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Après le Ps et l’Afp, la Ld se fissure


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 12 Février 2018 || 48 partages || 0 commentaires

 

Après l’éclatement du parti socialiste (Ps) et de l’alliance des forces du progrès (Afp), c’est au tour de la Ld de se fissurer. Le Bp de la Ld, réuni samedi dernier en session extraordinaire, a suspendu  19 camarades parmi lesquels, Mamadou Ndoye et Cheikh Guèye. Mais le constat est que les  mêmes griefs à l’origine des ces suspensions ou exclusions reviennent : défiance, rébellion ou refus de se conformer, entre autres reproches.

Sous  règne du Président Macky, les partis-alliés membres de la majorité présidentielle ont connu beaucoup de remous. Et le constat reste amer. Après le parti socialiste (Ps)  en proie à une rébellion sanctionnée par l’exclusion de Khalifa et Cie, c’est au tour de l’alliance pour les forces du progrès (Afp) de lui emboiter le pas .En effet Malick Gakou a démissionné de ce parti en emportant beaucoup de militants dans sa nouvelle formation, le grand parti (Gp).Et comme si cela ne suffisait pas, aujourd’hui c’est au tour de la ligue démocratique d’essuyer des fissures à l’interne. Conséquences de la suspension de 19 de ses camarades. Aux motifs de cette décision, la « création d’un mouvement anti-statuaire et illégal » dénommé LD debout dans le parti et le « refus manifeste » des animateurs dudit mouvement de se conformer aux délibérations du Bureau politique (Bp), notamment en sa session du 21 octobre 2017 désapprouvant et demandant la cessation de toutes les activités de ce nouveau cadre. Ainsi, au-delà de ces suspensions-exclusions, les termes de défiance, remise en cause et non respect des décisions de Bp sous-tendent ces décisions musclées. Du coup, l’on se demande si tous ces partis de la majorité n’ont pas les mêmes causes produisant les mêmes effets en ce qui concerne leurs éclatements. Du Ps à l’Afp en passant par la Ld, des « partisans du debout » se heurtent aux « partisans du assis », c’est à dire ceux qui n’aimeraient pas qu’on s’en prenne à Macky Sall et son régime en étant à l’interne. Tant il est vrai que beaucoup de prétexte à l’origine de ces suspensions-exclusions sont évoqués mais le moins qu’on puisse dire, est que la défiance même à l’interne du système Macky ne saurait prospérer pour des alliés qui entendent rester fidèles au maître du jeu jusqu’à terme. Dans ce cas, pas de compromis possible. Et aujourd’hui, le cas spécifique de Khalifa Sall est un exemple patent qui démontre que certains actes  entre alliés sont qualifiés de crime de lèse-majesté.


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