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Imam Ndao devant le juge : « Je suis Djihadiste… »


Rédigé par DakarFlash.com, le Jeudi 3 Mai 2018 || 255 partages || 0 commentaires

Le procès d’une trentaine de présumés djihadistes sénégalais se poursuit toujours au niveau de la salle 4 du Palais de justice de Dakar. La journée a été marquée par l’interrogatoire de l’Imam Alioune Badara Ndao.

L’accusé est poursuivi pour les faits d’apologie du terrorisme, de blanchiment de capitaux et d’actes de terrorisme entre autres. À la barre de la Chambre criminelle, l’imam Ndao a nié les faits qui lui sont reprochés. À l’en croire, il n’est ni proche d’Al-Qayda encore moins d’une quelconque organisation terroriste.

À l’instruction d’audience, il s’est présenté comme un serviteur tout court de l’islam. À la question de savoir s’il était un adepte du djihad physique après la projection d’une vidéo l’incriminant, il a répondu par la négation. « Si je prônais le jihad physique, je serais le premier à aller le faire », a-t-il déclaré.

Cependant, il a précisé qu’en sa qualité de professeur d’arabe enseignant la jurisprudence musulmane, il lui arrive très souvent de faire des recherches sur le jihad. Bousculé de questions, il a déclaré à qui voulait l’entendre qu’il n’a jamais été au courant d’un projet terroriste de Daesh visant le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie. Pour attester de sa bonne foi, il a souligné qu’il a eu à décourager à maintes reprises des candidats aux djihads pour le compte de Boko-Haram ou de Daesh.

« On ne peut pas instaurer la charia au Sénégal sans la volonté du peuple », a en outre dit l’Imam Ndao. Dans la foulée, il a tenu à apporter quelques éclairages sur l’arme à feu trouvée chez lui lors de la perquisition de son domicile par les enquêteurs de la gendarmerie.

Selon Alioune Badara Ndao, cette arme est un pistolet de fabrication artisanale qu’il détenait dans sa maison en sa qualité de cultivateur-éleveur. À l’en croire, il avait déposé un dossier auprès des autorités compétentes pour l’obtention d’un permis de port d’arme. Selon lui, le dossier est resté sans suite.

Soumis au feu roulant du tribunal, l’Imam Ndao a révélé contre toute attente que les attentats d’un monastère au Tibet et de l’aéroport d’Orly en France en 2017 étaient l’œuvre d’un homosexuel.

Pour la 15e journée de ce procès qui a été suspendu jusqu’à lundi, la salle d’audience a renoué avec la foule des grands jours. Côté sécurité, le dispositif habituel a été renforcé à l’intérieur comme à l’extérieur du Palais de justice. Et ce, pour parer à toute éventualité.


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