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El Hadji Malick Aya Bounne Diop, Sg Sytjust: « si on ne travaille pas, la justice ne marche pas »


Rédigé par DakarFlash.com, le Vendredi 30 Mars 2018 || 64 partages || 0 commentaires

El Hadji Malick Aya Bounne Diop, Sg Sytjust: « si on ne travaille pas, la justice ne marche pas »
 

Depuis quatre (4) ans sur le front pour défendre ses intérêts, le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) a remis une couche sur la crise qui secoue le pays avec plusieurs grèves dans différents secteurs. A en croire El Hadji Malick Aya Bounne Diop, le Secrétaire général, leur grève paralyse le pays, en somme, si les greffiers ne travaillent pas, « la justice ne marche pas ». 

Invité de la Rfm ce matin du vendredi 30 mars, le greffier revient sur leur combat qui date de quatre (4), alors que le controversé Sidiki Kaba était le ministre de la Justice: « on avait avancé dans nos discussions sur plusieurs points dont les fonds communs, les indemnités de logement, de la participation à la judicature. Je ne peux même pas vous avouer ce qu’on nous alloue pour nos indemnités de logent alors que dans d’autres secteurs, l’Etat a tout réglé. Quand on parle de la justice, beaucoup pensent aux juges, aux magistrats, aux procureurs, alors que si nous travaillons pas, la justice ne marche pas.

C’est comme avoir une voiture sans clefs. Nous avons cette capacité de nuisance, contrairement à ce qu’on veut faire penser à l’Etat », clame-t-il sur les ondes de la Rfm. A l’en croire, il ne comprend pas que le nouveau ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall ne veuille se mettre dans la continuité, arguant que le « contexte n’est pas propice à la grève. Que l’on doit attendre. Il ne doit pas remettre en cause les acquis avec Sidiki Kaba », rappelle-t-il.

Affaire Boy Djinné

Selon El Hadji Aya Bounne Diop, le délibéré de Khalifa Sall de ce vendredi 30 mars relève de la mascarade, du rafistolage judiciaire car, tient-il à souligner, « le procès de Boy Djinné n’a pas eu lieu et beaucoup d’autres car les greffiers n’étaient pas sur place. Donc, pour revenir au cas de Khalifa Sall, il faut interpréter les choses en deux phases, une justice indépendante et dépendante. Si l’audience a lieu, c’est que certains ont accepté d’être indépendants et si elle n’a pas lieu, d’autres auront décidé d’être indépendants« , dit-il pour expliquer la justice du Sénégal en ce moment.


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