Menu
DakarFlash
DakarFlash.com

Côte d'Ivoire - Amnistie de Simone Gbagbo : le coup de grâce de Ouattara à ses adversaires


Rédigé par DakarFlash.com, le Mardi 7 Août 2018 || 66 partages || 0 commentaires

 

Après environ sept années d’incarcération, Simone Gbagbo humera bientôt l’air de la liberté. Elle vient d‘être graciée par le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, à la veille des commémorations du 58e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Si le dirigeant ivoirien a annoncé un acte en faveur de la réconciliation nationale, il n’en demeure pas moins qu’il augure d’un majestueux coup de poker en plein séisme politique sur les bords de la lagune ébrié.

En mars 2017, déjà, Simone Gbagbo avait frôlé la libération lorsque la cour d’assises d’Abidjan l’a acquittée des chefs d’accusation de « crime contre l’humanité » et de « crime de guerre » pour lesquels elle risquait 20 ans de prison. Mais celle qu’on surnommait la dame de fer ivoirienne a dû rester en détention, la justice de son pays l’ayant condamnée à 20 ans de prison dans une autre affaire « d’atteinte à la sûreté de l’Etat » pour laquelle elle risquait également 20 années de réclusion.

Pour nombre d’observateurs de la vie politique ivoirienne, il y avait bien de fortes chances que la native de Moossou – dans la commune balnéaire de Grand-Bassam – reste en détention, tant son influence est intacte au sein du Front populaire ivoirien dont son mari, l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo est fondateur.

Mais c’est surtout qu’elle a été l’un des personnages du clan Gbagbo les plus haïs au sein de la Majorité présidentielle, notamment durant la crise postélectorale de 2010-2011 où elle surnommait l’actuel chef de l’Etat Alassane Ouattara « le chef bandit ». Elle était alors considérée comme la maîtresse à jouer de la stratégie de l’ancien pouvoir.


DakarFlash3



Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Mardi 16 Octobre 2018 - 11:03 Les époux Balkany jugés du 13 mai au 20 juin