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Femme tuée a Kanel : Face-à-face tendu entre gendarmes et populations de Hama


C'est une très gênante affaire d'homicide involontaire que la gendarmerie territoriale essaie, depuis les 48 dernières heures, de gérer dans le Fouta. En effet, depuis vendredi le soir, les populations de Matam sont révoltées contre les gendarmes de la compagnie de Matam. Et l'ont fait savoir aux autorités locales, en manifestant bruyamment sur les routes départementales, et en barrant systématiquement les principales artères qui mènent à Hamady Ounaré, Ndindory et autres. A l'origine de cette colère soudaine, se trouve le meurtre accidentel d'une dame, Dianga Kassé, mariée en Mauritanie, venue dans la ville présenter ses condoléances à une famille éplorée de Hamady Ounaré.

Rédigé par DakarFlash.com, le Dimanche 22 Décembre 2019 || 345 partages || 0 commentaires

 

À en croire des informations obtenues par Kewoulo, "c'est au cours d'une de ces fréquentes rafles organisées par les gendarmes de la brigade deN Ndendoryque l'accident mortel est survenu." Selon des sources villageoises, "depuis plusieurs jours déjà, la brigade de gendarmerie de la zone organise des patrouilles qui commencent entre 18 et 20 heures et ne se terminent que vers 22 heures. Toute personne arrêtée au cours de cette campagne doit impérativement payer 1000 F CFA, 6000 F CFA pour les charretiers, 6000 F CFA pour les motocyclistes, Jakarataman".

C'est pour tenter d'échapper à ce contrôle qui pouvait lui coûter 6000 F CFA (10 ?€) qu'un Jakartaman s'est soustrait au contrôle pour se cacher dans la ville de Hamady Ounaré. Décidés à lui mettre la main dessus, les gendarmes ont poursuivi le motocycliste jusqu'au cœur de la ville où, devant l'école 1 du village, le véhicule des pandores a percuté la dame Dianga Kassé. La violence du choc a été tellement rude que la victime a été transportée sur plusieurs mètres et écrasée contre un poteau électrique, en béton armé. Et cet édifice qui a servi à écraser la victime s'est broyé sous la violence du choc. "Le crane de la dame a explosé et ses intestins se sont éparpilles partout sur le sable. Elle est morte en morceaux. Les images sont très violentes. Un de ses bras a été arraché. Et le cerveau a été écrabouillé." A déclaré une des sources de Kewoulo.

Aussi, à en croire des sources villageoises de Kewoulo, les gendarmes qui ont causé le choc et constaté la gravité de leur acte, ont aussitôt quitté le lieu de l'accident avant même l'arrivée des secours, craignant certainement d'être la cible de la furie des populations, pour se barricader dans leur brigade devenue depuis vendredi un véritable camp retranché. Et avant même que le corps ne soit récupéré par les pompiers, des informations faisant état d'un accident mortel impliquant des gendarmes, ont été diffusées. "

Mais, on nous a parlés "d'accident survenu sur la Route Nationale N°1". Alors que l'accident s'est déroulé en pleine centre-ville, sur la principale artère de Hamady Ounaré, devant le magasin de Diagana et à côté de l'école 1." Ont témoigné des sources villageoises de Kewoulo.

Aussi, alors qu'une enquête judiciaire impartiale aurait dû être ouverte pour situer les responsabilités des parties impliquées dans cet accident, les gendarmes ont dépêché un tracteur sur la "scène de crime" pour enlever l'épave du véhicule de gendarmerie. "L'épave a été acheminée au niveau de la brigade. Et on essaie de nous calmer, alors que tout montre que l'Etat veut cacher la vérité au monde. Et mentir aux populations."

Informés de cette situation, les autorités administratives de la région de Matam ont fait le déplacement. Mais, entourées par des hordes en furie et huées par une population en quête de justice, le discours du préfet de Matam n'a jamais été audible. Pour leur part, les populations pointent du doigt le commandant Diouf de la brigade de gendarmerie de Ndendory. Il serait, à en croire ces populations, le conducteur de voiture accidentée; donc l'auteur de cet homicide involontaire.

Après avoir manifesté hier samedi, les populations ont décidé de faire une marche de protestation aujourd'hui, demain, après-demain et aussi longtemps que les gendarmes impliqués dans cet accident mortel ne seront pas arrêtés condamnés. Pendant ce temps, protégés par leurs boucliers, les gendarmes anti émeutes envoyés de Matam et de Saint-Louis, emmitouflés dans leurs boucliers, observent calmement les populations manifester leur colère. Et nul ne peut prévoir ce qui peut se passer dans ce coin du Sénégal.


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