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Coronavirus : Pourquoi la réouverture de l’école ? (Par El Hadji THIAM)


Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 22 Mai 2020 || 192 partages || 0 commentaires

La pandémie Covid-19 ne cesse de faire peur à mesure qu’elle se propage à l’échelle du monde. Ses impacts négatifs sur la marche de l’économie ne font désormais aucun doute. Néanmoins, au cours de ces derniers temps, les réflexions ont davantage tourné sur la manière dont les acteurs du monde éducatif doivent envisager la réouverture des écoles fermées, notamment dans les pays durement touchés, y compris en Afrique.

Cette position a ainsi mobilisé – en tous cas dans certains districts – les systèmes scolaires, des organes consultatifs, les administrateurs, les syndicats ainsi que les enseignants ou éducateurs – afin de trouver une solution à la propagation du virus, ou plus précisément faire de sorte que les recommandations soient appliquées à propos de la reprise partielle des cours présentiels.

 

Aux Etats-Unis, ce sont les recommandations du CDC qui sont, par exemple, en train d’être suivies grâce à la révision des données sur le coronavirus. Un ensemble d’informations utiles qui concernent à la fois les districts scolaires, les églises et les autres organisations de type communautaire sur place. Cela dit, la problématique de la fermeture des écoles a constitué un énorme défi pour les pays victimes de la montée en flèche du pic de nouvelles infections liées au coronavirus

Vu la portée dangereuse de la menace, les Etats étaient si tôt obligés de prendre des dispositions sécuritaires drastiques de manière à contenir les inquiétudes de leurs populations déjà touchées. En conséquence, du point de vue administratif, il s’est avéré utile d’augmenter la vigilance et la prudence en instituant des plans d’urgence ou des couvre-feu nocturnes pour dissuader les contacts physiques.

Aujourd’hui, dans beaucoup de pays – en particulier au Sénégal, le virus n’a pas encore atteint son pic et, malgré tout, les raisons à la crise sont toujours là. En effet, les mesures de distanciation sociale ou physique ainsi que les restrictions imposées aux citoyens ne sont pas à même de limiter en bon nombre les risques de propagation de la pandémie. Alors que les autorités projettent de rouvrir les écoles au cours du mois de Mai – sauf que d’autres écoles sont ré-ouvertes au mois d’Avril, la pandémie COVID-19 étend ses tentacules dans le monde. Ce qui pose justement d’énormes équations pour le moment.

Or, il est vrai que la réouverture des écoles présente des avantages à tous les élèves, notamment par le biais de la santé mentale qui découle de leurs ineractions avec les éducateurs. Que l’école offre une grande possibilité d’épanouissement aux parents et aux élèves coconnés à la famille. Pour les spécialités de la sécurité, les risques sont de plus en plus menaçants et pourraient produire des résultats compliqués. Un scénario inquiétant.

Comment les pays espèrent s’en sortir

Comme on a pu le remarquer dans le reste du monde, (le Danemark, la Belgique, le Norvège, la Corée du Sud, la France, Israël), la réouverture de ces mêmes écoles se fait par étapes provisoires, car ils sont nombreux à craindre, comme les chercheurs, une nouvelle contagion au COVID-19. Suivant cette même logique, les Etats ont décidé de stimuler à nouveau les enseignements dans les districts scolaires mais en imposant des mesures de précaution strictes aux administrateurs des écoles et aux élèves. Pour ces cas pré-cités, la reprise concerne généralement les enfants dans les garderies, les écoles de Jardins d’enfants spécialisés et l’école primaire.

En Corée du sud, les élèves du secondaire sont appelés à suivre les cours dans les lycées – mais en suivant toujours les recommandations imposées. Il s’agit notamment de porter des masques, de contrôler la température, de se laver les mains, de se désinfecter continuellement et de respecter les règles de distanciation sociale appliquées même pour de très petits enfants.

Donc parmi les équations ciblées par les chercheurs en éducation il y a d’abord la gestion interne dans les districts scolaires et le besoin de préparer les élèves à de nouvelles situations inédites et parfois stressantes. Ensuite, il sera peut-être question de réfléchir sur les modalités de travail dans les écoles ou dans les salles de classe vu que les effectifs et les calendriers vont devoir forcément changer. Par voie de conséquence, les élèves devront tout naturellement pouvoir s’adapter et s’habituer à ces nouvelles restrictions au sein de leur espace de travail scolaire.

Par ailleurs, il ne suffit plus de garder une distance sociale avec ces camarades dans la classe. Autrement dit : “les écoles doivent également décider comment gérer les situations de tous les jours, comme les gens qui jouent au Basketball dans le gymnase qui mangent à la cafétéria ou qui s’assoient ensemble dans l’auditorium pour une assemblée scolaire”. Il est également dit que les élèves doivent réduire au minimum le partage des calculatrices, de la technologie et prendre l’habitude fréquente d’essuyer tous les appareils. L’ouverture des bâtiments nécessitera également un nettoyage en profondeur.

A cet effet, les administrateurs suivront à la lettre ces différentes restrictions en appliquant une pédagogie concertée avec les élèves pour éviter le pire, notamment au Sénégal. Cette fois, il n’y aura plus d’assemblées, ni de jeux sportifs, encore moins de conférences parents- enseignants, et la taille des classes de plus en plus réduite, etc.

El Hadji Thiam est chroniqueur d’opinion

 

 


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