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Yoro Dia, journaliste politologue : « Le président de la République n’est pas le gardien de la Constitution»


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 2 Mars 2016 || 26 Partages

Yoro Dia, journaliste politologue : « Le président de la République n’est pas le gardien de la Constitution»
Le titre de «gardien de la Constitution» attribué à nos chefs d’Etat n’est qu’une trouvaille de El Hadji Mansour Mbaye. C’est la précision faite par Yoro Dia qui affirme que le président de la République n’en est pas un.
 
«Le président de la République du Sénégal n’est pas le gardien de la Constitution.» C’est une mise au point de Yoro Dia qui animait une conférence le week-end dernier à Sédhiou sur invitation du maire de la ville. Contrairement à ce que pensent beaucoup de Sénégalais, le journaliste politologue fait remarquer que cette assertion n’est qu’une «pure invention» du célèbre griot et non moins fidèle compagnon de l’ex-Président Abdou Diouf, en l’occurrence El Hadji Mansour Mbaye. M. Dia soutient que si tel est vraiment le cas, le Président ne serait pas obligé de passer par le Conseil consti­tuti­on­n­el. «Nous sommes dans un Etat de droit qui, à commencer par son chef, est soumis à la loi», a-t-il rappelé. «Nous ne devons pas nous permettre qu’on nous compare à la Guinée Bissau ou à la Côte d’ivoire», souligne-t-il. 
 
 
Yoro Dia estime qu’il serait plutôt inquiet si la décision du Conseil constitutionnel n’engage pas le Président. «Ce serait ouvrir la voie à l’anarchie», martèle-t-il. Le journaliste considère que le débat sur le troisième mandat est «inutile», puisque «la préoccupation fondamentale de Macky Sall au moment où je vous parle, c’est le 20 mars et non 2024». Il ajoute : «Ce que pensent fondamentalement les Sénégalais, nous ne le saurons que le 20 mars. Et cette décision du Peuple, à l’image de celle du Conseil constitutionnel, n’est pas susceptible d’appel.» Face aux élus de la mouvance présidentielle et des représentants de la société civile, le conférencier a rappelé la nécessité de revoir à la loupe tous les 15 points du projet de réforme enclenché par le régime actuel. «C’est dommage qu’on se focalise depuis 1983 sur la réduction du mandat», se désole-t-il.

Lequotidien

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