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GUEDIAWAYE: Modou Dieng et son ami agressent, tuent une dame et risquent la réclusion à perpétuité


Commerçante de son état, Fatma Fall avait été victime d’agression au cours de laquelle elle avait reçu un coup de couteau fatidique. Un de ses présumés meurtrier, en l’occurrence Modou Dieng, a comparu, hier, à la barre de la chambre criminelle. Il a nié les faits mais le maître des poursuites a requis la perpétuité contre lui. Le jugement sera rendu le 7 novembre prochain.

Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 19 Octobre 2017 || 44 partages || 0 commentaires

 

L’accusé Modou Dieng a comparu, hier, à la barre de la chambre criminelle de Dakar pour répondre des délits d’association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec usage d’arme et de violences ayant entraîné la mort. La lecture de l’ordonnance de renvoi devant la chambre criminelle a permis de savoir que le 20 avril 2012, le sieur Mor Talla Fall a informé les agents de la police de Guédiawaye que durant la nuit du 19 au 20 avril, son épouse Fatma Fall qui rentrait à son domicile, après le travail, a été agressée à hauteur du stade de Guédiawaye par arme blanche. Dépouillée de ses biens, elle avait finalement succombé à ses blessures à l’hôpital de Pikine. Mor Talla a ajouté qu’on pouvait relever parmi les biens dérobés le téléphone portable de son épouse et que les numéros d’appel étaient le 77 9….. et 76 1…. S’adressant toujours aux policiers, il renseigne que le certificat de genre de mort délivré par le docteur Diop du centre hospitalier de Pikine a confirmé le décès et fait état d’une mort suite à une hémorragie secondaire. C’est sur ces entrefaites que le commissaire en charge de l’enquête a requis les structures d’opérateurs de téléphonie mobile concernées. Un des opérateurs lui a fourni l’identification complète du nouvel utilisateur du téléphone dérobé. En effet, les premiers résultats révèlent que le nommé Modou Dieng a utilisé le téléphone le vendredi 20 avril à 11 heures 34 minutes. Ce dernier a été immédiatement arrêté à la suite d’un stratagème mis en place pour l’appréhender.

Le sac dérobé contenait un téléphone et 10.000 francs
Soumis au feu roulant des questions, il a reconnu avoir, en compagnie d’un de ses amis nommé El Hadji Dramé, agressé la victime avant de la déposséder de ses biens. Revenant sur les blessures qui ont entraîné la mort de celle-ci, il a soutenu n’avoir administré qu’un seul coup de couteau à la main de la dame. Par contre, disait-il, c’est son ami El Hadji Dramé qui lui aurait assené le coup fatidique au dos car elle ne voulait pas se laisser déposséder de ses biens. Il faut dire qu’après ce coup de couteau, ils sont remontés à bord de leur scooter pour se rendre derrière le stade, endroit où ils se sont partagés le butin. Il s’agit d’une somme de 10.000 francs et d’un téléphone portable qu’il a revendu le lendemain à autre personne après avoir jeté la puce dans la rue. Au sortir de son interrogatoire, Modou Dieng a désigné le nommé Khadim Sarr comme étant la personne qui aurait utilisé le téléphone portable de la victime le vendredi 20 avril 2012 à 11 heures. Interpellé et entendu à son tour, Sarr a contesté ces propos en soulignant n’avoir ni émis d’appel, ni inséré sa puce dans ledit téléphone. Il a reconnu simplement avoir écouté des chants religieux avec le téléphone de son ami Dieng avant de le lui restituer. Dans un autre registre, les nommés Mouhamed Diallo et Demba Mbaye ont été retrouvés en possession de la puce Orange. Entendu à ce sujet, Mouhamed Diallo a soutenu avoir reçu cette puce de Demba Mbaye qui lui avait demandé de vérifier si elle était activée. Après avoir constaté qu’elle l’était, il a eu à l’utiliser pour appeler des connaissances. Ils ont donc nié être mêlés au meurtre de la dame et Demba Mbaye a avoué que les couteaux trouvés chez lui appartenaient à son père.

La partie civile réclame 10 millions de nos francs
Par ailleurs, à la barre de la chambre criminelle de Dakar, hier, Modou Dieng a complètement changé de fusil d’épaule. A l’en croire, il a acheté le portable au prix de 15.000 francs et, après avoir inséré la puce, il a reçu un appel l’informant qu’il avait reçu du crédit et que l’expéditeur s’était trompé. Sur ce, une dame au bout du fil a fixé un rendez-vous avec le mis en cause pour la restitution du crédit. Y étant, il a été alpagué par la police. « Je leur ai dit que ce numéro m’appartenait. Je leur ai même conduit au lieu où j’ai acheté le téléphone, mais le gars était déjà parti. Je ne savais pas que le téléphone appartenait à la victime », a-t-il déclaré. Sur une question de savoir est-ce qu’il connaissait El Hadji Dramé, il a répondu par la négative. A noter que ce dernier est resté introuvable. Entendus par les juges, le mari et la maman de la victime sont revenus sur l’agression avant de réclamer que justice soit rendue. Selon la partie civile, la défunte Fatma Fall était une commerçante. Elle partait très tôt le matin, c’est-à-dire à 5 heures du matin, pour ne revenir que le soir. Ceci, afin de subvenir aux besoins de ses parents et de son mari. C’est la raison pour laquelle la partie civile a réclamé 10 millions de nos francs à titre de dommages et intérêts. Invité à faire ses réquisitions dans cette affaire, le parquetier a souligné que les faits sont constants. Ainsi a-t-il requis la réclusion à perpétuité contre les mis en cause avant de demander un mandat d’arrêt contre El Hadji Dramé. Pour la défense, les faits sont trop légers pour entrer en voie de condamnation. La robe noire a plaidé pour l’acquittement de l’accusé avant de demander à ce que la partie civile soit déboutée de sa demande. L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 7 novembre prochain.
rewmiquotidien

 
 
 

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