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Kabila révoque des dizaines de magistrats, dont des "faussaires"


Rédigé par DakarFlash.com, le Lundi 16 Avril 2018 || 56 partages || 1 commentaires

Kabila révoque des dizaines de magistrats, dont des "faussaires"

Le président congolais Joseph Kabila a révoqué par ordonnances des dizaines de magistrats civils du siège et du ministère public, dont certains étaient des "faussaires" ne remplissant pas les conditions pour faire partie de la magistrature, a rapporté lundi la presse kinoise.

La République démocratique du Congo (RDC) compte quelque 4.000 magistrats. Environ 3.000 d'entre eux ont fait l'objet d'une enquête administrative, menée par une commission spéciale du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

Et plus de 200 d'entre eux ont été identifiés comme "faussaires" ou "fictifs", selon un rapport rendu le 19 mars au ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, qui avait promis des sanctions à leur encontre.

Parmi les magistrats concernés figurent des faussaires ne disposant pas des diplômes requis, alors que d'autres ont été recrutés au-delà de l'âge requis. La commission a aussi décelé quelques "déserteurs" qui étaient toujours payés comme magistrats. Dans des ordonnances signées le 14 avril et lues dimanche à la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC), le président Kabila révoqué une centaine de magistrats civils du siège et du ministère public ainsi que quelques militaires. 

Ces ordonnances portent aussi sur la démission volontaire, la démission d'office, la mise à la retraite, la relève anticipée des fonctions ainsi que la nomination de certains magistrats, précise le site d'information Actualité.cd. Parmi les magistrats "démis d'office de leurs fonctions et grades" figure l'ex-présidente du tribunal de paix de Lubumbashi (sud-est), Chantal Ramazani Wazuri. Elle s'est réfugiée en France après avoir, a-t-elle déclaré, été forcée de prononcer une condamnation à l'encontre de l'opposant Moïse Katumbi Chapwe dans une affaire de litige foncier.

"J'ai été obligée (...) de condamner monsieur Moïse Katumbi" en vue "d'obtenir son inéligibilité", avait-elle écrit dans une lettre adressée aux autorités politiques et judiciaires de Kinshasa, à l'Union européenne, à l'Union africaine et au chef de la mission de l'ONU en RDC (Monusco).


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1.Posté par mousseul le 16/04/2018 21:18
C'est encore la preuve qu'en Afrique, la Justice a du mal à être indépendante. C'est un secret de Polichinelle !

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