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Bourses fictives : Où sont les coupables ?


Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 24 Mai 2018 || 220 partages || 0 commentaires

L’affaire des bourses fictives est un scandale qui mérite d’être élucidé. Tout le temps on révèle les montants mais jamais de têtes qui tombent. Mais il semble que les autorités en charge de cette affaire ne sont pas prêtes d’arrêter cette hémorragie financière qui dure et perdure. Ces bourses ne servaient-elles pas d’ailleurs à rémunérer des personnels politiques ? En tout cas nul ne peut dire avec exactitude le préjudice financier subi par l’Etat. Et ces bourses payées à des non ayants droits sont un vrai carnage financier. Selon les premières conclusions de l’enquête de l’Ige, 5,681 milliards de francs Cfa ont été indument versés à plus de 10 mille étudiants fictifs sur les 39 milliards 314.909 qui étaient destinés aux étudiants boursiers.

Il ne serait guère surprenant que le montant distrait soit plus élevé que ce que les enquêteurs ont décelé. Pour rappel, il y a exactement un an, en mai 2017, le ministre Mary Teuw Niane révélait que « près de 30.000 bourses fictives » avaient été constatées au terme d’un contrôle mené conjointement par l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar et la Direction des bourses. Poursuivant, le ministre de l’Enseignement Supérieur avait ajouté : « la plupart des bénéficiaires recevaient des bourses de troisième cycle d’un montant de 60.000 francs CFA, alors qu’ils ne s’étaient inscrits nulle part. Cinq mille des 30.000 bourses fictives découvertes étaient litigieuses. Nous avons laissé tomber, mais les 25.000 bourses restantes ont été supprimées », avait expliqué M. Niane. A cause de ces « bourses fictives », l’Etat du Sénégal perdait chaque année plus de 11 milliards de CFA versés à « des gens n’étant pas des étudiants », avait-t-il déploré.
 

Seulement c’est à se demander si les faussaires tapis dans l’ombre ne jouissent pas d’une certaine impunité car les enquêtes et conclusions de l’Inspection générale des finances (igf) ne sont jamais suivies de sanctions. Lorsque des malversations sont constatées, de façon avérée, leurs auteurs ne sont jamais inquiétés. Aujourd’hui, l’amer constat est que tous les corps de contrôle ont perdu leur autonomie car tenus en laisse par l’Exécutif. Ces structures gracieusement payées par le contribuable, à l’image de l’Ofnac, ont été créées pour traquer les délinquants financiers et lutter contre la corruption. Hélas, force est de constater que tous leurs rapports sont malheureusement classés sans suite et les délinquants financiers courent toujours.


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