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Khalifa Sall parle : « Le père d’un magistrat a été soigné grâce à la Caisse »


Rédigé par DakarFlash.com, le Mercredi 7 Février 2018 || 183 partages || 0 commentaires

 
Le 9ème jour du procès du député-maire de Dakar et Cie a été riche en révélations. Le principal prévenu dans cette affaire dite de la Caisse d’avance, en l’occurrence Khalifa Sall a encore parlé. A l’instruction d’audience, il a déclaré que beaucoup de personnes ont bénéficié des fonds spéciaux de la ville de Dakar dont le père d’un magistrat. Le juge Malick Lamotte n’a pas du tout apprécié ces propos « désobligeants ». Khalifa Sall, les a tout simplement retiré, en bon gentleman et le procès a poursuivi son cours normal. (Voici l’intégralité de la déclaration du prevenu Khalifa Sall)


« Si durant mon incarcération, j’avais accepté un certain nombre de démarches ou d’offres, je ne serais pas ici aujourd’hui. Nous avons été élus à la ville de Dakar en 2009. Nous avons essayé de créer une gestion claire et efficace de la caisse d’avance de manière participative et de manière inclusive. Nous nous sommes donnés des moyens pour créer les conditions inclusives et efficace.
 
C’est la raison pour laquelle, il nous était interdit de faire des choses qui ne respectent pas les règles et les normes. Certes, on nous reproche toujours de partir et de se baser sur l’histoire mais c’est l’histoire qui nous permet de nous situer et de partir sur des bases réelles. Je confirme mes collaborateurs. Jamais, on n’a eu une réunion pour se partager des sous. Personne n’a jamais vu se tenir une réunion pour faire des malversations, Jamais ! Je ne me suis jamais réuni avec aucun d’eux pour faire de la malversation. Aucun d’eux n’a jamais reçu une somme d’argent venant de moi pour une quelconque malversation.   

Khalifa Sall, historien de la ville de Dakar

La ville de Dakar servait à gérer les indigènes, les autorités coutumières. La ville Dakar s’est conçue un certain leadership pour promouvoir les luttes africaines, les concevoir et les poursuivre.  Les maires qui se sont succédés ont agi sur ces bases là et ont essayé de tenir un certain leadership. En 2003, le président du conseil Municipal rendait compte au Président de la République.  Après la réforme de 1983, quand le maire devenait un ordonnateur, il y avait une tutelle.
 
L’argent était mis à la disposition du maire, et ce dernier devait rendre compte à l’autorité politique. A partir de 1995, il n’y avait plus de tutelle, ni de l’autorité étatique. Le maire était responsable devant son Conseil municipal. Le maire recevait l’argent par un mécanisme administratif et financier mis en place par le Percepteur. C’est pour vous dire que les fonds politiques s’identifient à la ville de Dakar. Aujourd’hui, nous sommes ici parce que les dispositions de 1996 nous sont reprochées. Je dis d’abord, il n’y a jamais eu de réunion ni d’entente. Et je dis que mes co-prévenus n’ont pas leur place ici. Si durant mon incarcération, j’avais accepté un certain nombre de démarches ou d’offres, je ne serais pas ici aujourd’hui. Je suis le seul coupable, je suis le seul qui a dit non, donc je vous demande de  libérer ces gens-là, parce que je suis le seul coupable. En 2009, Mbaye Ndiaye a dit que Mamadou Diop était avec Abdou Diouf, Pape Diop avec Abdoulaye Wade, Khalifa Sall ne s’est pas entendu avec Macky Sall.  Depuis toujours je demande la de-classification des rapports. Pour ces fonds, M. le président, nous nous sommes jamais, jamais, jamais, réunis pour des malversations.  A partir de 2009, pour la gestion de ces fonds nous avons convenu avec le Conseil Municipal une nouvelle mesure puisque ces fonds étaient destinés aux populations de Dakar.
 
Nous avons reçu les sollicitations des autorités coutumières, les sollicitations des autorités religieuses, des populations elles-mêmes. Nous avons été confrontés à des sollicitations des personnes pour des questions de vies. Nous sommes sollicités par l’Etat pour beaucoup de manifestations quand il s’agit d’une visite d’un Chef d’Etat et beaucoup d’autres exemples. De 1960 jusqu’à maintenant, il n’y a aucun document d’archive pour la justification de ces fonds parce que ces fonds se veulent discrètes.
 
C’est pourquoi, nous avons été très surpris de la tournure des faits. Ces fonds politiques ne servent pas au maire, ni aux agents de la ville, ils sont destinés aux populations. Le débat qui s’est posé, s’est pourquoi on n’a pas voulu donner des noms? Nous ne donnerons pas de noms parce que nous n’allons pas dévoiler les noms des malades que nous prenons en charge. Beaucoup de malades ont été pris en charge par la mairie de Dakar, chez les hommes c’est la prostate, c’est les femmes, c’est le cancer du sein et du col de l’utérus. Le père d’un magistrat a méme été soigné grâce à la Caisse d’avance.Quand on nous parle de détournement  deniers publics, ce n’est pas possible parce que cet argent nous savons à qui on les a donné. »

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