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Boun et le mandat (Par Moussa TAYE)


Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 27 Février 2020 || 189 partages || 0 commentaires

Boun et le mandat (Par Moussa TAYE)
Boun Abdallah Dione, dans une explication étriquée, tente maladroitement de justifier une éventuelle troisième candidature de son mentor Macky Sall. L’ex PM, prototype de l’inutilité et d’inefficiente de la station primatoriale sous Sall, évoque doctrine, jurisprudence et pratiques internationales pour valider sa théorie trop alambiquée. A peine eut -il terminé sa logorrhée que l’impertinent Mbaye Ndiaye prend le relais. Cependant, ce dernier ne mérite pas vraiment notre attention. Au vu de sa piètre prestation, il mérite plutôt notre «ndeyssane», (compassion). Le jeu est compris. Les Sénégalais sont conscients de l’envie manifeste de Macky Sall de s’éterniser au pouvoir. Les faits, gestes et attitudes de son camp le prouvent éloquemment. La posture de Monsieur le Secrétaire général de la présidence ne l’honore point. Il est devenu, après ses pas de danse endiablés au rythme du mbarass, le clown de la république, manquant d’élégance, de retenue et même de vergogne comme le soulignait, à son propos, le propos éloquent d’un célèbre guide religieux. Il faut que le SGPR sache qu’il y a affaires plus urgentes à régler, matière plus sérieuse à réfléchir. Car, pendant ce temps, les paysans sont dans le désarroi, les étudiants dans le dénuement, les enseignants dans la rue, nos compatriotes de la diaspora dans la solitude et l’angoisse, Guy encore en prison…Et pendant tout ce temps, les sauvageons de l’APR, avocaillons et bras armés de veules adultes sous curatelle politique, entre-tuent dans une guéguerre de succession et de repositionnement. La situation est trop sérieuse pour manipuler l’opinion publique. Le bail de Macky avec le peuple, après l’usurpation éhontée de 2019 prend fin en 2024. Terminus, on rebat les cartes. Ceux d’entre les responsables apéristes qui ont des ambitions légitimes, du reste, doivent s’armer de courage et descendre dans l’arène politique car la fortune est bien dans le courage. Ceux comme Boun, mendiants des faveurs, bénéficiaires de la bourse, de la prime de l’amitié devrais-je dire, doivent cesser les nauséeuses combines. Et que tous retiennent surtout cette leçon élémentaire : nul régime n’est éternel encore moins ceux fondés sur l’iniquité et la négation des droits.

Moussa TAYE

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