Menu
DakarFlash
DakarFlash.com


Yaya Jammeh sera déclaré « renégat » s’il refuse de céder le pouvoir


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 19 Décembre 2016 || 78 partages || 0 commentaires

Yaya Jammeh sera déclaré « renégat » s’il refuse de céder le pouvoir

Le président gambien Yahya Jammeh sera déclaré « renégat » si il refuse de céder le pouvoir à la fin de son mandat en janvier, a annoncé dimanche l’opposition gambienne.

« Tout président qui perd sa légitimité constitutionnelle devient un renégat », a déclaré Halifa Sallah, porte-parole de la coalition d’opposition qui a porté Adama Barrow au pouvoir lors de la présidentielle du 1er décembre.

« Toute personne qui est un officier militaire ou un fonctionnaire et qui refuse de servir sous une autre autorité constitutionnelle deviendrait obligatoirement un renégat », a-t-il dit.

Dans une déclaration télévisée le 9 décembre, Yahya Jammeh, qui gouverne la Gambie d’une main de fer depuis 22 ans, a rejeté les résultats de l’élection accordant la victoire à l’opposant Adama Barrow, une semaine après avoir pourtant reconnu sa défaite.

Son parti a saisi le même jour la Cour suprême pour demander l’annulation des résultats du vote.

M. Sallah s’exprimait après avoir lu un discours à la Nation de la part de M. Barrow, qui suggère que ce dernier a bien l’intention de prendre le pouvoir à l’expiration du mandat de M. Jammeh.

« La Constitution ordonne que je prenne mes fonctions (en tant que président, ndlr) le jour de la fin du mandat du président sortant (Yahya) Jammeh. Il a pris ses fonctions le 19 janvier 2012. Son quinquennat expire donc en janvier 2017 », a déclaré M. Barrow, cité par M. Sallah.

« Le jour où son mandat expire, mon mandat, en tant que président légitime de Gambie, débute », a ajouté M. Barrow.

Le président élu Adama Barrow avait affirmé le 8 décembre avoir reçu le soutien du chef d’état-major de l’armée, le général Ousman Badjie. Mais le 13 décembre, lors de la visite d’une délégation de présidents ouest-africains, le général est arrivé aux discussions en portant sur son uniforme un badge de M. Jammeh, affirmant qu’il soutenait « le commandant en chef, le président Yahya Jammeh ».

Ce revirement a exacerbé les inquiétudes de la communauté internationale.

Samedi, les participants au sommet annuel de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont fait savoir qu’ils se rendraient à l’investiture de M. Barrow et prendraient « toutes les mesures pour faire respecter les résultats » de l’élection.

« Les chef d’Etats vont assister à l’investiture du président-élu Adama Barrow qui doit prêter serment le 19 janvier 2017 comme le prévoit la constitution gambienne », a indiqué un communiqué de la Cédéao.

Mercredi, le représentant de l’ONU en Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas, avait affirmé à l’AFP que M. Jammeh devait « être prêt à céder le pouvoir » en janvier, indépendamment de son recours juridique contre l’élection de M. Barrow.

D’ici là, « c’est M. Jammeh qui est le président constitutionnellement élu. Nous espérons que pendant cette période toutes ses actions seront conformes à la Constitution », a souligné le responsable de l’ONU.

Voa avec Afp


DakarFlash3



Nouveau commentaire :