largement les compétences économiques, voire légales d’un maire. Les Sokonois l’ont très vite démasqué et saisi, en moins d’un an de pouvoir, la supercherie et la tromperie. Ils ont vite déchanté. En annonçant son départ de la mairie, Mamadou Guèye fait encore dans la ruse et la supercherie. Son message s’adresse à d’autres qu’aux Sokonois. Il parle à ceux qu’il pense devoir rendre des comptes et donner des explications. Je serai surpris de le voir partir de la mairie. Comme à son habitude, convaincu que les Sokonois sont des demeurés, il manœuvre pour se donner à peu de frais un plébiscite de son Conseil municipal, après avoir été lourdement sanctionné par le suffrage universel. Il n’a jamais nourri, de la moindre façon, l’intention de démissionner.


Il sait que la voie qu’il emprunte à cet effet est inappropriée. Heureusement, ayant une claire conscience de ses responsabilités, le Préfet de Foudiougne, Gorgui MBAYE vient d’interdire la tenue d’une session extraordinaire du Conseil municipal convoquée ce vendredi 04 août par le maire. Le préfet écrit dans une lettre adressée à l’ensemble des membres de ce Conseil : « en application de l’article 88 du Code des Collectivités locales, je déclare la tenue d’une session extraordinaire du Conseil municipal prévue le 04 août 2017 interdite ». Et le préfet de préciser : « Les démissions des maires, d’adjoints aux maires sont adressées au Ministre chargé des Collectivités locales par lettre recommandée avec accusé de réception (art. 133 du Code des Collectivités) ». Les Sokonois reprochent à leur maire son manque de consistance politique, à commencer par ses camarades de REWMI et leurs alliés du PDS sur qui il s’était appuyé pour gagner les locales. Les militants de l’APR à Sokone ont toujours dénoncé son louvoiement et son double jeu. Tout cela réuni, fait que les politiques à Sokone le trouvent peu fiable et versatile. Les promesses farfelues faites pendant sa campagne pour les municipales, ajoutées aux récriminations des politiques de tout bord, quant à sa fiabilité et sa consistance politiques l’ont conduit à sa perte du 30 juillet. Serigne Gaye, vous ignorez encore que votre idole a définitivement installé le divorce entre lui et Sokone. Il aura été un accident dans la vie politique de notre ville. Rien n’y fait.


On peut un temps tromper une partie du peuple, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. Monsieur Serigne Gaye, vous pouvez méditer sur cette pensée d’un grand homme. Toutes vos explications et idées brandies pour tenter de sauver le fuyard Guèye seront vaines. Il en est ainsi quand vous affirmez : « tous les maires de même posture, comme Mbacké Ndao de Diourbel, adulé au début connaîtront le même sort… ». Vous ajoutez : « à mon avis, la deuxième étape devait être de donner en exemple Sokone, comme de référence pour s’ériger en bon député pour défendre et impulser le département aussi de suite en ministre pour toute la région et pourquoi demain en bon président… » Difficile de vous comprendre. Nous pensons cependant avoir saisi votre idée générale. On ne s’érige pas en député, on se fait élire député ce que le département vient de lui refuser. Par ailleurs, tous les politiques qui trompent leur peuple, rusent avec eux finissent toujours par se faire démasquer. Il a été démasqué. Contrairement à ce que vous affirmez, ses adversaires n’ont pas, loin s’en faut, repris une stratégie qu’i aurait abandonnée. Jamais ses adversaires n’ont eu à faire dans la ruse et la tromperie.


Ils ont toujours tenu un langage de vérité aux populations, ce que vous appelez « discours puriste » dans votre texte. Ils ont toujours refusé la démagogie et la tromperie et banni le mensonge. Votre tentative de sauver le soldat Guèye peut opérer un temps. Elle sera anéantie en 2019 par les Sokonois qui vont confirmer. A bon entendeur….
 
 
 
 

Dakarflash6




1.Posté par SERIGNE GAYE le 04/08/2017 11:01
Monsieur Ibrahima Diop,
En m’adressant au Maire puis aux élus, je suis animé d’un droit de citoyen sokonois qui, dans une situation aussi confuse où la première institution communale a pris la responsabilité d’annoncer publiquement sa volonté de démission, de donner mon opinion.
Avant que l’irréparable ne se produise en le soumettant au Conseil Municipal, j’ai appelé publiquement le Maire à revenir sur sa décision et les élus à ne pas accéder à sa demande.
Heureusement que le Préfet a récusé le Conseil Municipal et montré la voie. Mais je reste constant dans mon appel au Maire à continuer son mandat jusqu’à terme.
En aucun cas, je ne faiblis dans ma conviction d’un citoyen libre de tout clivage politique à Sokone. Ma conviction depuis toujours a été de respecter chaque camp dans son travail pour gagner la confiance des populations. Mais là il est question de ma Commune, ma destinée.
Quand on est partisan on n’est pas parfois libre de ses opinions. Il faut toujours les jauger à la ligne de mire de son camp. Et je comprends votre texte qui pourrait vous faire gagner quelque galon de sympathie dans votre préférence politique. Profitez-en.
Malheureusement cette cécité partisane trahit notre lecture objective et je comprends pourquoi vous n’avez d’yeux dans mes textes que pour une imaginaire complicité avec le Maire. Demandez au Maire ou à ses partisans en quoi suis-je du camp du Maire ? Non Monsieur, je garde ma liberté d’analyse loin des camps.
Que voulez-vous ? Que j’enfonce le Maire, pour le pousser à concrétiser sa volonté ? Là vous auriez applaudi ? Non Monsieur, n’attendez pas de moi cette posture. Je veux que notre Institution municipale ne connaisse aucun remous avant terme. Il n’en a pas le droit et personne d’autre d’ailleurs.
Pourquoi n’êtes-vous pas allés plus loin dans mes textes ?
En demandant au Maire de rester j’ai montré en quoi il s’est trompé s’il pense que les sokonois l’ont trahi. C’est ma perception et ma lecture de son amertume. J’ai dit et je maintiens que ce n’est pas parce qu’il n’est pas aimé par les sokonois mais qu’il n’est pas compris. Sa stratégie pour moi n’a pas marché et qu’il devait se remettre en question car il a misé et il a perdu. A l’heure actuelle il se devait d’analyser sa défaite et se refaire une santé politique pour réconforter sa base politique au lieu de faire porter le chapeau aux sokonois.
Dans le deuxième texte, j’ai montré pourquoi, à mon entendement, il n’est pas compris car certains m’ont posé la question. J’ai théorisé la psychologie électoraliste des peuples africains en général ; des sénégalais en particulier et plus particulièrement des sokonois qui, pour la plupart sont appâtés avec des actions sociales ponctuelles ou par des promesses pour gagner leur confiance.
Mais dès qu’on est confronté à la réalité de gestion on change de fusil d’épaule. Mais là aussi, les populations changent de camp de manière imprévisible. Il est très difficile d’adapter la posture électoraliste à la réalité de gestion ce qui créé souvent un désamour profitable au plus malin des adversaires.
J’ai donné son exemple selon ma propre compréhension de sa démarche. Je l’ai vu à l’œuvre avant sa descente dans le champ politique. Il excellait dans les actions sociales ponctuelles ce qui a créé un grand ESPOIR. Ensuite il a sollicité les populations et les a eus. Malheureusement, la réalité de gestion n’est pas adaptée souvent comme avant. Une crise avec sa population s’est installée et il est sanctionné.
Au même moment le camp adversaire qui n’était pas connu dans des actions pareilles avant les élections, a emprunté ce chemin et la finalité, il a gagné. Donc, peut-on conserver son camp sans continuer dans la même lancée d’avant gestion ? Il faut véritablement avoir les moyens de ses ambitions pour laisser à la Municipalité son budget et puiser de ses propres pour continuer d’alimenter le clientélisme politique sinon la sanction tombe sans ambages.
Par ailleurs, j’ai montré en quoi il est incompris en s’alliant aujourd’hui avec le pouvoir et revenir demain pour s’opposer si on sait qu’en étant du côté du pouvoir il aurait pu réaliser plus ou moins ses grands projets que seul un Etat pourrait concrétiser.
Vous m’accusez à tort d’avoir Petit comme idole bien que je l’estime beaucoup. Mais en arriver à le positionner comme mon idole c’est vraiment me méconnaître. Comme idole, j’en ai qu’un…
En tout état de cause, j’en appelle à l’apaisement du climat politique à Sokone. Si on n’y pas garde cette situation de deux camps adversaires s’entredéchirant pourrait créer un grand blocage dans notre Sokone. L’euphorie de la victoire ou la déception d’une défaite peuvent mener à une dérive irréparable. Tachez de mettre en avant les intérêts communs et non partisans des sokonois.
Je profite de cette occasion pour lancer un vibrant appel à la société civile sokonoise, aux chefs religieux et coutumiers, aux ASC pour jouer les médiateurs entre les camps pour que Sokone en sorte grandi.
Le choc des ambitions oui, mais dans la sportivité mais pas dans des compétitions d’invectives, chacun voulant démontrer à son camp comment il matraque ses adversaires.
Cher Monsieur Diop, je sais que vous n’êtes de ces exemples.
Dieugalou !
Pour Sokone, nous nous engageons
Serigne Gaye
Un citoyen sokonois.




2.Posté par Ibrahima diop le 04/08/2017 14:25
Par Ibrahima DIOP

Vous pensez vraiment que la démission du maire causerait l’irréparable, elle traduit un manque de considération, voire un mépris inqualifiable pour tout le Conseil municipal où siègent des hommes et des femmes généreux pour leur ville et capables tout autant que le maire, de continuer le travail, comme il l’aurait lui-même fait sinon même mieux. Ce mépris est le produit de votre attachement à la personne dont vous soutenez avec force et détermination, en dépit de votre appartenance autoproclamée à la société civile, la politique et l’action qu’il conduit.
Dites clairement à vos lecteurs que vous appartenez et soutenez le camp du maire. Si tel n’était pas le cas, vous n’auriez jamais dit que ses adversaires n’ont jamais eu un intérêt pour les questions sociales qui ne les intéresseraient qu’à la suite de leur défaite de juillet 2014. C’est faux !
M. Gaye, je vous comprends vous voulez que le maire reste, nous aussi, non plus, nous n’avons pas souhaité son départ. Nous n’avons jamais été préoccupé non plus par son maintien à la tête de la Commune. C’est lui qui a affirmé son intention de partir. Personne ne l’a forcé à faire cette déclaration tonitruante dans les médias. Qu’il parte ou qu’il reste, cela représente peu d’utilité pour nous. Ce que nous disons à ce sujet, c’est de lui demander de cesser de ruser et de bluffer avec les Sokonois.
A votre endroit, nous disons que le masque de la société civile est tombé…
Assumez votre position de soutien actif au maire. Aussi les choses seront claires et limpides. Votre analyse est suspecte elle n’est en rien neutre ni détachée. Elle traduit les sentiments d’un déçu du scrutin tel qu’il s’est déroulé à Sokone.

3.Posté par SERIGNE GAYE le 04/08/2017 18:56
Malheureusement, rien n y sera fait pour que ayez un peu de lucidité. Je vous laisse croire ce que vous voulez. Je n ai jamais été du camp du Maire, je n'ai jamais voté pour lui et je garde mes convictions politiques pour moi.

Bon vent Monsieur Diop. C'était vraiment mon dernier post à ce sujet. Discuter avec qui ne voudrait pas voir la réalité ne fait pas avancer un débat. Cela aboutit souvent à des écarts.

Que Dieu m'en garde. Merci vous avez gagné.

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