Menu
DakarFlash
DakarFlash.com



Valorisation des céréales locales : Le Sénégal pourrait économiser 10 milliards FCfa par an


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 16 Novembre 2015 || 32 Partages

Le Sénégal qui importe 425 000 tonnes par an pour un coût global de 80 milliards FCfa peut économiser 10 milliards dans l’importation du blé. C’est ce qu’a révélé Aliou Thiam, Vice-président de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnbs), en marge d’une session de formation co-organisée par les Grands Moulins de Dakar (Gmd). 
Selon M. Thiam, l’incorporation des céréales locales dans la composition de la farine de pain contribuera à assurer la promotion des céréales locales, à impulser la production agricole et à limiter, dans la foulée, les sorties de devises. Entre 2009 et 2013, les importations de blé sont passées de 429 000 tonnes à 555 000 tonnes, soit une hausse de 20%. En encourageant ainsi l’incorporation des céréales locales dans la farine de pain, l’Etat réalisera une économie d’environ 96 milliards de francs Cfa sur la balance commerciale. Sur initiative des Grands Moulins de Dakar, c’est au total 20 boulangers qui sont formés  sur une durée de six jours en 21 sessions par le spécialiste Belge Hendrix sur les techniques de panification.

Il s’agit là d’une approche de professionnalisation qui veut faire de l’investissement-formation un réel levier de modernisation du métier de boulanger. Pour le Vice-président de la Fnbs, il faut satisfaire le marché local avec un pain de qualité et toutes les conditions sont réunies, indique-t-il, pour la production de pains à base de céréales locales.  Selon lui, ledit pain est un excellent pourvoyeur d’énergie, faible en graisse, riche en glucides et contient également des protéines, des vitamines (B1), du fer, du magnésium et des fibres.

«Comparé au pain blanc, le pain à base de céréales locales renferme donc plus de vitamines et de minéraux», soutient-il. Ce qui fait que le taux d’incorporation du maïs est de 15%. Pour les viennoiseries, souligne Aliou Thiam, le taux peut aller jusqu’à 50%, permettant ainsi de réduire le coût et de les rendre accessible à tous les consommateurs. Il ajoute que cette «diversification permet d’inciter les populations à consommer autrement et aura un impact pour le paysan, les boulangers et l’économie du pays.
dakaractu

DakarFlash3



Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >