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En 2018, les coiffeurs de France pourront (enfin) être formés aux cheveux frisés et crépus


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 1 Février 2017 || 453 partages || 0 commentaires

À la rentrée 2018, les apprentis coiffeurs auront peut-être enfin l'occasion de s'exercer sur tous les types de cheveux, et notamment les cheveux frisés et crépus, grands oubliés du diplôme. Derrière cette initiative, il y a une femme : Aude Livoreil-Djampou. Entretien.

Après 17 ans passés chez L’Oréal (qu’elle a quitté en 2015), cette doctoresse en ingénierie chimique a décidé de prendre les devants pour faire avancer la diversité de la beauté dans le secteur coiffure. Depuis un an et demi, elle est à la tête du studio de coiffure Ana’e qui revendique la coiffure pour tous les cheveux. Pour Clique, Aude Livoreil-Djampou revient sur son parcours, du Brésil au Japon en passant par le Cameroun, et explique son engagement.

Clique : Vous êtes doctoresse en ingénierie chimique de formation, mais très vite, vous vous êtes intéressée à la beauté. Pourquoi ?
Aude Livoreil-Djampou : Je trouvais que c’était un beau moyen de faire de la chimie. Je me sens bien dans le monde scientifique, mais j’aimais aussi le monde de la cosmétique. La beauté a vite pris le pas sur la chimie elle-même. Rapidement chez L’Oréal, j’ai travaillé avec des coiffeurs sur des produits capillaires. Et j’ai eu un vrai coup de foudre pour le métier de coiffeur, jusqu’à ouvrir mon propre salon.

L’équipe d’Aude Livoreil-Djampou (deuxième en partant de la gauche) dans son studio de coiffure ouvert à Paris en 2015. 

En tant que femme blanche, est-ce que vous êtes posée la question de la légitimité de votre initiative ?
Evidemment. Mais dans mon histoire personnelle, j’ai toujours été dans d’autres cultures. Quand j’étais au Japon, j’ai compris ce que c’était que d’être immigrée dans un pays. Ça m’a beaucoup marquée. J’étais perdue, je n’avais ni les codes ni le langage. J’étais à l’Université, dans un cadre confortable, mais ça m’a fait me rendre compte de la difficulté de tout construire dans un autre pays. L’énergie d’adaptation est absolument énorme. Dans tout mon parcours, c’est la culture de l’autre qui m’a beaucoup intéressé. Et c’est dans cette optique que j’ai découvert le Brésil en 2006, je disais aux coiffeurs ‘ »faites comme vous avez l’habitude de faire ».

Quel était l’accueil des coiffeurs lorsqu’ils vous voyaient arriver lorsque vous travailliez pour L’Oréal ?
Je peux comprendre que lorsqu’on me voit arriver, on peut être méfiant. Sauf que par l’expérience et le projet que je porte, j’arrive à me faire entendre et comprendre. Et les gens se disent assez vite « elle sait de quoi elle parle ».

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