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Bocar Samba Dieye obtient le soutien de l'ACSIF dans son combat contre la CBAO


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 31 Décembre 2019 || 361 partages || 0 commentaires

Le différend qui oppose le grand opérateur économique Bocar Samba Dièye à la CBAO remonte à 2008. Voilà maintenant 11 ans que cette situation qui repose sur « une traite » dit-on, et qui oppose l’opérateur économique Bocar Samba Dièye à l’établissement bancaire marocain CBAO-AttijariWafa bank, traîne. Le grand importateur de riz et l’Association des clients et sociétaires des institutions financières (Acsif) sont revenus samedi, lors d’une rencontre avec la presse, sur cette histoire scandaleuse qui, selon notre éminent compatriote, « est loin d’avoir été tirée au clair ».

Pour Bocar Samba Dièye, « ces gens ont profité de moi, abusé de moi. Documents à l’appui, l’homme d’affaires et grand importateur de riz ainsi que l’Acsif  ont expliqué les origines de cette spoliation à grande échelle effectuée par la banque CBAO… Bocar Samba Dièye traîne son «mal» plus de 11 ans que dure le contentieux portant sur plus de 7 milliards de francs qui l’oppose à la CBAO Groupe AttijariWafa bank.

Après un marathon judiciaire qui dure depuis une douzaine d’années, le grand importateur de riz a épuisé pratiquement tous les recours qui s’offraient à lui. Mais il n’entend pas jeter l’éponge pour autant. C’est dans ces circonstances que l’Association des clients et sociétaires des institutions financières (Acsif) a volé à son secours pour réclamer la restitution de tous ses biens, notamment immobiliers, saisis par la justice au profit de la banque marocaine.

Le président Famara Ibrahima Cissé et ses amis ont aussi décidé de saisir l’Assemblée nationale sur la question. En effet, l’Acsif, qui porte dorénavant le combat du célèbre importateur du riz, va lancer une pétition pour récolter un million de signatures afin d’obliger le Parlement à se prononcer sur cette affaire. Le président de l’Acsif, Famara Ibrahima Cissé, va interpeller par correspondance le président de la République, Macky Sall, le Conseil économique, social et environnemental (Cese), la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), mais aussi le royaume du Maroc et l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac).
«Nous sommes en 2008. Il s’agit d’une cargaison de riz qui a accosté au port de Dakar, contenant en réalité plus de 17 mille tonnes. Cette cargaison a accosté le 2 juin. C’était une livraison avec paiement à vue. Autrement dit, pour que le déchargement soit effectif, il faudrait que l’argent soit disponible. Le 16 juin, toute la cargaison a été déchargée et Bocar Samba Dièye a honoré tous ses engagements. C’est pourquoi il est absurde que 15 jours après, une traite soit produite en son nom pour faire croire que la cargaison a été payée sur la base de cette traite », explique le président de l’Acsif, Famara Ibra- hima Cissé.

En fait, le vieux commerçant accuse la banque d’avoir usé de faux et imité sa signature apposée sur ladite traite. Car l’opérateur économique persiste et signe qu’il ne doit absolument rien à la banque. Pour Famara Ibrahima Cissé, la banque n’est pas en mesure de produire une traite valide, authentique qui prouve que M. Dièye a signé et donné son aval. Il s’agit, selon lui, d’une «fraude à grande échelle. « Cette affaire relève de la pure délinquance financière…», martèle M. Cissé.
Ainsi, il a demandé aux autorités judiciaires de prendre des mesures fermes afin que ce dossier soit complètement vidé. Il a avancé que ces affirmations sont les conclusions du rapport d’expertise sollicité par le Tribunal.

Par ailleurs, le président de l’Association des clients et sociétaires des institutions financières a annoncé que l’année 2020 sera portée par l’Acsif  sous le signe de la « violence financière ». Selon lui, les clients sont confrontés à des difficultés telles que le mauvais fonctionnement des Gab (Guichets automatiques de banques), les relevés de compte qui sont facturés et qui ne devraient pas l’être, etc. Bref, des ponctions indues effectuées sur les clients considérés comme des vaches à lait par les banques…

Le Témoin

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