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Guinée équatoriale : la torture, pratique courante selon des témoins et des ONG


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 28 Mars 2018 || 54 partages || 0 commentaires

 

Des militants d’un parti d’opposition dissous en février en Guinée équatoriale affirment avoir été “torturés”, pratique confirmée par des défenseurs des droits de l’homme, mais fermement démentie par le pouvoir à Malabo.

C’est à “Guantanamo”, surnom du commissariat central de Malabo que plusieurs des 38 militants du parti d’opposition Citoyens pour l’innovation (CI) disent avoir subi des mauvais traitements, du 28 décembre au 3 janvier, selon des témoignages recueillis par l’AFP.

Les faits ont eu lieu juste après l’annonce faite par le gouvernement qui annonçait avoir déjoué le 24 décembre, une tentative de coup d‘état dont les commanditaires étaient des équato-guinéens et les exécutants des étrangers, parmi lesquels des Français, selon Malabo. Des militants de CI avaient été arrêtés après une tentative de rassemblement début novembre.

“Nous avons été torturés pendant une semaine”, affirme Ernesto Obama Ondo, 42 ans, militant de CI. “Je recevais 150 coups de fouet chaque jour” affirme-t-il, ajoutant : “Mes fesses étaient en lambeaux”.

Mireille Buila Euka, 24 ans, jeune membre de CI, a également reçu des coups de fouet après avoir été attachée par les mains et les pieds : “J’en ai reçu 100 coups la première nuit” en détention.

Ernesto Obama Ondo dit avoir été finalement emmené à l’hôpital La Paz de Malabo, comme d’autres victimes, information confirmée à l’AFP par des employés de l’hôpital.

C’est là que Susana Esono, la trentaine, affirme avoir subi une tentative d’assassinat. Elle y avait été emmenée après avoir eu un bras cassé et une côte fracturée à coups de barre de fer lors de son arrestation le 28 décembre.


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